Pendant notre séjour en Californie, il était évidemment impossible de passer à côté de visiter Santa Monica et de sa célèbre plage !
Santa Monica fait partie de ces endroits que l’on connaît presque sans y être jamais allé. Entre les films, les séries américaines, la jetée et ses attractions, j’avais l’impression d’avoir déjà vu ce décor des dizaines de fois.
Et pourtant, dès que je suis descendue de voiture, j’ai adoré ! L’ambiance, la promenade, le Pacifique à perte de vue… Tout m’a immédiatement séduite.
J’avais cette drôle d’impression de faire désormais partie du cercle fermé de ceux qui avaient réellement foulé le sol de cette plage mythique. Un sentiment peut-être un peu ridicule, mais tellement agréable ! Santa Monica a été un très joli moment de notre voyage en Californie. Même si, avant de profiter de cette belle ambiance, nous avons eu droit à une petite mauvaise surprise…
L’entrée du parc d’ attraction de Santa Monica : Pacific Rim
Notre arrivée à Santa Monica : le piège du parking
Nous sommes arrivés à Santa Monica en voiture, comme pour la plupart de nos visites à Los Angeles.
En approchant de la plage, nous avons suivi la circulation et les indications qui nous dirigeaient vers un immense parking.
Jusque-là, rien d’anormal.
Sauf qu’une fois engagés, nous avons découvert les tarifs. Et là, beaucoup moins drôle ! Lors de notre passage, le stationnement était facturé par demi-journée : que nous restions une heure ou deux, nous devions payer le même montant. Et le plus agaçant, c’est que nous ne pouvions même plus faire demi-tour facilement une fois engagés dans l’accès au parking.
J’ai vraiment eu l’impression d’être prise au piège. Je comprends parfaitement que le stationnement soit payant dans un lieu aussi touristique, mais je n’aime pas du tout cette sensation de devoir accepter un tarif sans avoir réellement la possibilité de changer d’avis.
💡 Mon conseil : si vous venez visiter Santa Monica en voiture, comparez les parkings et leurs tarifs avant d’arriver à proximité de la plage. Ne vous engagez pas automatiquement dans le premier accès qui se présente !
Heureusement, une fois cette contrariété passée, Santa Monica nous a très vite réconciliés avec la journée.
Santa Monica Pier : un petit retour en enfance
Après notre mésaventure avec le parking, nous avons enfin rejoint la célèbre jetée de Santa Monica.
Et là, changement d’ambiance ! Entre les attractions, les jeux, les petites boutiques et l’océan Pacifique en toile de fond, j’ai immédiatement adoré l’endroit. Nous avons pris le temps de nous promener sur la jetée et de profiter de Pacific Park, ce petit parc d’attractions installé directement au-dessus de l’océan. L’entrée est gratuite, mais les attractions sont payantes individuellement.
La grande roue et les plaisirs de la fête foraine
Impossible pour nous de résister à la grande roue ! Quel plaisir de prendre de la hauteur et de découvrir la plage, la jetée et l’immensité du Pacifique depuis les nacelles. Nous nous sommes également laissés tenter par les jeux d’adresse où l’on espère repartir avec une énorme peluche. Bon… nous avons perdu.
Mais peu importe ! Entre les jeux, les attractions et les quelques sucreries que j’ai évidemment pris soin de grignoter, j’ai passé un moment délicieux. Il y avait quelque chose de très nostalgique dans cette ambiance.
Je me suis retrouvée, l’espace de quelques instants, dans les fêtes foraines de mon enfance. Cette atmosphère joyeuse, les jeux, les gourmandises, les attractions… Finalement, les plaisirs les plus simples sont parfois ceux qui laissent les meilleurs souvenirs.
Et vivre tout cela sur la célèbre jetée de Santa Monica, avec le Pacifique juste à côté, rendait le moment encore plus particulier.
Le vent a eu raison de notre déjeuner !
Nous avions initialement prévu de manger sur la jetée, lors de notre visite à Santa Monica. Ce ne sont pas les possibilités qui manquent : on y trouve de nombreux restaurants et petits établissements où faire une pause. Mais nous avons finalement renoncé.
En juin 2025, contrairement à ce que j’imaginais de la Californie, il ne faisait pas particulièrement chaud lors de notre passage. Et sur la jetée, le vent était vraiment présent ! À force de nous faire décoiffer et de nous rafraîchir, il a fini par avoir raison de notre projet de déjeuner sur place.
💡 Mon conseil : même en juin, prévoyez une petite veste pour profiter de Santa Monica Pier. Le bord de l’océan peut être bien plus frais et venteux que les quartiers situés à l’intérieur de Los Angeles.
Heal the Bay Aquarium : une visite que nous avons manquée
Saviez-vous qu’un aquarium se cache sous la célèbre jetée de Santa Monica ?
Le Heal the Bay Aquarium est un petit aquarium consacré à la faune marine de la baie de Santa Monica et à la protection de l’océan. On peut notamment y découvrir des poissons, des méduses, des requins et différentes espèces vivant au large de la Californie.
Nous avions envisagé de le visiter, mais malheureusement, il affichait complet lors de notre passage en juin 2025. Nous n’avons donc pas pu le découvrir, et c’est bien dommage !
💡 Mon conseil : si cette visite vous intéresse, consultez les jours d’ouverture et les conditions d’entrée avant de vous déplacer. L’aquarium n’est pas ouvert tous les jours.
Réserver votre visite
Pour notre visite, j’avais réservé nos billets pour l’aquarium à l’avance via GetYourGuide. Votre réservation sera valable pour la journée entière, lors des horaires d’ouverture de l’aquarium.
J’aime bien avoir mes principales visites réservées avant le départ, surtout lorsque nous avons un programme déjà bien rempli. Cela m’évite de devoir m’en occuper une fois sur place. Vous pouvez réserver et payer jusqu’à 24 heures avant la date de votre visite. Les réservations sont en général annulables également 24 heures avant.
Ce lien est affilié. Si vous effectuez une réservation par son intermédiaire, nous pouvons percevoir une petite commission, sans coût supplémentaire pour vous.
La Route 66 : une découverte totalement inattendue !
Et puis, au détour de notre promenade sur la jetée, je suis tombée sur un panneau qui m’a littéralement laissée bouche bée.
« Route 66 – End of the Trail ».
Attendez… QUOI ?!
La Route 66 ? LA Route 66 ? Cette route mythique qui traverse les États-Unis, celle des grands espaces, des road trips et de l’Amérique que l’on imagine depuis toujours ?
Elle se termine ici, à Santa Monica ?
Je n’en avais absolument aucune idée ! Je me suis approchée du panneau, je me suis appuyée dessus pour immortaliser l’instant et j’ai réalisé que je me trouvais à l’une des extrémités de cette route légendaire.
Et là, une petite idée a commencé à germer dans ma tête… Un jour, j’aimerais faire la même photo devant le panneau qui marque le début de la Route 66, à Chicago.
Mais cette fois, pourquoi ne pas parcourir les kilomètres qui séparent les deux ? Pour le moment, je n’ai découvert que la fin de l’histoire.
Peut-être qu’un jour, j’en découvrirai le début.
La fin de la Route 66 à Santa Monica
Santa Monica Beach : les pieds dans le sable californien !
Impossible pour nous de découvrir Santa Monica sans aller faire un petit tour sur sa célèbre plage !
Nous n’y sommes pas restés très longtemps, notamment parce que le temps n’était pas particulièrement engageant. En ce mois de juin 2025, le soleil se faisait plutôt discret et le vent rafraîchissait sérieusement l’atmosphère.
Mais peu importe ! Nous tenions absolument à marcher sur le sable de cette plage que nous avions si souvent vue dans les films et les séries américaines. Et rien que pour ça, la promenade valait le détour.
