Pendant notre séjour en Californie, il était évidemment impossible de passer à côté de visiter Santa Monica et de sa célèbre plage !
Santa Monica fait partie de ces endroits que l’on connaît presque sans y être jamais allé. Entre les films, les séries américaines, la jetée et ses attractions, j’avais l’impression d’avoir déjà vu ce décor des dizaines de fois.
Et pourtant, dès que je suis descendue de voiture, j’ai adoré ! L’ambiance, la promenade, le Pacifique à perte de vue… Tout m’a immédiatement séduite.
J’avais cette drôle d’impression de faire désormais partie du cercle fermé de ceux qui avaient réellement foulé le sol de cette plage mythique. Un sentiment peut-être un peu ridicule, mais tellement agréable ! Santa Monica a été un très joli moment de notre voyage en Californie. Même si, avant de profiter de cette belle ambiance, nous avons eu droit à une petite mauvaise surprise…
L’entrée du parc d’ attraction de Santa Monica : Pacific Rim
Notre arrivée à Santa Monica : le piège du parking
Nous sommes arrivés à Santa Monica en voiture, comme pour la plupart de nos visites à Los Angeles.
En approchant de la plage, nous avons suivi la circulation et les indications qui nous dirigeaient vers un immense parking.
Jusque-là, rien d’anormal.
Sauf qu’une fois engagés, nous avons découvert les tarifs. Et là, beaucoup moins drôle ! Lors de notre passage, le stationnement était facturé par demi-journée : que nous restions une heure ou deux, nous devions payer le même montant. Et le plus agaçant, c’est que nous ne pouvions même plus faire demi-tour facilement une fois engagés dans l’accès au parking.
J’ai vraiment eu l’impression d’être prise au piège. Je comprends parfaitement que le stationnement soit payant dans un lieu aussi touristique, mais je n’aime pas du tout cette sensation de devoir accepter un tarif sans avoir réellement la possibilité de changer d’avis.
💡 Mon conseil : si vous venez visiter Santa Monica en voiture, comparez les parkings et leurs tarifs avant d’arriver à proximité de la plage. Ne vous engagez pas automatiquement dans le premier accès qui se présente !
Heureusement, une fois cette contrariété passée, Santa Monica nous a très vite réconciliés avec la journée.
Santa Monica Pier : un petit retour en enfance
Après notre mésaventure avec le parking, nous avons enfin rejoint la célèbre jetée de Santa Monica.
Et là, changement d’ambiance ! Entre les attractions, les jeux, les petites boutiques et l’océan Pacifique en toile de fond, j’ai immédiatement adoré l’endroit. Nous avons pris le temps de nous promener sur la jetée et de profiter de Pacific Park, ce petit parc d’attractions installé directement au-dessus de l’océan. L’entrée est gratuite, mais les attractions sont payantes individuellement.
La grande roue et les plaisirs de la fête foraine
Impossible pour nous de résister à la grande roue ! Quel plaisir de prendre de la hauteur et de découvrir la plage, la jetée et l’immensité du Pacifique depuis les nacelles. Nous nous sommes également laissés tenter par les jeux d’adresse où l’on espère repartir avec une énorme peluche. Bon… nous avons perdu.
Mais peu importe ! Entre les jeux, les attractions et les quelques sucreries que j’ai évidemment pris soin de grignoter, j’ai passé un moment délicieux. Il y avait quelque chose de très nostalgique dans cette ambiance.
Je me suis retrouvée, l’espace de quelques instants, dans les fêtes foraines de mon enfance. Cette atmosphère joyeuse, les jeux, les gourmandises, les attractions… Finalement, les plaisirs les plus simples sont parfois ceux qui laissent les meilleurs souvenirs.
Et vivre tout cela sur la célèbre jetée de Santa Monica, avec le Pacifique juste à côté, rendait le moment encore plus particulier.
Le vent a eu raison de notre déjeuner !
Nous avions initialement prévu de manger sur la jetée, lors de notre visite à Santa Monica. Ce ne sont pas les possibilités qui manquent : on y trouve de nombreux restaurants et petits établissements où faire une pause. Mais nous avons finalement renoncé.
En juin 2025, contrairement à ce que j’imaginais de la Californie, il ne faisait pas particulièrement chaud lors de notre passage. Et sur la jetée, le vent était vraiment présent ! À force de nous faire décoiffer et de nous rafraîchir, il a fini par avoir raison de notre projet de déjeuner sur place.
💡 Mon conseil : même en juin, prévoyez une petite veste pour profiter de Santa Monica Pier. Le bord de l’océan peut être bien plus frais et venteux que les quartiers situés à l’intérieur de Los Angeles.
