Voyage et Goyave

Le guide du voyage accessible, pour (in)valides !

Étiquette : Porto

  • Porto, notre découverte du Golfe et de sa tour Génoise

    Porto, notre découverte du Golfe et de sa tour Génoise

    Pittoresque et sauvage, magnifique et éternel, le Golfe de Porto en Corse vaut absolument le détour.

    Le golfe de Porto, situé sur la côte ouest de la Corse, est l’un des plus beaux sites naturels de l’île. Classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, il séduit par ses falaises de granite rouge, ses eaux cristallines et ses paysages spectaculaires. Entre les célèbres Calanques de Piana, la réserve naturelle de Scandola et le village de Porto, ce lieu offre un cadre idéal pour la randonnée. Par ailleurs, les excursions en bateau et la découverte d’une nature préservée sont incontournables.

    La marina de Porto – dénommée Porto Ota de trouve au point le plus intérieur du golfe. C’est devant cette petite plage que le fleuve Porto s’acoquine à la mer Méditerranée.

    Le golfe de Porto, une arrivée qui sent les vacances

    Ce qui m’a immédiatement marquée en arrivant à Porto, c’est son golfe. Je l’ai trouvé absolument magnifique. Entourée par les reliefs corses, la mer scintille sous les mille rayons du soleil et, à cet instant là, on se sent vraiment en vacances.

    Porto est assez touristique et les hébergements sont nombreux autour du village, mais j’ai trouvé son petit front de mer très agréable. Nous avons simplement pris le temps de nous y promener et de déguster une glace face à la baie.

    La tour génoise de Porto

    En arrivant à Porto, un bâtiment a immédiatement attiré mon attention : une imposante construction carrée installée sur les hauteurs et dominant la mer.

    Au départ, j’ai d’ailleurs cru qu’il s’agissait d’un petit fortin. Dans mon esprit, une tour génoise était plutôt ronde ! Pourtant, il s’agit bien de la tour génoise de Porto, dont la forme carrée la distingue justement de nombreuses autres tours que l’on peut observer sur le littoral corse.

    Il est possible d’entrer à l’intérieur et de monter dans la tour. Des panneaux permettent d’en apprendre davantage sur son histoire et surtout de comprendre le rôle que jouaient autrefois ces tours dans la surveillance du littoral.

    Mais le plus beau reste probablement ce qui vous attend une fois arrivé en haut. La tour domine le golfe et offre une superbe vue sur la mer et les paysages qui entourent Porto. Rien que pour ce panorama, j’ai trouvé que la montée valait le détour.

    Un peu d’histoire : La tour de Porto a été construite au XVIe siècle, à une époque où la Corse était sous domination génoise. Elle faisait partie du réseau de tours installé le long du littoral pour surveiller la mer et protéger les côtes, notamment contre les incursions barbaresques. Perchée sur son promontoire rocheux, la tour de Porto domine directement le golfe et constituait ainsi un excellent poste d’observation. Entièrement restaurée dans les années 1990, elle accueille aujourd’hui une exposition permanente consacrée aux fortifications du littoral et à l’histoire des tours génoises de Corse. Une bonne façon de comprendre à quoi servaient réellement ces constructions que l’on aperçoit un peu partout sur l’île.

    ♿ Accessibilité et handicap à la tour génoise

    Si le village de Porto ne m’a pas posé de difficulté particulière avec mon handicap, l’accès à la tour génoise est une autre histoire.

    La tour est inaccessible en fauteuil roulant. Le chemin permettant de la rejoindre est caillouteux et peu adapté aux roues, et une fois sur place, il faut emprunter des marches pour visiter l’intérieur et accéder à la partie supérieure.

    De mon côté, pu effecter cette partie à pied. Cela m’a permis de visiter l’intérieur de la tour et de profiter du superbe panorama depuis les hauteurs.

    💡Mon conseil : Si vous avez des difficultés importantes à marcher ou à monter des marches, il faut donc garder en tête que la visite de la tour risque d’être compliquée, voire impossible selon votre mobilité.

    Profiter du petit front de mer de Porto

    Après la visite de la tour, nous avons simplement profité de Porto et de son petit front de mer. C’est un endroit agréable pour se promener, regarder les bateaux et surtout profiter du décor offert par le golfe. Nous nous sommes arrêtés pour manger une glace face à la mer, avec les montagnes tout autour.