Malgré le manque de soleil, nous avons aperçu pas mal de surfeurs qui, eux, ne semblaient absolument pas dérangés par la météo ! J’ai beaucoup aimé cette immense étendue de sable, l’océan Pacifique et cette ambiance typiquement californienne que j’étais venue chercher.
Nous n’avons pas passé des heures sur la plage, nous ne nous sommes pas baignés, mais nous avons pris le temps de savourer ce petit moment de visite.
Après tout, nous étions sur la plage de Santa Monica ! Et pour la petite Française que je suis, c’était déjà quelque chose.
Third Street Promenade : à la rencontre des artistes de rue
Après notre découverte de la jetée et de la plage, nous avons également pris le temps de nous promener sur Third Street Promenade, l’une des rues piétonnes les plus connues de Santa Monica.
Nous avions particulièrement envie d’y découvrir les artistes de rue, qui contribuent à l’ambiance de cette promenade animée. Et nous avons appris quelque chose d’assez surprenant : les spectacles de rue sont ici encadrés par une réglementation spécifique. Selon les activités, les artistes doivent notamment respecter certaines conditions pour pouvoir se produire.
Autrement dit, on ne s’improvise pas artiste de rue à Santa Monica sans quelques règles à respecter ! J’ai beaucoup aimé cette promenade, avec ses commerces, ses animations et son atmosphère détendue.
Après l’effervescence de Pacific Park et l’immensité de la plage, c’était une autre façon de profiter de Santa Monica, simplement en flânant au milieu des passants. Une balade bien sympathique qui a parfaitement complété notre découverte de ce petit coin de Californie.
Peluches à gagner au Pacific Park à Santa Monica
♿ Accessibilité et handicap à Santa Monica
J’ai trouvé la visite de Santa Monica plutôt bien aménagée pour les personnes en situation de handicap, même si, comme souvent dans les lieux très touristiques, il faut composer avec la foule.
🎡 Santa Monica Pier et Pacific Park
La célèbre jetée de Santa Monica est accessible aux personnes en fauteuil roulant et il est également possible de circuler dans Pacific Park.
Lors de notre visite, j’ai constaté que les espaces de circulation permettaient le passage des fauteuils roulants.
Pourtant, j’ai personnellement préféré ne pas utiliser le mien.
Santa Monica Pier est un lieu très fréquenté, aussi bien par les touristes que par les habitants venus profiter de l’océan et des attractions. Et avec autant de monde, circuler en fauteuil ne me semblait pas particulièrement agréable.
J’ai donc choisi de découvrir la jetée autrement, à mon rythme.
Attention toutefois : pouvoir circuler dans Pacific Park ne signifie pas nécessairement que toutes les attractions sont accessibles de la même manière. Il convient de vérifier les conditions d’accès propres à chacune.
🚶 Les promenades de Santa Monica
J’ai également apprécié les aménagements des promenades, qui permettent de circuler facilement avec différents équipements à roues.
Les cheminements sont larges et aménagés pour accueillir aussi bien les piétons que les personnes utilisant des aides à la mobilité.
C’est un vrai point positif pour profiter du bord de mer sans devoir constamment chercher un passage adapté.
Mon ressenti sur l’accessibilité
Dans l’ensemble, mon impression a été très positive. Les aménagements permettent de découvrir Santa Monica avec un handicap moteur, mais il ne faut pas sous-estimer la fréquentation de certains secteurs, particulièrement autour de la jetée.
Et c’est une distinction qui me paraît importante : un lieu peut être accessible sur le plan technique sans être nécessairement confortable à parcourir lorsqu’il est bondé. Pour ma part, j’ai pu profiter pleinement de cette journée en adaptant simplement ma façon de me déplacer.
L’accès à la plage en fauteuil roulant
En revanche, concernant l’accès au sable, mon expérience a été différente. Nous avons tenu à faire quelques pas sur la célèbre plage de Santa Monica, mais je n’ai pas repéré d’aménagement particulier permettant d’y accéder facilement en fauteuil roulant à l’endroit où nous nous trouvions.
Je n’ai notamment pas aperçu de tapis d’accès ou de cheminement adapté jusqu’au bord de l’eau. Cela ne signifie pas que ces équipements n’existent pas ailleurs sur la plage, simplement que je n’en ai pas vu lors de notre passage.
💡 Mon conseil : si vous souhaitez profiter de la plage en fauteuil roulant, renseignez-vous en amont sur les accès adaptés et les éventuels équipements mis à disposition. Santa Monica Beach est immense et les conditions d’accès peuvent varier selon les secteurs.
Envie de découvrir le reste de Los Angeles ? Santa Monica n’est qu’une des nombreuses facettes de Los Angeles ! Entre Hollywood, les studios de cinéma, les quartiers mythiques et les paysages californiens, nous avons eu de quoi nous émerveiller. Je vous raconte toutes nos découvertes, nos coups de cœur et mes conseils pour organiser votre séjour dans notre grand guide de Los Angeles.
Santa Monica a été un véritable coup de cœur pendant notre séjour à Los Angeles ! Dès que je suis descendue de voiture, j’ai aimé l’ambiance de cet endroit. La plage, l’océan Pacifique, la célèbre jetée, les attractions… Tout semblait réuni pour passer une superbe journée à visiter Santa Monica coin.
Et c’est exactement ce que nous avons vécu ! Entre notre tour de grande roue, nos tentatives désespérées pour gagner une peluche, les sucreries et cette incroyable découverte du panneau de la Route 66, j’ai retrouvé une insouciance qui m’a rappelé les fêtes foraines de mon enfance.
Même le vent et notre mésaventure avec le parking n’ont pas réussi à gâcher ce joli moment. J’ai également beaucoup aimé me promener dans les rues de Santa Monica et découvrir cette atmosphère si particulière, à la fois animée et décontractée.
J’avais l’impression de découvrir enfin l’un de ces endroits mythiques que l’on voit depuis toujours dans les films et les séries américaines. Et finalement, c’est exactement ce que j’étais venue chercher en Californie : le plaisir de voir de mes propres yeux des lieux qui m’avaient tant fait rêver.
Pour moi, Santa Monica fait partie des plus beaux endroits que nous avons découverts à Los Angeles.
Alors, faut-il visiter Santa Monica ?
Oh que oui ! C’est même un incontournable que je vous recommande absolument d’intégrer à votre programme. Et si j’ai un jour la chance de retourner à Los Angeles, une chose est certaine : je reviendrai visiter Santa Monica sans la moindre hésitation.
Peut-être que cette fois, nous gagnerons enfin une peluche !
Los Angeles faisait partie de ces villes que je connaissais finalement sans jamais y être allée. On comprend vite pourquoi on l’appelle la Cité des Anges.
Hollywood, Beverly Hills, Santa Monica, les studios de cinéma, les immenses avenues bordées de palmiers… À force de voir Los Angeles dans les films et les séries américaines, on finit forcément par s’en construire une image.
En juin 2025, j’ai enfin pu confronter cette image à la réalité.
Je suis partie trois semaines en Californie avec mon fils de 20 ans et nous avons choisi de consacrer les 12 premiers jours de notre voyage à Los Angeles et ses environs.
Douze jours peuvent sembler longs pour découvrir une seule ville.
Mais Los Angeles n’est pas vraiment une ville comme les autres. Elle est immense. Les quartiers sont très éloignés les uns des autres et passer de Hollywood à Santa Monica, de Downtown à Malibu ou rejoindre Anaheim pour Disneyland peut rapidement représenter plusieurs dizaines de kilomètres.
Nous avions donc fait un choix : plutôt que de changer régulièrement de logement, nous avons gardé le même appartement pendant toute cette partie du voyage et découvert La cité des Anges en voiture, à notre rythme. Et avec le recul, je ne regrette absolument pas cette décision.