Heal the Bay Aquarium : une visite que nous avons manquée
Saviez-vous qu’un aquarium se cache sous la célèbre jetée de Santa Monica ?
Le Heal the Bay Aquarium est un petit aquarium consacré à la faune marine de la baie de Santa Monica et à la protection de l’océan. On peut notamment y découvrir des poissons, des méduses, des requins et différentes espèces vivant au large de la Californie.
Nous avions envisagé de le visiter, mais malheureusement, il affichait complet lors de notre passage en juin 2025. Nous n’avons donc pas pu le découvrir, et c’est bien dommage !
💡 Mon conseil : si cette visite vous intéresse, consultez les jours d’ouverture et les conditions d’entrée avant de vous déplacer. L’aquarium n’est pas ouvert tous les jours.
Réserver votre visite
Pour notre visite, j’avais réservé nos billets pour l’aquarium à l’avance via GetYourGuide. Votre réservation sera valable pour la journée entière, lors des horaires d’ouverture de l’aquarium.
J’aime bien avoir mes principales visites réservées avant le départ, surtout lorsque nous avons un programme déjà bien rempli. Cela m’évite de devoir m’en occuper une fois sur place. Vous pouvez réserver et payer jusqu’à 24 heures avant la date de votre visite. Les réservations sont en général annulables également 24 heures avant.
Ce lien est affilié. Si vous effectuez une réservation par son intermédiaire, nous pouvons percevoir une petite commission, sans coût supplémentaire pour vous.
La Route 66 : une découverte totalement inattendue !
Et puis, au détour de notre promenade sur la jetée, je suis tombée sur un panneau qui m’a littéralement laissée bouche bée.
« Route 66 – End of the Trail ».
Attendez… QUOI ?!
La Route 66 ? LA Route 66 ? Cette route mythique qui traverse les États-Unis, celle des grands espaces, des road trips et de l’Amérique que l’on imagine depuis toujours ?
Elle se termine ici, à Santa Monica ?
Je n’en avais absolument aucune idée ! Je me suis approchée du panneau, je me suis appuyée dessus pour immortaliser l’instant et j’ai réalisé que je me trouvais à l’une des extrémités de cette route légendaire.
Et là, une petite idée a commencé à germer dans ma tête… Un jour, j’aimerais faire la même photo devant le panneau qui marque le début de la Route 66, à Chicago.
Mais cette fois, pourquoi ne pas parcourir les kilomètres qui séparent les deux ? Pour le moment, je n’ai découvert que la fin de l’histoire.
Peut-être qu’un jour, j’en découvrirai le début.
La fin de la Route 66 à Santa Monica
Santa Monica Beach : les pieds dans le sable californien !
Impossible pour nous de découvrir Santa Monica sans aller faire un petit tour sur sa célèbre plage !
Nous n’y sommes pas restés très longtemps, notamment parce que le temps n’était pas particulièrement engageant. En ce mois de juin 2025, le soleil se faisait plutôt discret et le vent rafraîchissait sérieusement l’atmosphère.
Mais peu importe ! Nous tenions absolument à marcher sur le sable de cette plage que nous avions si souvent vue dans les films et les séries américaines. Et rien que pour ça, la promenade valait le détour.
Malgré le manque de soleil, nous avons aperçu pas mal de surfeurs qui, eux, ne semblaient absolument pas dérangés par la météo ! J’ai beaucoup aimé cette immense étendue de sable, l’océan Pacifique et cette ambiance typiquement californienne que j’étais venue chercher.
Nous n’avons pas passé des heures sur la plage, nous ne nous sommes pas baignés, mais nous avons pris le temps de savourer ce petit moment de visite.
Après tout, nous étions sur la plage de Santa Monica ! Et pour la petite Française que je suis, c’était déjà quelque chose.
Third Street Promenade : à la rencontre des artistes de rue
Après notre découverte de la jetée et de la plage, nous avons également pris le temps de nous promener sur Third Street Promenade, l’une des rues piétonnes les plus connues de Santa Monica.
Nous avions particulièrement envie d’y découvrir les artistes de rue, qui contribuent à l’ambiance de cette promenade animée. Et nous avons appris quelque chose d’assez surprenant : les spectacles de rue sont ici encadrés par une réglementation spécifique. Selon les activités, les artistes doivent notamment respecter certaines conditions pour pouvoir se produire.
Autrement dit, on ne s’improvise pas artiste de rue à Santa Monica sans quelques règles à respecter ! J’ai beaucoup aimé cette promenade, avec ses commerces, ses animations et son atmosphère détendue.
Après l’effervescence de Pacific Park et l’immensité de la plage, c’était une autre façon de profiter de Santa Monica, simplement en flânant au milieu des passants. Une balade bien sympathique qui a parfaitement complété notre découverte de ce petit coin de Californie.