    Porto est clairement habitué à recevoir des visiteurs : les hébergements et les établissements touristiques sont nombreux. Cela enlève peut-être un peu du côté sauvage que l’on peut trouver ailleurs en Corse, mais le cadre reste superbe.

    Côté handicap, je n’ai rencontré aucune difficulté particulière dans cette partie de Porto. Nous avons trouvé des places de stationnement adaptées et j’ai pu profiter du front de mer sans problème.

    Vous préparez un voyage en Corse ? Je vous raconte également notre itinéraire, mes endroits préférés et mon expérience du voyage avec un handicap dans mon guide consacré à la Corse.

    Mon avis perso

    J’ai beaucoup aimé notre passage à Porto, mais mon véritable coup de cœur va davantage au golfe qu’au village lui-même.

    Porto est joli et agréable, mais aussi très touristique. En revanche, difficile de rester insensible au décor qui l’entoure. Entre les montagnes, la mer qui scintille sous le soleil et la tour génoise qui domine la baie, le paysage est absolument magnifique.

    J’ai également beaucoup apprécié la visite de la tour. Sa forme carrée m’avait intriguée dès notre arrivée et la vue depuis le sommet récompense largement les efforts nécessaires pour y monter.

    Porto reste donc pour moi une très belle étape lors d’un road trip sur la côte ouest de la Corse. Pas forcément pour y passer plusieurs jours, mais clairement pour prendre le temps de découvrir son golfe, visiter sa tour… et manger une glace face à la mer.

  • La Corse, une île de beauté méditerranéenne

    La Corse, une île de beauté méditerranéenne

    La Corse m’attirait depuis longtemps. Il faut dire qu’elle traîne derrière elle une sacrée réputation : des paysages magnifiques, une mer incroyable, des montagnes, des villages perchés… Mais une phrase m’était surtout restée en tête. Une amie, tout juste revenue d’un voyage sur l’île, m’avait lancé :

    « La Corse, c’est le plus beau pays du monde ! »

    Alors forcément, j’avais envie d’aller vérifier par moi-même. Pour notre premier voyage, nous avons choisi de partir 15 jours en camion aménagé, avec une arrivée à Bastia. Et je crois que la Corse m’a convaincue presque immédiatement. Dès notre arrivée, j’en ai eu le souffle coupé. Nous avons passé notre première nuit sur un parking avec vue sur la mer. Rien de luxueux, rien de particulièrement organisé : simplement notre camion, la Méditerranée devant nous et cette sensation d’être enfin arrivés. Le décor était magnifique.

    Depuis, je suis retournée en Corse et j’ai découvert d’autres parties de l’île, notamment lors d’un road trip beaucoup plus court en Corse-du-Sud. Et mon avis n’a finalement pas beaucoup changé : la Corse est réellement l’une des plus belles destinations que j’ai eu la chance de découvrir.

    Dans ce guide, je ne vais donc pas essayer de dresser une liste interminable de tout ce qu’il « faut absolument voir » en Corse. Je préfère vous raconter les endroits que j’ai réellement découverts, mes coups de cœur, mes déceptions et les conseils qui m’ont été utiles pour parcourir l’île avec mon handicap.

    Sommaire

    1. Comment aller en Corse : ferry ou avion ?
    2. Comment se déplacer en Corse ?
    3. Que voir en Corse ?
    4. ♿ Voyager en Corse avec un handicap
    5. Mon avis perso

    Comment aller en Corse ?

    Prendre le ferry pour la Corse

    Pour notre premier voyage en Corse, nous avons choisi le ferry. Nous sommes partis de Nice avec Corsica Ferries, avec notre camion directement à bord.

    L’embarquement est assez impressionnant à observer. On entre dans le ferry avec son véhicule et les placeurs vous indiquent exactement où vous installer. Vu la quantité de voitures à faire rentrer, j’ai trouvé leur organisation d’une efficacité assez fascinante !

    Une fois le véhicule garé, il faut récupérer tout ce dont vous aurez besoin pendant la traversée, car nous ne pouvions plus retourner dans le garage avant l’arrivée.

    Pour l’aller, nous avions choisi une traversée de jour d’environ 7 heures. Pas de cabine pour nous : nous avons simplement squatté des transats sur le pont et profité du soleil pendant une bonne partie du trajet.