Notre logement se trouvait près de Canoga Park, dans la vallée de San Fernando.
Cette localisation pouvait sembler assez éloignée des principaux lieux touristiques, mais elle nous permettait de rejoindre facilement les grands axes routiers. Et à L.A, nous avons rapidement compris qu’il valait parfois mieux raisonner en temps de trajet qu’en kilomètres. Pendant ces 12 jours, nous avons découvert la Cité des Anges complètement différents.
Il y a eu le Los Angeles mythique de Hollywood Boulevard et du Walk of Fame, celui des plages de Santa Monica et de Malibu, les quartiers de Downtown et West Hollywood, mais aussi les studios Warner Bros et Paramount. Nous avons consacré deux journées à Disneyland California et quitté complètement la ville le temps d’une journée dans le désert de Joshua Tree.
Et malgré tout ce temps et toutes ces choses faites, je n’ai jamais eu l’impression que nous avions fait le tour de Los Angeles. Au contraire. Chaque quartier semblait presque être une nouvelle ville.
Mes premières impressions sur Los Angeles
C’était mon premier voyage en Californie et, avant notre départ, la conduite aux États-Unis était probablement l’une de mes principales appréhensions.À peine arrivés, nous avons pourtant récupéré notre voiture de location et je me suis retrouvée sur les routes de Los Angeles.
Et finalement ? Je m’en suis beaucoup mieux sortie que prévu. Les routes sont larges, la signalisation m’a semblé claire et j’ai rapidement pris mes marques. Les sorties d’autoroute demandaient parfois un peu plus d’attention, mais j’avais avec moi un excellent copilote : mon fils. D’ailleurs, les deux seules fois où je me suis réellement perdue pendant notre séjour, il n’était pas dans la voiture. Je considère donc que l’étude scientifique est formelle.
Ce qui m’a surtout frappée en découvrant la Cité des Anges, c’est son immensité. Depuis la France, j’imaginais évidemment une grande ville. Mais je n’avais pas réellement compris à quel point tout était étalé.
Los Angeles ne se découvre pas comme Paris, Rome ou Lisbonne en passant simplement d’un monument au suivant. Ici, la route fait partie du voyage. Et c’est probablement aussi ce qui m’a plu : pendant 12 jours, nous n’avons pas cherché à courir après Los Angeles.
Nous l’avons découverte à notre rythme.
Notre point de chute dans la Cité des Anges
Pendant tous le séjour à Los Angeles, nous avons choisi de conserver le même logement près de Canoga Park, dans la vallée de San Fernando.
Notre appartement était spacieux, calme et disposait surtout de trois choses qui se sont révélées très pratiques pour un séjour aussi long : une cuisine, une laverie et un parking. Sa proximité avec les grands axes routiers nous permettait ensuite de rayonner facilement dans Los Angeles. Avec le recul, je conseillerais d’ailleurs de ne pas choisir son logement uniquement en fonction de sa distance avec Hollywood ou Santa Monica. Dans la Cité des Anges, regardez surtout les temps de trajet et l’accès aux grands axes : quelques kilomètres peuvent parfois représenter beaucoup de temps.
Pour le détail de notre logement et notre retour sur son accessibilité, retrouvez notre guide complet consacré à notre voyage de trois semaines en Californie.
Se déplacer à Los Angeles : notre expérience en voiture
Pour nos vacances à Los Angeles, nous avions fait le choix de louer une voiture. Et avec le recul, je referais exactement la même chose.
Los Angeles est immense et les lieux que nous souhaitions découvrir étaient parfois très éloignés les uns des autres. Avoir notre propre voiture nous a donné une liberté totale pour organiser nos journées et changer notre programme selon nos envies.
Les routes sont larges, la signalisation est claire et, malgré la taille parfois impressionnante des autoroutes, je n’ai pas trouvé la conduite particulièrement difficile.
Le point qui demande le plus d’attention, ce sont les sorties.
Sur certaines freeways, il faut anticiper suffisamment tôt pour se placer sur la bonne voie.
Les embouteillages dans la Cité des Anges
En revanche, il y a une chose avec laquelle il faut composer : la circulation.Selon l’heure et le trajet, les temps de parcours peuvent considérablement varier. Une distance qui semble raisonnable sur une carte peut donc demander beaucoup plus de temps que prévu. Nous avons rapidement pris l’habitude de regarder le temps de trajet avant de partir plutôt que de nous fier uniquement au nombre de kilomètres.
💡 Mon conseil : évitez de construire un programme trop serré. À Los Angeles, prévoyez une marge entre deux visites et essayez, lorsque c’est possible, de regrouper les lieux situés dans le même secteur.
C’est beaucoup plus agréable que de passer sa journée à traverser la ville.
Se garer à Los Angeles
C’était également une de mes interrogations avant notre voyage et, finalement, nous avons toujours réussi à nous garer.
Nous avons trouvé différents types de stationnement selon les quartiers et les lieux visités : parkings, places dans la rue et emplacements réservés aux personnes en situation de handicap. En revanche, le stationnement est très souvent payant et peut représenter un petit budget supplémentaire au cours du séjour.
De mon côté, j’utilisais ma carte française de stationnement pour personne handicapée. Je n’ai rencontré aucun problème pendant notre voyage, mais cela correspond uniquement à mon expérience personnelle et ne signifie pas que son utilisation est automatiquement reconnue partout aux États-Unis.
Pour les règles officielles concernant le stationnement des visiteurs en situation de handicap en Californie, mieux vaut vérifier les informations du California DMV avant le départ.
Que faire à Los Angeles ? Nos découverte
Réserver les entrées pour différents sites
Pour notre visite, j’avais réservé nos billets pour plusieurs visites et découvertes à l’avance via GetYourGuide.
J’aime bien avoir mes principales visites réservées avant le départ, surtout lorsque nous avons un programme déjà bien rempli. Cela m’évite de devoir m’en occuper une fois sur place. Vous pouvez réserver et payer jusqu’à 24 heures avant la date de votre visite. Les réservations sont en général annulables également 24 heures avant.
Ce lien est affilié. Si vous effectuez une réservation par son intermédiaire, nous pouvons percevoir une petite commission, sans coût supplémentaire pour vous.
En 12 jours, nous avons eu le temps de découvrir de nombreux visages de Los Angeles.
Et c’est probablement ce qui m’a le plus surprise dans cette ville : passer d’un quartier à l’autre donne parfois l’impression de changer complètement d’univers.
Hollywood et ses étoiles, Downtown et ses gratte-ciel, les plages de Santa Monica, les quartiers de West Hollywood, les studios de cinéma…
Nous avons essayé de varier les découvertes tout au long du séjour, sans chercher à remplir chaque journée du matin au soir.
Voici les principaux endroits que nous avons découverts.
Hollywood : forcément !
Impossible pour moi de venir à Los Angeles sans découvrir Hollywood.
Nous avons parcouru Hollywood Boulevard et le célèbre Walk of Fame, sommes entrés dans le Chinese Theatre, passés devant le Dolby Theatre puis avons rejoint le Griffith Observatory. Et bien sûr, nous sommes partis à la recherche du Hollywood Sign.
Je ne vais pas refaire ici toute notre journée — elle a désormais son propre article — mais Hollywood restera l’un des moments symboliques de mon voyage. Moi, petite Française qui avait vu cet endroit des centaines de fois à travers un écran, j’étais réellement en train de marcher sur Hollywood Boulevard.
Nous avions prévu de consacrer du temps à Downtown Los Angeles, mais notre séjour en juin 2025 a coïncidé avec les manifestations liées aux opérations de l’ICE. J’ai donc préféré renoncer à une véritable exploration du centre-ville.