Peluches à gagner au Pacific Park à Santa Monica
♿ Accessibilité et handicap à Santa Monica
J’ai trouvé la visite de Santa Monica plutôt bien aménagée pour les personnes en situation de handicap, même si, comme souvent dans les lieux très touristiques, il faut composer avec la foule.
Santa Monica Pier et Pacific Park
La célèbre jetée de Santa Monica est accessible aux personnes en fauteuil roulant et il est également possible de circuler dans Pacific Park.
Lors de notre visite, j’ai constaté que les espaces de circulation permettaient le passage des fauteuils roulants.
Pourtant, j’ai personnellement préféré ne pas utiliser le mien.
Santa Monica Pier est un lieu très fréquenté, aussi bien par les touristes que par les habitants venus profiter de l’océan et des attractions. Et avec autant de monde, circuler en fauteuil ne me semblait pas particulièrement agréable.
J’ai donc choisi de découvrir la jetée autrement, à mon rythme.
Attention toutefois : pouvoir circuler dans Pacific Park ne signifie pas nécessairement que toutes les attractions sont accessibles de la même manière. Il convient de vérifier les conditions d’accès propres à chacune.
Les promenades de Santa Monica
J’ai également apprécié les aménagements des promenades, qui permettent de circuler facilement avec différents équipements à roues.
Les cheminements sont larges et aménagés pour accueillir aussi bien les piétons que les personnes utilisant des aides à la mobilité.
C’est un vrai point positif pour profiter du bord de mer sans devoir constamment chercher un passage adapté.
Mon ressenti sur l’accessibilité
Dans l’ensemble, mon impression a été très positive. Les aménagements permettent de découvrir Santa Monica avec un handicap moteur, mais il ne faut pas sous-estimer la fréquentation de certains secteurs, particulièrement autour de la jetée.
Et c’est une distinction qui me paraît importante : un lieu peut être accessible sur le plan technique sans être nécessairement confortable à parcourir lorsqu’il est bondé. Pour ma part, j’ai pu profiter pleinement de cette journée en adaptant simplement ma façon de me déplacer.
L’accès à la plage en fauteuil roulant
En revanche, concernant l’accès au sable, mon expérience a été différente. Nous avons tenu à faire quelques pas sur la célèbre plage de Santa Monica, mais je n’ai pas repéré d’aménagement particulier permettant d’y accéder facilement en fauteuil roulant à l’endroit où nous nous trouvions.
Je n’ai notamment pas aperçu de tapis d’accès ou de cheminement adapté jusqu’au bord de l’eau. Cela ne signifie pas que ces équipements n’existent pas ailleurs sur la plage, simplement que je n’en ai pas vu lors de notre passage.
💡 Mon conseil : si vous souhaitez profiter de la plage en fauteuil roulant, renseignez-vous en amont sur les accès adaptés et les éventuels équipements mis à disposition. Santa Monica Beach est immense et les conditions d’accès peuvent varier selon les secteurs.
Envie de découvrir le reste de Los Angeles ? Santa Monica n’est qu’une des nombreuses facettes de Los Angeles ! Entre Hollywood, les studios de cinéma, les quartiers mythiques et les paysages californiens, nous avons eu de quoi nous émerveiller. Je vous raconte toutes nos découvertes, nos coups de cœur et mes conseils pour organiser votre séjour dans notre grand guide de Los Angeles.
Santa Monica a été un véritable coup de cœur pendant notre séjour à Los Angeles ! Dès que je suis descendue de voiture, j’ai aimé l’ambiance de cet endroit. La plage, l’océan Pacifique, la célèbre jetée, les attractions… Tout semblait réuni pour passer une superbe journée à visiter Santa Monica coin.
Et c’est exactement ce que nous avons vécu ! Entre notre tour de grande roue, nos tentatives désespérées pour gagner une peluche, les sucreries et cette incroyable découverte du panneau de la Route 66, j’ai retrouvé une insouciance qui m’a rappelé les fêtes foraines de mon enfance.
Même le vent et notre mésaventure avec le parking n’ont pas réussi à gâcher ce joli moment. J’ai également beaucoup aimé me promener dans les rues de Santa Monica et découvrir cette atmosphère si particulière, à la fois animée et décontractée.
J’avais l’impression de découvrir enfin l’un de ces endroits mythiques que l’on voit depuis toujours dans les films et les séries américaines. Et finalement, c’est exactement ce que j’étais venue chercher en Californie : le plaisir de voir de mes propres yeux des lieux qui m’avaient tant fait rêver.
Pour moi, Santa Monica fait partie des plus beaux endroits que nous avons découverts à Los Angeles.