    Un bar était ouvert à bord, ce qui nous a permis de commencer notre immersion locale avec quelques bières corses face à la Méditerranée. Il y a pire comme début de vacances !

    Pour le retour, l’ambiance était assez différente. Notre ferry partait très tôt le matin et la traversée était plus courte, environ 5 heures. Nous avions cette fois réservé des sièges dans la salle cinéma pour pouvoir nous installer confortablement.

    Sur le papier, excellente idée. Dans la réalité, ils ont diffusé le même film pendant toute la traversée. Oui, le même. Encore. Et encore. Disons qu’au bout de cinq heures, nous étions assez contents d’apercevoir le continent !

    ♿ Ferry et handicap : notre expérience

    Lors de notre traversée, nous sommes montés à bord avec notre véhicule comme les autres passagers.

    Une fois garés, nous avons rejoint les espaces passagers par les escaliers, puisque cela m’était possible. J’ai néanmoins constaté qu’un accès était prévu pour les personnes en situation de handicap.

    De mon côté, je n’ai donc rencontré aucune difficulté particulière pendant la traversée. En revanche, comme je n’ai pas personnellement utilisé l’accès adapté, je préfère ne pas détailler son fonctionnement ou présenter l’ensemble du ferry comme parfaitement accessible sur la seule base de notre expérience.

    💡 Mon conseil : pensez à récupérer dans votre véhicule tout ce dont vous aurez besoin avant de quitter le garage. Une fois la traversée commencée, nous n’avions plus la possibilité d’y retourner.

    Rejoindre la Corse en avion

    Nous avons également testé l’avion lors d’un second séjour en Corse, cette fois pour un week-end beaucoup plus court.

    Nous sommes partis de Marseille avec Air Corsica pour rejoindre Ajaccio. Pour seulement quelques jours sur place, cette solution était évidemment beaucoup plus pratique que le ferry.

    À notre arrivée, nous avons récupéré directement une voiture de location à l’aéroport avant de partir sur les routes de Corse-du-Sud.

    Voyageant cette fois avec mon fauteuil, j’avais demandé une assistance à l’aéroport. Tout s’est parfaitement déroulé, aussi bien au départ qu’à notre arrivée à Ajaccio, avec un accompagnement jusqu’à la récupération de nos bagages.

    Envie de voir ce qu’il est possible de découvrir en seulement deux jours ? Lors de ce voyage, nous avons transformé un simple déplacement en véritable road trip à travers la Corse-du-Sud, entre Sartène, Roccapina, Bonifacio, Porto-Vecchio et Zonza.

    Ferry ou avion : lequel choisir ?

    Après avoir testé les deux, je ne pense pas qu’il existe une meilleure solution dans l’absolu.

    Pour notre séjour de 15 jours en camion, le ferry était parfait puisque nous pouvions embarquer directement avec notre véhicule et tout notre équipement.

    Pour notre week-end de 48 heures, l’avion nous a au contraire permis de gagner énormément de temps, quitte à louer une voiture une fois arrivés.

    💡 Mon conseil : choisissez surtout en fonction de la durée et du type de séjour. Pour un road trip assez long avec votre propre véhicule, regardez du côté du ferry. Pour quelques jours seulement, l’avion est généralement beaucoup plus simple.

    Comment se déplacer en Corse ?

    Pour nos deux voyages en Corse, nous avons fait le choix de nous déplacer en voiture : avec notre propre camion aménagé lors de notre premier séjour, puis avec une voiture de location lors de notre week-end en Corse-du-Sud.

    Pour le type de voyage que nous voulions faire, c’était clairement la solution la plus pratique. La Corse se prête merveilleusement bien au road trip : une plage donne envie de s’arrêter, un village apparaît au détour d’une route, un point de vue oblige à sortir l’appareil photo… et avoir son propre véhicule offre une vraie liberté.

    Mais attention aux distances ! Sur une carte, la Corse peut sembler relativement petite. Dans la réalité, les routes sont souvent sinueuses et les temps de trajet peuvent être beaucoup plus importants qu’on ne l’imagine.

    Et finalement, c’est aussi ce qui fait leur charme. Certaines routes font véritablement partie du voyage. Nous l’avons particulièrement ressenti en traversant l’intérieur de l’île, entre les forêts, les montagnes et les paysages où l’on se retrouve parfois avec l’impression d’être seuls au monde.