Nous avons tout de même pu apercevoir deux bâtiments emblématiques : le Walt Disney Concert Hall, avec son architecture spectaculaire, et le City Hall.
Une découverte bien trop courte à mon goût, mais qui fait aussi partie des imprévus d’un voyage ! Downtown restera donc sur ma liste des endroits à découvrir plus longuement si nous revenons un jour à Los Angeles.
La Cité des Anges : West Hollywood
À ne pas confondre avec Hollywood !West Hollywood possède sa propre identité et une ambiance assez différente de celle que nous avions découverte autour du Walk of Fame.
C’est aussi ce que j’ai aimé pendant notre visite à Los Angeles : quelques kilomètres suffisent parfois pour avoir l’impression de découvrir une nouvelle ville. Nous avons donc également consacré du temps à West Hollywood afin de découvrir cette autre facette de Los Angeles.
Impossible pour nous de ne pas aller voir le Pacifique ! Santa Monica offre encore un décor complètement différent : la plage, l’océan et bien sûr son célèbre Pier.
Après plusieurs journées passées au milieu des routes et des quartiers immenses de Los Angeles, retrouver le bord de mer faisait vraiment partie des expériences que nous voulions vivre pendant ce voyage.
Malibu et la côte californienne, célèbres lieux de la Cité des Anges
Nous avons également poursuivi notre découverte de la côte du côté de Malibu. Rien que le nom évoquait forcément quelque chose pour moi avant le voyage, grâce à la série des années 90 » Alerte à Malibu ». Encore un de ces endroits californiens que l’on connaît depuis la France avant même d’y avoir mis les pieds ! La route longeant le Pacifique et les paysages de la côte permettent une nouvelle fois de s’éloigner complètement de l’image très urbaine de Los Angeles.
Nous sommes également descendus jusqu’à Long Beach pendant notre séjour. Située au sud de Los Angeles, la ville nous a permis de découvrir encore une autre ambiance, notamment autour de son front de mer.Et à ce stade du voyage, une chose était devenue évidente : parler de « Los Angeles » comme s’il s’agissait d’un seul et même décor n’avait vraiment plus beaucoup de sens.
Paramount Pictures a été notre première immersion dans les studios hollywoodiens et j’ai beaucoup aimé cette visite guidée. La visite se déroule en anglais — il faut donc parfois s’accrocher ! — mais les explications sur les lieux et les techniques de tournage étaient vraiment intéressantes.
Nous avons notamment découvert des studios utilisés pour la série The Rookie ainsi qu’un immense espace abritant des objets issus de productions célèbres : Optimus Prime, Bumblebee, le T-1000 de Terminator ou encore le téléporteur de Star Trek. Pour les amateurs de cinéma et de séries, c’est fascinant !
Nous avons également visité les studios Warner Bros., et cette fois j’ai adoré le côté beaucoup plus immersif de l’expérience. Notre visite a commencé à bord d’un petit train avec un guide francophone qui nous expliquait les différents décors et lieux de tournage. Et je dois reconnaître que pouvoir suivre toutes les explications en français m’a probablement permis d’en profiter encore davantage !
La suite de la visite se faisait ensuite en autonomie, avec de nombreux décors et accessoires issus de films et séries très connus. La reproduction du Central Perk de Friends m’a particulièrement bluffée. Et pour les amateurs de super-héros, difficile de rester indifférent devant tous les éléments consacrés à l’univers DC Comics : Batman, Superman, Aquaman…
Une visite très différente de Paramount, mais que j’ai trouvée particulièrement immersive.
Étant une grande fan de Disney, il était absolument hors de question de passer 12 jours dans la Cité des Anges sans aller découvrir Disneyland California. Nous avons donc consacré deux journées aux parcs d’Anaheim : une à Disneyland Park et une à Disney California Adventure.
Et malgré quelques déceptions dont je reparlerai plus bas, j’ai évidemment adoré découvrir les deux parcs.
Il y avait aussi quelque chose d’assez particulier à visiter Disneyland en Californie : c’est ici que Walt Disney a créé son tout premier parc, celui qu’il a lui-même connu et parcouru. Pour une fan de Disney, forcément, ça compte.
J’ai pris beaucoup de plaisir à découvrir les attractions, les décors et les différences avec le parc que je connais beaucoup mieux en France.
Pour autant, si je dois choisir… Je préfère Disneyland Paris. Peut-être aussi parce que c’est mon Disney à moi, celui que je connais, avec lequel j’ai davantage de souvenirs. Mais découvrir les parcs californiens restait une étape incontournable de notre voyage.
Globalement, j’ai trouvé la Cité des Anges plutôt facile à découvrir en situation de handicap. Pendant ce séjour américain, j’ai adapté ma façon de me déplacer selon les lieux et mon état de fatigue. J’ai parfois utilisé mon fauteuil roulant, parfois mes béquilles et, lorsque les distances le permettaient, j’ai également marché.
C’est d’ailleurs quelque chose d’important dans ma façon de voyager : je ne cherche pas nécessairement à savoir si une destination est « accessible en fauteuil roulant » au sens strict. Mon handicap me permet de marcher sur de courtes distances et j’adapte donc mes visites en fonction de mes possibilités.
Le stationnement
Avoir une voiture nous a beaucoup facilité les choses. Nous avons trouvé très régulièrement des places réservées aux personnes en situation de handicap à proximité des lieux que nous souhaitions visiter.
J’avais emporté ma carte française de stationnement et je l’ai utilisée pendant notre séjour sans rencontrer de problème. Cela reste néanmoins mon expérience personnelle : avant votre voyage, je vous conseille de vérifier les règles en vigueur en Californie concernant l’utilisation d’une carte étrangère et les solutions proposées aux visiteurs.
Des visites généralement faciles à adapter
Dans l’ensemble, je n’ai pas eu le sentiment que mon handicap m’empêchait de profiter de Los Angeles. À Hollywood, par exemple, les trottoirs étaient praticables. J’avais choisi mes béquilles plutôt que mon fauteuil car nous étions présents pendant la Pride et il y avait énormément de monde.
Au Griffith Observatory, nous nous sommes garés à une certaine distance et j’ai pu terminer la montée à pied en prenant mon temps. Dans les centres commerciaux et la plupart des lieux touristiques que nous avons fréquentés, les circulations étaient larges et je n’ai pas rencontré de difficulté particulière. Même notre journée à Joshua Tree s’est finalement révélée très facile à adapter : nous avons parcouru le parc en voiture et je suis descendue à chaque point de vue pour visiter.
Un logement pas vraiment adapté
Notre appartement près de Canoga Park était en revanche beaucoup moins adapté à une utilisation permanente du fauteuil roulant. Il y avait des marches et certaines portes étaient trop étroites. Dans mon cas, cela ne nous a pas empêchés d’y séjourner puisque je peux marcher sur de courtes distances. Mais je ne conseillerais pas ce logement à une personne ayant besoin de conserver son fauteuil à l’intérieur.
Disneyland California : ma grosse déception
C’est finalement à Disneyland California que j’ai rencontré la principale difficulté liée à mon handicap. Physiquement, les parcs permettent de circuler avec un fauteuil roulant.
Mon problème concernait surtout les files d’attente. Rester longtemps debout ou avancer très lentement dans une file peut être difficile pour moi. Or mon handicap moteur ne me permettait pas de bénéficier du dispositif DAS comme je l’avais initialement imaginé. Nous avons donc fini par acheter des accès Lightning Lane afin de limiter certaines attentes.
Et forcément, sur deux journées, cela a encore augmenté le budget déjà conséquent consacré à Disneyland. Je garde malgré tout un très bon souvenir des deux parcs — je suis beaucoup trop fan de Disney pour prétendre le contraire — mais sur la prise en compte de mon handicap, j’ai été déçue.