Alors, faut-il visiter Santa Monica ?
Oh que oui ! C’est même un incontournable que je vous recommande absolument d’intégrer à votre programme. Et si j’ai un jour la chance de retourner à Los Angeles, une chose est certaine : je reviendrai visiter Santa Monica sans la moindre hésitation.
Peut-être que cette fois, nous gagnerons enfin une peluche !
Je ne vais pas vous raconter que ce voyage en Californie était un rêve que je préparais depuis dix ans.
Pas du tout.
Tout a commencé en novembre 2024, lorsque je suis tombée sur de très belles promotions pour des vols à destination de Los Angeles. Quelques recherches plus tard, les billets étaient réservés. En juin 2025, je partais donc pour trois semaines en Californie avec mon fils, alors âgé de 20 ans.
Notre programme était assez simple : passer une douzaine de jours à Los Angeles, avec notamment une journée à Joshua Tree et deux jours à Disneyland California, puis prendre la route vers San Francisco, où nous avions choisi de loger à Alameda afin de réduire le coût de l’hébergement.
Finalement, ce voyage que je n’avais absolument pas prévu quelques mois auparavant allait devenir une formidable découverte de la Californie.
Et dès notre arrivée à Los Angeles, je me suis sentie étonnamment à l’aise.
Mes premiers pas à Los Angeles
Après avoir récupéré nos bagages, nous avons pris une navette pour rejoindre notre agence de location de voitures. Et c’est là que commençait la partie qui m’inquiétait probablement le plus avant le départ pour mon voyage en Californie : conduire aux États-Unis. Je m’étais posé beaucoup de questions avant le voyage. Les immenses autoroutes de Los Angeles, les panneaux différents des nôtres, les échangeurs, les règles de circulation…
Finalement ?
J’ai trouvé la conduite beaucoup plus facile que je ne l’imaginais. Les routes sont généralement larges, les indications assez claires et je me suis rapidement habituée à conduire là-bas.
Notre voyage en Californie en quelques mots
Nous avons organisé notre séjour autour de deux grandes étapes :
Los Angeles a constitué notre première base pendant douze jours. Nous y avons découvert la ville et ses différents quartiers, mais nous avons également utilisé notre logement comme point de départ pour plusieurs excursions.
Nous sommes notamment partis à Joshua Tree pour la journée et avons consacré deux journées à Disneyland California. Dans les deux cas, nous avons choisi de rentrer dormir à Los Angeles plutôt que de changer d’hébergement.
Nous avons ensuite pris la route en direction de San Francisco. Pour cette deuxième partie du voyage, nous avons choisi de ne pas dormir directement dans San Francisco. Les prix des hébergements étant particulièrement élevés, nous avons trouvé une solution beaucoup plus abordable à Alameda, de l’autre côté de la baie.
Et c’est à partir de ces deux bases que nous avons découvert une partie de la Californie pendant trois semaines.
la fin de la route 66 – Los Angeles – La CalifornieSanta Monica à Los Angeles – La CalifornieLa Californie
Préparer son voyage en Californie
Un voyage en Californie demande évidemment un peu de préparation, mais rien ne m’a paru particulièrement compliqué.
De notre côté, tout a commencé assez spontanément : j’ai réservé nos billets en novembre 2024 après être tombée sur une très belle promotion, pour un départ en juin 2025.
Entre les formalités d’entrée aux États-Unis, les billets d’avion et la location de voiture, voici donc comment nous avons préparé notre voyage.
Les formalités pour entrer aux États-Unis
Pour un séjour touristique de moins de 90 jours, les voyageurs français peuvent généralement bénéficier du Visa Waiver Program et voyager sans visa, à condition notamment de disposer d’un passeport électronique compatible et d’obtenir une autorisation ESTA avant le départ.
Attention toutefois : l’ESTA n’est pas un visa et son obtention ne garantit pas l’entrée sur le territoire américain lors de votre v. La décision finale appartient aux autorités américaines au point d’entrée. Certaines situations particulières, notamment certains voyages antérieurs dans des pays déterminés par les autorités américaines, peuvent également rendre nécessaire l’obtention d’un visa.
Depuis 2025, le tarif officiel de l’ESTA est de 40 $. Mon ancien article indiquait encore 21 $ : cette information est donc désormais périmée.
💡 Mon conseil : passez uniquement par les sites officiels des autorités américaines pour effectuer votre demande. De nombreux sites intermédiaires proposent de réaliser la démarche à votre place en facturant des frais supplémentaires.
Les règles d’entrée pouvant évoluer, je vous conseille également de vérifier les conditions officielles au moment de préparer votre propre voyage en Californie.