    💡 Mon conseil : ne construisez pas votre itinéraire uniquement en regardant les kilomètres. Regardez également les temps de trajet et évitez de vouloir traverser la moitié de la Corse chaque jour. Vous profiterez beaucoup plus du voyage.

    Louer une voiture en Corse

    Lors de notre second séjour, nous avons récupéré une voiture de location directement à notre arrivée à l’aéroport d’Ajaccio.

    Nous avions choisi SIXT, notamment pour une raison qui peut sembler anodine mais qui a énormément d’importance pour moi : la possibilité de louer une voiture avec certaines cartes de débit.

    Je ne possède pas de carte de crédit, uniquement une carte de débit, et ça m’a bloquée pendant des années pour louer une voiture. Découvrir qu’il était possible de réserver chez SIXT dans ces conditions m’a donc considérablement simplifié les choses.

    Nous n’avions pas besoin d’un véhicule adapté à mon handicap, mais le loueur en proposait également.

    💡 Mon conseil : si vous possédez uniquement une carte de débit, vérifiez bien les conditions du loueur avant de réserver ainsi que le montant de la caution et le plafond disponible sur votre carte. Les conditions et les cartes acceptées peuvent évoluer.

    Que voir en Corse ? Les endroits que nous avons découverts

    Difficile de répondre à la question « que voir en Corse ? » tant l’île offre des paysages différents.

    Lors de notre premier voyage de 15 jours en camion aménagé, nous avons eu le temps de parcourir une bonne partie de l’île, depuis Bastia jusqu’aux paysages de l’intérieur, avant de découvrir notamment Corte, la vallée de la Restonica ou encore Porto.

    Quelques années plus tard, nous sommes revenus pour explorer davantage la Corse-du-Sud, avec un itinéraire passant notamment par Propriano, Sartène, Roccapina, Bonifacio, Porto-Vecchio et Zonza.

    Je ne vais donc pas essayer de vous dresser une liste de tous les endroits supposément « incontournables » de Corse. Voici plutôt ceux que nous avons réellement découverts et qui ont marqué nos voyages.

    Bastia, notre première rencontre avec la Corse

    C’est à Bastia que nous avons découvert la Corse pour la première fois. Et autant dire que l’île n’a pas mis longtemps à nous convaincre.

    À peine arrivés avec notre camion, nous avions déjà cette impression d’avoir complètement changé de décor. Pour notre première nuit, nous nous sommes simplement installés face à la mer. Notre voyage pouvait commencer.

    Bastia était surtout pour nous la porte d’entrée vers le nord de l’île et le Cap Corse. Et parmi les endroits découverts dans cette partie de la Corse, il y en a un qui mérite clairement qu’on s’y arrête : Nonza.

    🖤 Avec sa spectaculaire plage de galets noirs dominée par le village, Nonza fait partie des paysages qui m’ont le plus marquée dans le Cap Corse. Je vous raconte notre passage et ce que nous y avons découvert dans mon article consacré à Nonza.

    Corte, au cœur des montagnes corses

    Après la côte, rejoindre Corte donne déjà l’impression de découvrir une autre Corse.

    La ville est nichée au cœur des montagnes et j’ai trouvé la route assez longue depuis la mer. Pas forcément à cause de la distance, mais plutôt parce que l’on quitte les grands axes pour emprunter de petites routes où les kilomètres défilent beaucoup moins vite.

    Mais une fois arrivée à Corte, je n’ai absolument pas regretté le détour.

    J’ai adoré cette ville, son ambiance et ses petites ruelles pleines de charme. Au-dessus des maisons, la citadelle perchée sur son promontoire domine le paysage et participe énormément au caractère du lieu.

    La citadelle de Corte : Perchée sur un éperon rocheux dominant la ville, la citadelle est l’un des symboles de Corte. Sa partie la plus spectaculaire, surnommée le « nid d’aigle », a été construite au XVe siècle et domine les vallées environnantes. La citadelle a ensuite été agrandie et fortifiée au fil des siècles. Elle abrite aujourd’hui notamment le Musée de la Corse.

    Même sans entrer dans les détails de son histoire, sa position suffit à comprendre pourquoi elle marque autant le paysage : depuis les ruelles de Corte, elle semble littéralement accrochée à la montagne.