💡 Mon conseil : si vous visitez Disneyland California avec un handicap, renseignez-vous précisément avant votre venue sur les différents dispositifs existants. Selon vos besoins, les solutions ne sont pas les mêmes et le simple fait d’être en situation de handicap ne donne pas automatiquement accès au DAS.
❤️ Une expérience finalement très positive de la Cité des Anges
Sur l’ensemble de notre séjour à Los Angeles, mon bilan reste donc très positif. Je n’ai jamais eu l’impression de devoir renoncer à découvrir la ville à cause de mon handicap. J’ai simplement fait ce que je fais habituellement en voyage : adapter les distances, choisir entre fauteuil et béquilles, faire des pauses et accepter parfois de ne pas aller jusqu’au bout d’un parcours. Et c’est finalement aussi pour cela que j’aime raconter mes voyages de cette manière : l’accessibilité ne se résume pas toujours à savoir s’il y a une rampe à l’entrée. Il s’agit surtout de savoir si, concrètement, on peut profiter du voyage. Et à Los Angeles, moi, j’ai pu en profiter.
Quitter Los Angeles le temps d’une journée
Une journée à Joshua Tree depuis La Cité des Anges
Après plusieurs jours à découvrir Los Angeles, nous avions envie de changer complètement de décor. Direction Joshua Tree National Park, à environ deux heures de route de notre logement !
Nous étions initialement partis avec l’idée de faire une randonnée. Mais avec les 42 °C qui nous attendaient dans le désert, nous avons assez rapidement revu nos ambitions. Nous avons finalement parcouru le parc en voiture, en multipliant les arrêts pour découvrir ses paysages : Skull Rock, Keys View, Cholla Cactus Garden et, bien sûr, les fameux Joshua trees.
Et finalement, cette façon de visiter nous convenait parfaitement. Nous pouvions sortir à chaque étape, prendre le temps de découvrir les différents sites et repartir lorsque la chaleur devenait trop importante. Après l’immensité urbaine de Los Angeles, se retrouver quelques heures plus tard au milieu du désert était assez incroyable.
Joshua Tree a été l’une des très belles surprises de notre séjour et une excursion que je suis vraiment contente d’avoir ajoutée à notre programme.
Mon avis perso
Alors, Los Angeles, séjour validé ? Complètement.
Nous avons fait de superbes découvertes, mais ils m’ont surtout donné l’occasion de fouler enfin le sol de lieux qui avaient quelque chose de mythique pour moi. Hollywood Boulevard, les studios de cinéma, le Griffith Observatory, les plages du Pacifique, Disneyland… Ce sont des noms que nous connaissons depuis toujours, même à des milliers de kilomètres. Pour nous, petits Frenchies, les découvrir pour de vrai avait parfois quelque chose d’assez irréel.
Los Angeles n’est certainement pas une ville parfaite. Elle est immense, les distances sont parfois impressionnantes et la voiture fait presque partie intégrante du voyage.
Je ne regrette absolument pas cette décision un peu folle prise quelques mois plus tôt : partir en Californie avec mon fils.
Nous avons découvert la Cité des Anges ensemble, appris à nous débrouiller dans cette ville gigantesque, pris nos marques sur les freeways, visité des lieux dont nous parlions avant même notre départ et accumulé énormément de souvenirs.
Un an et demi plus tard, lorsque nous reparlons de ce voyage, nous avons d’ailleurs toujours un peu la même impression… Je crois que nous ne sommes pas encore complètement redescendus de notre nuage californien.
Je ne vais pas vous raconter que ce voyage en Californie était un rêve que je préparais depuis dix ans.
Pas du tout.
Tout a commencé en novembre 2024, lorsque je suis tombée sur de très belles promotions pour des vols à destination de Los Angeles. Quelques recherches plus tard, les billets étaient réservés. En juin 2025, je partais donc pour trois semaines en Californie avec mon fils, alors âgé de 20 ans.
Notre programme était assez simple : passer une douzaine de jours à Los Angeles, avec notamment une journée à Joshua Tree et deux jours à Disneyland California, puis prendre la route vers San Francisco, où nous avions choisi de loger à Alameda afin de réduire le coût de l’hébergement.
Finalement, ce voyage que je n’avais absolument pas prévu quelques mois auparavant allait devenir une formidable découverte de la Californie.
Et dès notre arrivée à Los Angeles, je me suis sentie étonnamment à l’aise.
Mes premiers pas à Los Angeles
Après avoir récupéré nos bagages, nous avons pris une navette pour rejoindre notre agence de location de voitures. Et c’est là que commençait la partie qui m’inquiétait probablement le plus avant le départ : conduire aux États-Unis. Je m’étais posé beaucoup de questions avant le voyage. Les immenses autoroutes de Los Angeles, les panneaux différents des nôtres, les échangeurs, les règles de circulation…
Finalement ?
J’ai trouvé la conduite beaucoup plus facile que je ne l’imaginais. Les routes sont généralement larges, les indications assez claires et je me suis rapidement habituée à conduire là-bas.
Notre voyage en Californie en quelques mots
Nous avons organisé notre séjour autour de deux grandes étapes :
Los Angeles a constitué notre première base pendant douze jours. Nous y avons découvert la ville et ses différents quartiers, mais nous avons également utilisé notre logement comme point de départ pour plusieurs excursions.
Nous sommes notamment partis à Joshua Tree pour la journée et avons consacré deux journées à Disneyland California. Dans les deux cas, nous avons choisi de rentrer dormir à Los Angeles plutôt que de changer d’hébergement.
Nous avons ensuite pris la route en direction de San Francisco. Pour cette deuxième partie du voyage, nous avons choisi de ne pas dormir directement dans San Francisco. Les prix des hébergements étant particulièrement élevés, nous avons trouvé une solution beaucoup plus abordable à Alameda, de l’autre côté de la baie.
Et c’est à partir de ces deux bases que nous avons découvert une partie de la Californie pendant trois semaines.
la fin de la route 66 – Los Angeles – La CalifornieSanta Monica à Los Angeles – La CalifornieLa Californie
Préparer son voyage en Californie
Un voyage en Californie demande évidemment un peu de préparation, mais rien ne m’a paru particulièrement compliqué.
De notre côté, tout a commencé assez spontanément : j’ai réservé nos billets en novembre 2024 après être tombée sur une très belle promotion, pour un départ en juin 2025.
Entre les formalités d’entrée aux États-Unis, les billets d’avion et la location de voiture, voici donc comment nous avons préparé notre voyage.
Les formalités pour entrer aux États-Unis
Pour un séjour touristique de moins de 90 jours, les voyageurs français peuvent généralement bénéficier du Visa Waiver Program et voyager sans visa, à condition notamment de disposer d’un passeport électronique compatible et d’obtenir une autorisation ESTA avant le départ.
Attention toutefois : l’ESTA n’est pas un visa et son obtention ne garantit pas l’entrée sur le territoire américain. La décision finale appartient aux autorités américaines au point d’entrée. Certaines situations particulières, notamment certains voyages antérieurs dans des pays déterminés par les autorités américaines, peuvent également rendre nécessaire l’obtention d’un visa.
Depuis 2025, le tarif officiel de l’ESTA est de 40 $. Mon ancien article indiquait encore 21 $ : cette information est donc désormais périmée.
💡 Mon conseil : passez uniquement par les sites officiels des autorités américaines pour effectuer votre demande. De nombreux sites intermédiaires proposent de réaliser la démarche à votre place en facturant des frais supplémentaires.
Les règles d’entrée pouvant évoluer, je vous conseille également de vérifier les conditions officielles au moment de préparer votre propre voyage.