Dans notre cas, la Californie n’était absolument pas un voyage planifié depuis des années. C’est même exactement l’inverse. En novembre 2024, je suis tombée sur une très belle promotion pour Los Angeles. Les prix étaient suffisamment intéressants pour me faire réfléchir sérieusement à la destination et, quelques recherches plus tard, j’avais réservé deux billets pour juin 2025.
Nous avons voyagé avec Air France entre Paris et Los Angeles.
Sachez que le vol dure 11 heures. Je vous conseille, donc, de choisir une compagnie qui assure le service. Air France est fort habile en la matière.
💡A savoir : j’ai réservé le vol en septembre pour un départ en juin de l’année suivante. N’hésitez pas à fouiner à l’affût des promotions, car j’ai bénéficié d’une belle offre avec un prix de départ à 380 euros le billet. Avec les options de sièges -j’ai pris une offre duo, nous n’étions que deux côte à côte – et les bagages de 23 kilos, j’ai payé 445 euros le billet. Inutile de dire que c’est vraiment pas cher pour cette destination. De toute façon, le conseil premier pour une réservation à un prix optimal, est de réserver le plus tôt possible, surtout pour des longs courriers.
Le vol en lui-même c’est très très bien passé, avec Air France les passagers sont chouchoutés. En plus du repas, et de la collation d’arrivée, il est mis à disposition des friandises, petits gâteaux et autres glaces. Vous pouvez soit demander, soit vous lever directement pour vous servir dans les espaces prévus à cet effet. Je me suis même vue proposer du champagne au décollage !
Bien entendu, un écran individuel est proposé avec plusieurs divertissements possibles. De nombreux films en plusieurs langues, des spectacles..et comme souvent le font les voyageurs avertis, on peut suivre la trajectoire de vol.
Il vous sera remis un petit coussin, une couverture et des petits écouteurs légers
Et finalement, j’aime assez l’idée que ce voyage soit né comme ça. Parfois, ce n’est pas nous qui choisissons la destination : c’est le prix du billet qui décide.
Louer une voiture en Californie
Pour ce voyage en Californie, louer une voiture me paraissait indispensable.
Los Angeles est immense et nous voulions également pouvoir rejoindre Disneyland California, partir à Joshua Tree pour la journée puis, dans la deuxième partie du séjour, prendre la route jusqu’à la baie de San Francisco.
Nous avons donc récupéré notre voiture chez Sixt peu après notre arrivée à Los Angeles.
Et le choix de Sixt n’était pas totalement dû au hasard. Pendant longtemps, j’ai rencontré un problème assez bête lorsque je voulais louer une voiture : je possède une carte de débit et non une carte de crédit. Or les conditions des loueurs concernant les cartes acceptées peuvent être assez strictes.
Sixt m’a permis de louer avec ma carte, sous réserve bien sûr de respecter leurs conditions au moment de la réservation.
💡 Mon conseil : vérifiez toujours avant le départ le type de carte accepté par votre agence, mais également le montant de la caution et les plafonds de paiement de votre carte. Les conditions peuvent varier selon le pays, la catégorie du véhicule et l’agence.
Et c’est ainsi que nous nous sommes retrouvés avec une BMW.
Une « petite voiture », apparemment.
Les Américains et moi n’avons manifestement pas exactement la même définition du mot petit.
Location de voiture – La Californie
Conduire à Los Angeles : beaucoup plus simple que je l’imaginais
C’était probablement l’une de mes principales appréhensions avant le voyage. Conduire aux États-Unis me semblait compliqué : des autoroutes gigantesques, beaucoup de voies, des règles différentes et des échangeurs dans tous les sens. Dans la réalité, je me suis très rapidement sentie à l’aise.
Les routes sont larges et j’ai trouvé les indications plutôt claires. Après quelques kilomètres, conduire en Californie ne me paraissait finalement pas beaucoup plus compliqué que conduire en France. Il faut néanmoins rester attentif aux sorties.
À Los Angeles, une autoroute peut comporter énormément de voies et, lorsque le GPS annonce soudainement qu’il faut traverser la moitié de la Californie dans les 400 prochains mètres pour prendre la bonne bretelle, l’expérience devient immédiatement plus sportive.
Heureusement, mon fils était un excellent copilote. Et je dispose d’une preuve irréfutable de son efficacité : pendant tout notre voyage en Californie, les deux seules fois où je me suis perdue sont celles où il n’était pas avec moi.
Coïncidence ? Je ne pense pas, ahah !
Où dormir à Los Angeles ? Notre expérience près de Canoga Park
Pour nos douze jours à Los Angeles, nous avons choisi de louer un appartement via Airbnb, dans le secteur de Canoga Park.