    Prenez surtout le temps de vous promener dans les ruelles plutôt que de simplement traverser Corte. C’est en déambulant dans le centre que j’ai vraiment apprécié la ville. Pour moi, Corte est clairement une étape indispensable lors d’un road trip en Corse.

    Nous avons consacré davantage de temps à Corte lors de notre voyage. Je vous raconte notre visite, les endroits que nous avons découverts et mon expérience avec mon handicap dans mon article consacré à la ville.

    La vallée de la Restonica : magnifique… mais ça grimpe !

    Depuis Corte, nous avons également découvert la vallée de la Restonica, cette fois à pied lors d’une randonnée en montagne.

    Et autant vous prévenir : j’ai trouvé la deuxième partie particulièrement difficile.

    Le début m’avait laissé penser que j’allais pouvoir m’en sortir correctement, mais les choses se sont sérieusement compliquées ensuite. Pour atteindre les lacs, il faut notamment progresser parmi les rochers et franchir certains passages qui demandaient beaucoup plus d’efforts que ce dont j’avais l’habitude.

    Avec mon handicap, cette partie était clairement au-dessus de mon niveau. J’ai vraiment eu beaucoup de mal à avancer et cette randonnée m’a demandé énormément d’efforts.

    Le paysage reste très joli et je suis contente d’avoir découvert la Restonica, mais c’est typiquement le genre d’endroit où je préfère raconter ce que j’ai réellement réussi à faire plutôt que de simplement coller une étiquette « accessible » ou « non accessible ».

    💡 Mon conseil : si vous avez des difficultés à marcher, renseignez-vous précisément sur l’itinéraire que vous envisagez avant de partir. Dans mon cas, ce n’est pas tant le début de la randonnée qui m’a posé problème que sa seconde partie, beaucoup plus exigeante avec des passages dans les rochers.

    Je raconte plus en détail notre randonnée dans la vallée de la Restonica et les difficultés que j’y ai rencontrées dans mon article consacré à cette excursion.

    Porto et son golfe spectaculaire

    Après les montagnes de Corte et de la Restonica, nous avons retrouvé la mer en rejoignant Porto.

    Le village est plutôt joli, mais ce qui m’a surtout marquée, c’est son environnement. La baie de Porto est superbe, entourée de reliefs qui plongent vers la Méditerranée et donnent au paysage un côté particulièrement spectaculaire.

    Porto est en revanche une destination très touristique. Et qui dit tourisme dit forcément hôtels, locations et hébergements destinés à accueillir les nombreux visiteurs qui viennent découvrir cette partie de la Corse. L’ambiance est donc assez différente de celle des petits villages que nous avions traversés jusque-là.

    Le petit front de mer reste très agréable pour se promener tranquillement, profiter de la baie ou simplement s’arrêter déguster une glace face à la mer.

    Je n’ai pas eu de difficulté particulière liée à mon handicap lors de notre passage à Porto. Des places de stationnement adaptées sont prévues et j’ai pu profiter du village sans problème particulier.

    Ce n’est peut-être pas Porto lui-même qui m’a le plus marquée pendant notre voyage, mais sa situation exceptionnelle en fait une très belle étape pour découvrir cette partie de la côte corse.

    Porto constitue également un excellent point de départ pour découvrir les paysages exceptionnels qui l’entourent. Je vous raconte plus en détail notre passage dans mon article consacré à Porto et à son golfe.

    Cap sur la Corse-du-Sud

    Après Porto, nous avons poursuivi notre route vers le sud de l’île.

    C’est une partie de la Corse que nous avons ensuite eu l’occasion de redécouvrir lors d’un second voyage, beaucoup plus court, mais entièrement consacré à la Corse-du-Sud.

    Sartène, Roccapina, Bonifacio, Porto-Vecchio, Zonza ou encore Ajaccio : les paysages et les ambiances changent énormément en quelques kilomètres.

    Parmi toutes ces étapes, deux endroits m’ont particulièrement marquée : Sartène, pour son charme et son atmosphère, et surtout Bonifacio, qui reste pour moi l’une des merveilles de la Corse.

    Roccapina mérite également le détour pour son incroyable paysage dominé par son célèbre lion de granit, tandis que les routes autour de Zonza offrent une toute autre facette de l’île, entre montagnes et forêts.

    Porto-Vecchio m’a moins marquée. J’ai trouvé son centre ancien agréable et plutôt joli, mais si je devais faire des choix lors d’un premier voyage, ce ne serait pas forcément l’étape que je placerais en priorité.