Dans notre cas, la Californie n’était absolument pas un voyage planifié depuis des années. C’est même exactement l’inverse. En novembre 2024, je suis tombée sur une très belle promotion pour Los Angeles. Les prix étaient suffisamment intéressants pour me faire réfléchir sérieusement à la destination et, quelques recherches plus tard, j’avais réservé deux billets pour juin 2025.
Nous avons voyagé avec Air France entre Paris et Los Angeles.
Sachez que le vol dure 11 heures. Je vous conseille, donc, de choisir une compagnie qui assure le service. Air France est fort habile en la matière.
💡A savoir : j’ai réservé le vol en septembre pour un départ en juin de l’année suivante. N’hésitez pas à fouiner à l’affût des promotions, car j’ai bénéficié d’une belle offre avec un prix de départ à 380 euros le billet. Avec les options de sièges -j’ai pris une offre duo, nous n’étions que deux côte à côte – et les bagages de 23 kilos, j’ai payé 445 euros le billet. Inutile de dire que c’est vraiment pas cher pour cette destination. De toute façon, le conseil premier pour une réservation à un prix optimal, est de réserver le plus tôt possible, surtout pour des longs courriers.
Le vol en lui-même c’est très très bien passé, avec Air France les passagers sont chouchoutés. En plus du repas, et de la collation d’arrivée, il est mis à disposition des friandises, petits gâteaux et autres glaces. Vous pouvez soit demander, soit vous lever directement pour vous servir dans les espaces prévus à cet effet. Je me suis même vue proposer du champagne au décollage !
Bien entendu, un écran individuel est proposé avec plusieurs divertissements possibles. De nombreux films en plusieurs langues, des spectacles..et comme souvent le font les voyageurs avertis, on peut suivre la trajectoire de vol.
Il vous sera remis un petit coussin, une couverture et des petits écouteurs légers
Et finalement, j’aime assez l’idée que ce voyage soit né comme ça. Parfois, ce n’est pas nous qui choisissons la destination : c’est le prix du billet qui décide.
Louer une voiture en Californie
Pour ce voyage, louer une voiture me paraissait indispensable.
Los Angeles est immense et nous voulions également pouvoir rejoindre Disneyland California, partir à Joshua Tree pour la journée puis, dans la deuxième partie du séjour, prendre la route jusqu’à la baie de San Francisco.
Nous avons donc récupéré notre voiture chez Sixt peu après notre arrivée à Los Angeles.
Et le choix de Sixt n’était pas totalement dû au hasard. Pendant longtemps, j’ai rencontré un problème assez bête lorsque je voulais louer une voiture : je possède une carte de débit et non une carte de crédit. Or les conditions des loueurs concernant les cartes acceptées peuvent être assez strictes.
Sixt m’a permis de louer avec ma carte, sous réserve bien sûr de respecter leurs conditions au moment de la réservation.
💡 Mon conseil : vérifiez toujours avant le départ le type de carte accepté par votre agence, mais également le montant de la caution et les plafonds de paiement de votre carte. Les conditions peuvent varier selon le pays, la catégorie du véhicule et l’agence.
Et c’est ainsi que nous nous sommes retrouvés avec une BMW.
Une « petite voiture », apparemment.
Les Américains et moi n’avons manifestement pas exactement la même définition du mot petit.
Location de voiture – La Californie
Conduire à Los Angeles : beaucoup plus simple que je l’imaginais
C’était probablement l’une de mes principales appréhensions avant le voyage. Conduire aux États-Unis me semblait compliqué : des autoroutes gigantesques, beaucoup de voies, des règles différentes et des échangeurs dans tous les sens. Dans la réalité, je me suis très rapidement sentie à l’aise.
Les routes sont larges et j’ai trouvé les indications plutôt claires. Après quelques kilomètres, conduire en Californie ne me paraissait finalement pas beaucoup plus compliqué que conduire en France. Il faut néanmoins rester attentif aux sorties.
À Los Angeles, une autoroute peut comporter énormément de voies et, lorsque le GPS annonce soudainement qu’il faut traverser la moitié de la Californie dans les 400 prochains mètres pour prendre la bonne bretelle, l’expérience devient immédiatement plus sportive.
Heureusement, mon fils était un excellent copilote. Et je dispose d’une preuve irréfutable de son efficacité : pendant tout notre séjour, les deux seules fois où je me suis perdue sont celles où il n’était pas avec moi.
Coïncidence ? Je ne pense pas, ahah !
Où dormir à Los Angeles ? Notre expérience près de Canoga Park
Pour nos douze jours à Los Angeles, nous avons choisi de louer un appartement via Airbnb, dans le secteur de Canoga Park.
Le logement se trouvait dans une immense maison divisée en plusieurs espaces indépendants. Un étudiant occupait notamment l’un des appartements et une autre location disposait même d’une piscine.
De notre côté, nous avions notre propre appartement avec une entrée indépendante, un petit espace extérieur et l’accès à une buanderie. L’intérieur était très spacieux : une grande chambre avec un lit particulièrement confortable, ainsi qu’une immense pièce faisant office de salon et de cuisine. Mon fils dormait sur le canapé-lit du salon et, pour un séjour de douze jours, nous avions largement suffisamment de place pour vivre sans nous marcher dessus.
La buanderie a également été très pratique. Sur un voyage de trois semaines, pouvoir faire quelques machines en cours de séjour permet de partir avec un peu moins de vêtements dans les valises.
L’entrée du logement près de Canoga Park – La Californie
Un logement agréable, mais pas aussi neuf qu’annoncé
Tout n’était cependant pas parfait. L’annonce présentait le logement comme vraiment neuf et, une fois sur place, ce n’était pas tout à fait l’impression que nous avons eue. La salle de bain, notamment, était plus abîmée que le reste de l’appartement.
L’espace extérieur ne nous a pas particulièrement séduits non plus : un peu de gazon synthétique assez basique et une petite portion de vue sur la ville. Rien de catastrophique, mais certainement pas la partie du logement pour laquelle je réserverais.
En revanche, l’appartement était agréable, très grand et le lit vraiment confortable. Pour nous, l’essentiel était donc largement assuré.
Canoga Park : pratique pour visiter Los Angeles en voiture
Avec le recul, j’ai surtout apprécié l’emplacement pour sa facilité d’accès.
Nous étions près de Canoga Park, à proximité des grands axes routiers, ce qui était très pratique puisque nous avions choisi de découvrir Los Angeles essentiellement en voiture. Et à Los Angeles, ce détail a son importance. La ville est immense et les distances entre deux visites peuvent être considérables. Plutôt que de chercher absolument à dormir au cœur d’un quartier touristique, notre priorité était donc d’avoir un logement confortable et de pouvoir rejoindre facilement les grands axes.
Pour notre façon de voyager, cet emplacement nous a bien convenu.
💡 Mon conseil : à Los Angeles, ne choisissez pas votre hébergement uniquement en fonction de sa distance avec Hollywood ou Santa Monica. Regardez surtout les temps de trajet vers les endroits que vous souhaitez visiter et l’accès aux grands axes si vous louez une voiture. Quelques kilomètres peuvent parfois représenter beaucoup plus de temps que prévu.
♿ Accessibilité de notre logement
Notre appartement n’était pas réellement adapté à une utilisation en fauteuil roulant. Il fallait franchir des marches pour y accéder et les portes n’étaient pas suffisamment larges pour permettre de circuler facilement avec mon fauteuil. Comme je peux marcher sur de courtes distances, j’ai pu m’adapter et le logement nous a convenu. En revanche, je ne le conseillerais pas à une personne qui doit utiliser son fauteuil en permanence à l’intérieur.
C’est aussi un point auquel je fais désormais particulièrement attention lorsque je réserve : un logement peut sembler facile d’accès sur les photos sans pour autant être réellement utilisable en fauteuil. La présence de marches, la largeur des portes ou l’aménagement de la salle de bain peuvent complètement changer l’expérience.