Le logement se trouvait dans une immense maison divisée en plusieurs espaces indépendants. Un étudiant occupait notamment l’un des appartements et une autre location disposait même d’une piscine.
De notre côté, nous avions notre propre appartement avec une entrée indépendante, un petit espace extérieur et l’accès à une buanderie. L’intérieur était très spacieux : une grande chambre avec un lit particulièrement confortable, ainsi qu’une immense pièce faisant office de salon et de cuisine. Mon fils dormait sur le canapé-lit du salon et, pour un séjour de douze jours, nous avions largement suffisamment de place pour vivre sans nous marcher dessus.
La buanderie a également été très pratique. Sur un voyage de trois semaines, pouvoir faire quelques machines en cours de séjour permet de partir avec un peu moins de vêtements dans les valises.
L’entrée du logement près de Canoga Park – La Californie
Un logement agréable, mais pas aussi neuf qu’annoncé
Tout n’était cependant pas parfait. L’annonce présentait le logement comme vraiment neuf et, une fois sur place, ce n’était pas tout à fait l’impression que nous avons eue. La salle de bain, notamment, était plus abîmée que le reste de l’appartement.
L’espace extérieur ne nous a pas particulièrement séduits non plus : un peu de gazon synthétique assez basique et une petite portion de vue sur la ville. Rien de catastrophique, mais certainement pas la partie du logement pour laquelle je réserverais.
En revanche, l’appartement était agréable, très grand et le lit vraiment confortable. Pour nous, l’essentiel était donc largement assuré.
Canoga Park : pratique pour visiter Los Angeles en voiture
Avec le recul, j’ai surtout apprécié l’emplacement pour sa facilité d’accès.
Nous étions près de Canoga Park, à proximité des grands axes routiers, ce qui était très pratique puisque nous avions choisi de découvrir Los Angeles essentiellement en voiture. Et à Los Angeles, ce détail a son importance. La ville est immense et les distances entre deux visites peuvent être considérables. Plutôt que de chercher absolument à dormir au cœur d’un quartier touristique, notre priorité était donc d’avoir un logement confortable et de pouvoir rejoindre facilement les grands axes.
Pour notre façon de voyager, cet emplacement nous a bien convenu.
💡 Mon conseil : à Los Angeles, ne choisissez pas votre hébergement uniquement en fonction de sa distance avec Hollywood ou Santa Monica. Regardez surtout les temps de trajet vers les endroits que vous souhaitez visiter et l’accès aux grands axes si vous louez une voiture. Quelques kilomètres peuvent parfois représenter beaucoup plus de temps que prévu.
♿ Accessibilité de notre logement
Notre appartement n’était pas réellement adapté à une utilisation en fauteuil roulant. Il fallait franchir des marches pour y accéder et les portes n’étaient pas suffisamment larges pour permettre de circuler facilement avec mon fauteuil. Comme je peux marcher sur de courtes distances, j’ai pu m’adapter et le logement nous a convenu. En revanche, je ne le conseillerais pas à une personne qui doit utiliser son fauteuil en permanence à l’intérieur.
C’est aussi un point auquel je fais désormais particulièrement attention lorsque je réserve : un logement peut sembler facile d’accès sur les photos sans pour autant être réellement utilisable en fauteuil. La présence de marches, la largeur des portes ou l’aménagement de la salle de bain peuvent complètement changer l’expérience.
Notre bilan sur ce logement
Ce n’était pas le logement flambant neuf que laissait imaginer l’annonce, et l’extérieur était assez quelconque. Mais nous avions énormément d’espace, un lit très confortable, une cuisine, une buanderie, du calme, de la place pour nous garer et un accès rapide aux grands axes.
Pour environ 140 € la nuit à l’époque de notre séjour, le compromis nous a donc semblé plutôt bon.
Sur la colline d’ Hollywood – La CalifornieWalk of Fame – La CalifornieHommage à James Dean – La CalifornieWarner Bros Studio Tour – Los Angeles – La CalifornieWonder Woman aux Warner Studios – La CalifornieThe Batman
Que faire à Los Angeles ? Nos découvertes
Los Angeles est immense. Avant notre voyage, j’avais évidemment en tête Hollywood, les plages, les studios de cinéma et toutes ces images que l’on connaît à travers les films et les séries américaines.
Mais une fois sur place, j’ai surtout découvert une ville composée d’une multitude de quartiers qui peuvent donner l’impression de changer complètement d’ambiance en quelques kilomètres. Avec douze jours sur place, nous avons eu suffisamment de temps pour découvrir plusieurs visages de Los Angeles sans devoir courir en permanence.