    Quant à Ajaccio, nous l’avons découverte plus tranquillement lors de notre second séjour, notamment en longeant son front de mer avant de rejoindre le centre historique.

    Nous avons consacré tout un week-end à parcourir la Corse-du-Sud, de Propriano à Bonifacio en passant par Sartène, Roccapina, Porto-Vecchio et Zonza. Je vous raconte notre itinéraire complet, nos coups de cœur, nos petites galères et mon expérience avec mon handicap dans cet article.

    ♿ Voyager en Corse avec un handicap

    Globalement, j’ai trouvé la Corse plutôt accessible lors de mes différents séjours.

    Dans les villes et les sites que nous avons visités, j’ai régulièrement trouvé des places de stationnement adaptées là où elles étaient nécessaires. C’est un détail qui peut sembler anodin, mais lorsque l’on voyage avec des difficultés à marcher, pouvoir se garer à proximité change énormément la façon dont on découvre un endroit.

    Lors de notre second séjour, nous avons également passé une nuit au Mercure Ajaccio. C’est le seul hôtel que j’ai personnellement testé en Corse, je ne peux donc évidemment pas généraliser à l’ensemble des hébergements de l’île, mais celui-ci était adapté et nous n’avons rencontré aucune difficulté particulière.

    J’ai surtout gardé un très bon souvenir de l’accueil. Au-delà des équipements, j’ai rencontré beaucoup de gentillesse et de bienveillance lorsque j’avais besoin d’aide ou d’un peu plus de temps.

    Cela ne signifie évidemment pas que tout est accessible. La Corse reste une île montagneuse, avec des villages anciens, des ruelles pavées, des sentiers et parfois des terrains très accidentés. Je l’ai particulièrement constaté lors de notre randonnée dans la Restonica, dont la seconde partie était clairement trop difficile pour mon niveau, ou encore sur certains chemins permettant d’accéder aux plages.

    Mais mon handicap ne m’a jamais donné le sentiment de m’empêcher de découvrir la Corse. Il m’a parfois fallu adapter une visite, marcher sur une courte distance plutôt que d’utiliser mon fauteuil ou renoncer à certains passages, mais dans l’ensemble, j’ai trouvé qu’il y avait un véritable accueil des personnes en situation de handicap.

    💡 Mon conseil : la difficulté vient souvent davantage du relief ou de la nature du terrain que d’un manque d’aménagements. Si vous avez des difficultés à marcher, regardez donc précisément les conditions d’accès au lieu que vous souhaitez visiter plutôt que de vous fier uniquement à la mention « accessible » ou « PMR ».

    Mon avis perso

    Alors, est-ce que mon amie avait raison lorsqu’elle m’avait affirmé que « la Corse, c’est le plus beau pays du monde » ? Bon… techniquement, ce n’est pas un pays. Mais après y être allée, je comprends parfaitement ce qu’elle voulait dire. J’ai adoré ce bout de France. La Corse fait partie de ces destinations où j’ai eu très rapidement le sentiment d’être partie beaucoup plus loin que je ne l’étais réellement. La mer, les montagnes, les villages, les petites routes, les paysages sauvages… parfois quelques kilomètres suffisent pour complètement changer de décor.

    Et surtout, je trouve que c’est une destination formidable pour un road trip. J’ai adoré cette liberté de pouvoir prendre une route simplement parce qu’elle semblait jolie, s’arrêter devant un paysage ou découvrir un village que nous n’avions pas forcément prévu de visiter. S’il fallait donner un seul conseil, ce serait en revanche d’éviter autant que possible le cœur de l’été. La Corse attire énormément de monde en juillet et en août et, avec mon handicap, cette affluence peut rapidement compliquer les choses : stationnement, accès aux plages, circulation ou simplement possibilité de prendre son temps.

    Personnellement, je privilégierais juin ou septembre. La fréquentation est plus raisonnable, les déplacements sont plus simples et l’on peut davantage profiter de l’île sans avoir l’impression de devoir se battre pour chaque place de stationnement.

    Alors non, je ne sais toujours pas si la Corse est « le plus beau pays du monde »…

    Mais elle fait sans aucun doute partie des plus beaux endroits que j’ai eu la chance de découvrir. Et j’y retournerais avec énormément de plaisir.