❤️ Notre bilan sur ce logement
Ce n’était pas le logement flambant neuf que laissait imaginer l’annonce, et l’extérieur était assez quelconque. Mais nous avions énormément d’espace, un lit très confortable, une cuisine, une buanderie, du calme, de la place pour nous garer et un accès rapide aux grands axes.
Pour environ 140 € la nuit à l’époque de notre séjour, le compromis nous a donc semblé plutôt bon.
Sur la colline d’ Hollywood – La CalifornieWalk of Fame – La CalifornieHommage à James Dean – La CalifornieWarner Bros Studio Tour – Los Angeles – La CalifornieWonder Woman aux Warner Studios – La CalifornieThe Batman
Que faire à Los Angeles ? Nos découvertes
Los Angeles est immense. Avant notre voyage, j’avais évidemment en tête Hollywood, les plages, les studios de cinéma et toutes ces images que l’on connaît à travers les films et les séries américaines.
Mais une fois sur place, j’ai surtout découvert une ville composée d’une multitude de quartiers qui peuvent donner l’impression de changer complètement d’ambiance en quelques kilomètres. Avec douze jours sur place, nous avons eu suffisamment de temps pour découvrir plusieurs visages de Los Angeles sans devoir courir en permanence.
Paramount Studio Tour – Los Angeles – La CalifornieT-800 de Terminator Genisys – La CalifornieBumbleBee – La Californie
Hollywood, Downtown et les quartiers mythiques de Los Angeles
Nous avons évidemment commencé par plusieurs lieux que je rêvais de découvrir : Hollywood et son célèbre Walk of Fame, Downtown Los Angeles, West Hollywood ou encore Sunset Boulevard.
Certains endroits correspondaient exactement aux images que j’en avais. D’autres m’ont beaucoup plus surprise.
Et c’est probablement ce que j’ai aimé à Los Angeles : il n’y a pas vraiment une seule ville à découvrir, mais une succession d’ambiances complètement différentes.
De Santa Monica à Malibu : découvrir la côte californienne
Impossible pour nous de séjourner à Los Angeles sans aller voir le Pacifique.
Santa Monica, son célèbre Pier et sa plage font évidemment partie des images emblématiques de la Californie. Nous avons également découvert Malibu et Long Beach, avec des atmosphères très différentes.
C’était également l’une des grandes raisons pour lesquelles j’étais curieuse de découvrir Los Angeles.
Nous avons visité les studios Warner Bros et Paramount, deux expériences qui permettent de découvrir les coulisses du cinéma et de la télévision d’une manière assez différente.
Et lorsqu’on a grandi entouré de films et de séries américaines, voir certains décors et accessoires en vrai produit forcément son petit effet.
Nous sommes également fans de Disney, donc il était assez difficile d’imaginer venir jusqu’en Californie sans découvrir le parc original imaginé par Walt Disney.
On a consacré deux journées à Disneyland Resort, en visitant Disneyland Park et Disney California Adventure.
Nous avions choisi de conserver notre logement à Los Angeles et de faire les trajets dans la journée plutôt que de prendre un hôtel à Anaheim.
Et les deux parcs sont suffisamment différents pour que j’aie consacré un article à chacun d’eux.
Enfin, nous avons quitté Los Angeles le temps d’une journée pour découvrir un paysage complètement différent : Joshua Tree National Park.
Après plusieurs jours passés au milieu des autoroutes, des immeubles et des quartiers de Los Angeles, se retrouver au milieu du désert et de ces arbres complètement improbables offre un sacré changement de décor.
Nous avons fait l’aller-retour depuis notre logement dans la journée.
Après douze jours à Los Angeles, nous avons pris la route vers le nord pour rejoindre la baie de San Francisco, où nous allions passer les neuf derniers jours de notre voyage.
Au départ, j’avais prévu de louer un appartement à Oakland.Les prix des hébergements à San Francisco étaient vraiment élevés et dormir de l’autre côté de la baie me semblait être un bon moyen de réduire le budget.Mais à l’approche de notre séjour, le contexte local m’a fait changer d’avis. J’avais déjà quelques inquiétudes concernant le quartier que j’avais choisi à Oakland et des manifestations liées à la politique migratoire de l’administration Trump ont eu lieu dans la région au moment de notre voyage.
J’ai donc préféré modifier notre réservation et chercher un logement à Alameda. C’était un peu plus cher que ce que j’avais initialement prévu à Oakland, mais cela nous convenait davantage et restait plus abordable que de dormir directement à San Francisco.
Pier 39 – San FranciscoAlcatrazAlcatraz Baie de San Francisco
Dormir à Alameda pour visiter San Francisco
Alameda se trouve juste à côté d’Oakland, sur une île de la baie. Et comme nous avions toujours notre voiture de location, nous avons choisi de rejoindre San Francisco en voiture chaque jour.
Sur le papier, cela me paraissait assez simple. Dans la réalité, j’avais oublié un petit détail : nous n’étions évidemment pas les seuls à vouloir traverser la baie. Pour rejoindre San Francisco, nous empruntions notamment le San Francisco – Oakland Bay Bridge et les bouchons pouvaient sérieusement rallonger le trajet. Avec le recul, c’est un élément que j’aurais davantage pris en compte au moment de choisir notre logement.
💡 Mon conseil : si vous envisagez de loger à Alameda ou Oakland pour économiser sur l’hébergement, ne comparez pas uniquement le prix des logements. Regardez également les temps de trajet aux heures où vous prévoyez de vous déplacer, le coût du stationnement à San Francisco et les possibilités de transports en commun.
Le péage du Bay Bridge : attention avec une voiture de location
Autre petite découverte : le fonctionnement des péages dans la baie de San Francisco.
Il n’y a pas forcément une barrière où l’on s’arrête simplement pour sortir sa carte bancaire. Le système repose notamment sur la lecture de la plaque d’immatriculation et sur FasTrak. Avec notre voiture de location, j’avais choisi de régler nos passages en ligne en renseignant la plaque du véhicule.
Et j’ai manifestement raté un paiement. Je l’ai découvert après notre retour en France lorsque Sixt m’a transmis la facture correspondante, accompagnée évidemment de frais supplémentaires. Pas exactement le souvenir de Californie que j’avais prévu de ramener dans ma valise.
💡 Mon conseil : si vous louez une voiture dans la baie de San Francisco, renseignez-vous sur le système de péage avant votre premier passage. Les loueurs peuvent proposer leur propre solution de paiement et FasTrak permet également aux visiteurs utilisant une voiture de location de créer un compte temporaire associé à la plaque du véhicule.
Pour le Bay Bridge, le péage est actuellement prélevé dans le sens Oakland → San Francisco. Les modalités et tarifs pouvant évoluer, mieux vaut vérifier directement le site officiel FasTrak avant le voyage plutôt que de se fier à un ancien tarif trouvé dans un blog.
À Alameda, nous avions de nouveau choisi un appartement situé dans une maison qui m’a paru absolument immense. Notre logement occupait le rez-de-chaussée et était lui aussi très spacieux, avec une grande chambre et une vaste pièce réunissant le salon et la cuisine, et une entrée personnelle.
Et après notre logement de Los Angeles, la différence était assez nette : celui-ci était vraiment propre, récent et agréable.
J’ai quand même eu un peu froid. Oui, en Californie, au mois de juin, il e
C’est d’ailleurs quelque chose qui peut surprendre lorsque l’on passe directement de Los Angeles à la baie de San Francisco : l’ambiance et les températures ne sont plus du tout les mêmes.
Mais dans l’ensemble, nous avons vraiment apprécié ce logement et Alameda nous a offert une base agréable pour nos neuf jours dans la baie.
♿ Un logement vraiment accessible en fauteuil
Et cette fois, excellente surprise du côté de l’accessibilité.