Paramount Studio Tour – Los Angeles – La CalifornieT-800 de Terminator Genisys – La CalifornieBumbleBee – La Californie
Hollywood, Downtown et les quartiers mythiques de Los Angeles
Nous avons évidemment commencé par plusieurs lieux que je rêvais de découvrir : Hollywood et son célèbre Walk of Fame, Downtown Los Angeles, West Hollywood ou encore Sunset Boulevard.
Certains endroits correspondaient exactement aux images que j’en avais. D’autres m’ont beaucoup plus surprise.
Et c’est probablement ce que j’ai aimé à Los Angeles : il n’y a pas vraiment une seule ville à découvrir, mais une succession d’ambiances complètement différentes.
De Santa Monica à Malibu : découvrir la côte californienne
Impossible pour nous de séjourner à Los Angeles sans aller voir le Pacifique.
Santa Monica, son célèbre Pier et sa plage font évidemment partie des images emblématiques de la Californie. Nous avons également découvert Malibu et Long Beach, avec des atmosphères très différentes.
C’était également l’une des grandes raisons pour lesquelles j’étais curieuse de découvrir Los Angeles.
Nous avons visité les studios Warner Bros et Paramount, deux expériences qui permettent de découvrir les coulisses du cinéma et de la télévision d’une manière assez différente.
Et lorsqu’on a grandi entouré de films et de séries américaines, voir certains décors et accessoires en vrai produit forcément son petit effet.
Nous sommes également fans de Disney, donc il était assez difficile d’imaginer venir jusqu’en Californie sans découvrir le parc original imaginé par Walt Disney.
On a consacré deux journées à Disneyland Resort, en visitant Disneyland Park et Disney California Adventure.
Nous avions choisi de conserver notre logement à Los Angeles et de faire les trajets dans la journée plutôt que de prendre un hôtel à Anaheim.
Et les deux parcs sont suffisamment différents pour que j’aie consacré un article à chacun d’eux.
Enfin, nous avons quitté Los Angeles le temps d’une journée pour découvrir un paysage complètement différent : Joshua Tree National Park.
Après plusieurs jours passés au milieu des autoroutes, des immeubles et des quartiers de Los Angeles, se retrouver au milieu du désert et de ces arbres complètement improbables offre un sacré changement de décor.
Nous avons fait l’aller-retour depuis notre logement dans la journée.
Après douze jours à Los Angeles, nous avons pris la route vers le nord pour rejoindre la baie de San Francisco, où nous allions passer les neuf derniers jours de notre voyage.
Au départ, j’avais prévu de louer un appartement à Oakland.Les prix des hébergements à San Francisco étaient vraiment élevés et dormir de l’autre côté de la baie me semblait être un bon moyen de réduire le budget.Mais à l’approche de notre séjour, le contexte local m’a fait changer d’avis. J’avais déjà quelques inquiétudes concernant le quartier que j’avais choisi à Oakland et des manifestations liées à la politique migratoire de l’administration Trump ont eu lieu dans la région au moment de notre voyage.
J’ai donc préféré modifier notre réservation et chercher un logement à Alameda. C’était un peu plus cher que ce que j’avais initialement prévu à Oakland, mais cela nous convenait davantage et restait plus abordable que de dormir directement à San Francisco.
Pier 39 – San FranciscoAlcatrazAlcatraz Baie de San Francisco
Dormir à Alameda pour visiter San Francisco
Alameda se trouve juste à côté d’Oakland, sur une île de la baie. Et comme nous avions toujours notre voiture de location, nous avons choisi de rejoindre San Francisco en voiture chaque jour.
Sur le papier, cela me paraissait assez simple. Dans la réalité, j’avais oublié un petit détail : nous n’étions évidemment pas les seuls à vouloir traverser la baie. Pour rejoindre San Francisco, nous empruntions notamment le San Francisco – Oakland Bay Bridge et les bouchons pouvaient sérieusement rallonger le trajet. Avec le recul, c’est un élément que j’aurais davantage pris en compte au moment de choisir notre logement.
💡 Mon conseil : si vous envisagez de loger à Alameda ou Oakland pour économiser sur l’hébergement, ne comparez pas uniquement le prix des logements. Regardez également les temps de trajet aux heures où vous prévoyez de vous déplacer, le coût du stationnement à San Francisco et les possibilités de transports en commun.
Le péage du Bay Bridge : attention avec une voiture de location
Autre petite découverte : le fonctionnement des péages dans la baie de San Francisco.
Il n’y a pas forcément une barrière où l’on s’arrête simplement pour sortir sa carte bancaire. Le système repose notamment sur la lecture de la plaque d’immatriculation et sur FasTrak. Avec notre voiture de location, j’avais choisi de régler nos passages en ligne en renseignant la plaque du véhicule.