Contrairement à notre appartement de Los Angeles, notre logement d’Alameda était situé au rez-de-chaussée et je pouvais réellement l’utiliser avec mon fauteuil roulant. Les espaces étaient grands et je n’ai rencontré aucune difficulté particulière pour circuler à l’intérieur.
C’est exactement la différence que j’essaie de montrer lorsque je parle d’hébergement et de handicap : deux appartements peuvent sembler tout aussi pratiques sur une annonce, mais quelques marches ou des portes trop étroites peuvent complètement changer l’expérience une fois sur place.
À Los Angeles, je devais pouvoir quitter mon fauteuil et marcher sur de courtes distances pour utiliser notre logement. À Alameda, je pouvais simplement rentrer avec mon fauteuil. Et forcément, c’est beaucoup plus confortable.
Notre logement à Alameda près de San Francisco
Découvrir San Francisco
Après Los Angeles, le changement d’ambiance a été assez radical.
Pendant nos neuf jours dans la baie, nous avons profité de notre logement à Alameda pour découvrir San Francisco et plusieurs des lieux que nous avions envie de voir depuis longtemps.Nous avons évidemment traversé et admiré le Golden Gate Bridge, découvert les célèbres Painted Ladies, marché du côté de Fisherman’s Wharf et du Pier 39, descendu la surprenante Lombard Street et découvert Union Square.
Nous avons également consacré une visite à la California Academy of Sciences, dans Golden Gate Park.
Et puis il y avait Alcatraz. Impossible pour nous de passer neuf jours dans la baie de San Francisco sans aller découvrir cette ancienne prison installée sur son île, face à la ville.
Je consacrerai progressivement des articles détaillés à plusieurs de ces visites. L’objectif ici est surtout de vous donner un aperçu de notre séjour et de la façon dont nous avons organisé nos trois semaines en Californie.
♿ Voyager en Californie avec un handicap
Globalement, j’ai trouvé la Californie plutôt facile à visiter avec mon handicap.
Pendant ces trois semaines, j’ai utilisé mon fauteuil roulant selon les visites et j’ai trouvé de nombreux aménagements permettant de circuler assez facilement. Les centres commerciaux que nous avons fréquentés étaient accessibles, tout comme la grande majorité des lieux touristiques que nous avons visités. Dans l’ensemble, je n’ai pas eu le sentiment de devoir renoncer à des visites simplement à cause de mon handicap.
J’ai également trouvé assez facilement des places de stationnement réservées aux personnes en situation de handicap.
Se garer avec une carte française de stationnement
C’est paradoxalement le macaron de stationnement qui m’a posé le plus de questions.
Comme nous utilisions une voiture de location, obtenir un macaron californien pour un séjour aussi court ne m’a pas semblé particulièrement simple. J’ai donc finalement utilisé ma carte française de stationnement pour personnes handicapées.
Pendant nos trois semaines en Californie, je n’ai rencontré aucun problème. J’ai même laissé une fois la voiture stationnée toute une journée sur une place adaptée pendant que nous utilisions un bus touristique à arrêts multiples, sans aucune difficulté à notre retour.
Attention toutefois : il s’agit uniquement de mon expérience personnelle et non d’une garantie que la carte française soit juridiquement reconnue partout et dans toutes les situations.
La Californie prévoit d’ailleurs un « Travel Parking Placard » spécifique pour les visiteurs non-résidents présentant un handicap permanent, valable jusqu’à 90 jours sous certaines conditions. Si vous avez besoin de stationnements adaptés pendant votre voyage, je vous conseille donc de vérifier les règles du California DMV avant votre départ.
Mickey à Disneykand ParkAttraction Star Wars – Disneyland Park Anaheim
Disneyland California : ma grosse déception côté handicap
S’il y a cependant un endroit où mon expérience de l’accessibilité m’a réellement déçue, c’est Disneyland California.
Le problème n’était pas de circuler dans les parcs avec mon fauteuil : Disneyland Resort dispose de nombreux aménagements pour les personnes à mobilité réduite, avec notamment des parcours et des attractions accessibles selon différentes modalités.
Ma difficulté concernait surtout les files d’attente. Avec mon handicap moteur, rester debout ou piétiner pendant très longtemps peut devenir particulièrement difficile. Or le Disability Access Service (DAS) de Disneyland n’est pas conçu comme une carte prioritaire accordée à toutes les personnes handicapées. Il est aujourd’hui destiné aux visiteurs qui, en raison d’un handicap développemental comme l’autisme ou similaire, ne peuvent pas attendre longtemps dans une file conventionnelle.
Lors de notre visite, mon handicap moteur ne m’a donc pas permis d’obtenir le dispositif que j’espérais pour éviter ces longues attentes. Pour pouvoir profiter correctement de nos deux journées sans passer des heures à piétiner dans les files, j’ai finalement acheté des accès Lightning Lane en supplément.
Et forcément, ajoutés aux billets d’entrée, ces achats ont sérieusement augmenté le prix de nos deux journées à Disney.
C’est probablement ma principale déception concernant l’accessibilité pendant tout notre voyage en Californie.
💡 Mon conseil : si vous visitez Disneyland California avec un handicap moteur, renseignez-vous précisément avant votre séjour sur les différents dispositifs proposés. DAS, accessibilité physique des files, Location Return Time et Lightning Lane ne répondent pas aux mêmes besoins. Certaines attractions de Disneyland Park proposent notamment un temps de retour lorsque l’ancienne configuration de leur file ne permet pas à une personne utilisant un fauteuil ou présentant certaines limitations physiques de la parcourir.
Je développerai beaucoup plus précisément mon expérience, les attractions et les dispositifs d’accessibilité dans mes articles consacrés aux deux parcs.
J’ai adoré ce voyage en Californie, qui, au départ n’était même pas prévu.
Et avec le recul, je suis assez fière de nous. Même s’il avait déjà 20 ans, partir tous les deux à l’autre bout du monde représentait une petite aventure particulière. Je voyage avec mon handicap moteur et mon fils est autiste Asperger. Nous avons donc chacun nos particularités, notre façon de gérer la fatigue, les imprévus ou les changements de repères.
Et finalement, nous avons formé une sacrée équipe.
Pendant trois semaines, nous avons traversé la Californie jusqu’à la baie de San Francisco, géré les logements, les visites et les petits imprévus qui font forcément partie d’un voyage. Mon fils, lui, s’est révélé être un super copilote— au sens propre comme au figuré.
Surtout, nous avons fait les choses à notre rythme. Je n’ai pas cherché à tout voir ni à cocher une liste interminable de lieux incontournables. Hollywood, le Pacifique, Disneyland, les studios de cinéma, Joshua Tree, le Golden Gate, Alcatraz, San Francisco…Tout à coup, ces noms n’étaient plus des images vues dans des films ou à la télévision. Nous y étions.
J’ai également été agréablement surprise par les Américains que nous avons rencontrés. J’avais entendu beaucoup de choses avant notre départ mais, pendant notre séjour, les personnes avec lesquelles nous avons échangé ont été vraiment sympathiques et bienveillantes. Bien sûr, tout n’a pas été parfait. Il y a eu les bouchons, quelques galères avec les péages, des sorties d’autoroute ratées, des logements plus ou moins adaptés et cette grosse déception concernant la prise en compte de mon handicap moteur à Disneyland.
Mais finalement, ce sont aussi ces petites galères qui font partie du voyage. Et lorsque je repense à la Californie, ce n’est pas vraiment à tout cela que je pense en premier.
Je pense surtout à ces trois semaines passées avec mon fils. Et à une phrase qu’il m’a dite à la fin du voyage :
« Wouah, c’était génial… Dis donc, t’en as dans le ventre quand même ! »