Et j’ai manifestement raté un paiement. Je l’ai découvert après notre retour en France lorsque Sixt m’a transmis la facture correspondante, accompagnée évidemment de frais supplémentaires. Pas exactement le souvenir de Californie que j’avais prévu de ramener dans ma valise.
💡 Mon conseil : si vous louez une voiture dans la baie de San Francisco, renseignez-vous sur le système de péage avant votre premier passage. Les loueurs peuvent proposer leur propre solution de paiement et FasTrak permet également aux visiteurs utilisant une voiture de location de créer un compte temporaire associé à la plaque du véhicule.
Pour le Bay Bridge, le péage est actuellement prélevé dans le sens Oakland → San Francisco. Les modalités et tarifs pouvant évoluer, mieux vaut vérifier directement le site officiel FasTrak avant le voyage plutôt que de se fier à un ancien tarif trouvé dans un blog.
À Alameda, nous avions de nouveau choisi un appartement situé dans une maison qui m’a paru absolument immense. Notre logement occupait le rez-de-chaussée et était lui aussi très spacieux, avec une grande chambre et une vaste pièce réunissant le salon et la cuisine, et une entrée personnelle.
Et après notre logement de Los Angeles, la différence était assez nette : celui-ci était vraiment propre, récent et agréable.
J’ai quand même eu un peu froid. Oui, en Californie, au mois de juin, il e
C’est d’ailleurs quelque chose qui peut surprendre lorsque l’on passe directement de Los Angeles à la baie de San Francisco : l’ambiance et les températures ne sont plus du tout les mêmes.
Mais dans l’ensemble, nous avons vraiment apprécié ce logement et Alameda nous a offert une base agréable pour nos neuf jours dans la baie.
♿ Un logement vraiment accessible en fauteuil
Et cette fois, excellente surprise du côté de l’accessibilité.
Contrairement à notre appartement de Los Angeles, notre logement d’Alameda était situé au rez-de-chaussée et je pouvais réellement l’utiliser avec mon fauteuil roulant. Les espaces étaient grands et je n’ai rencontré aucune difficulté particulière pour circuler à l’intérieur.
C’est exactement la différence que j’essaie de montrer lorsque je parle d’hébergement et de handicap : deux appartements peuvent sembler tout aussi pratiques sur une annonce, mais quelques marches ou des portes trop étroites peuvent complètement changer l’expérience une fois sur place.
À Los Angeles, je devais pouvoir quitter mon fauteuil et marcher sur de courtes distances pour utiliser notre logement. À Alameda, je pouvais simplement rentrer avec mon fauteuil. Et forcément, c’est beaucoup plus confortable.
Notre logement à Alameda près de San Francisco
Découvrir San Francisco
Après Los Angeles, le changement d’ambiance a été assez radical.
Pendant nos neuf jours dans la baie, nous avons profité de notre logement à Alameda pour découvrir San Francisco et plusieurs des lieux que nous avions envie de voir depuis longtemps.Nous avons évidemment traversé et admiré le Golden Gate Bridge, découvert les célèbres Painted Ladies, marché du côté de Fisherman’s Wharf et du Pier 39, descendu la surprenante Lombard Street et découvert Union Square.
Nous avons également consacré une visite à la California Academy of Sciences, dans Golden Gate Park.
Et puis il y avait Alcatraz. Impossible pour nous de passer neuf jours dans la baie de San Francisco sans aller découvrir cette ancienne prison installée sur son île, face à la ville.
Je consacrerai progressivement des articles détaillés à plusieurs de ces visites. L’objectif ici est surtout de vous donner un aperçu de notre séjour et de la façon dont nous avons organisé nos trois semaines en Californie.
♿ Voyager en Californie avec un handicap
Globalement, j’ai trouvé la Californie plutôt facile à visiter avec mon handicap.
Pendant ces trois semaines, j’ai utilisé mon fauteuil roulant selon les visites et j’ai trouvé de nombreux aménagements permettant de circuler assez facilement. Les centres commerciaux que nous avons fréquentés étaient accessibles, tout comme la grande majorité des lieux touristiques que nous avons visités. Dans l’ensemble, je n’ai pas eu le sentiment de devoir renoncer à des visites simplement à cause de mon handicap.
J’ai également trouvé assez facilement des places de stationnement réservées aux personnes en situation de handicap.
Se garer avec une carte française de stationnement
C’est paradoxalement le macaron de stationnement qui m’a posé le plus de questions.
Comme nous utilisions une voiture de location, obtenir un macaron californien pour un séjour aussi court ne m’a pas semblé particulièrement simple. J’ai donc finalement utilisé ma carte française de stationnement pour personnes handicapées.
Pendant nos trois semaines en Californie, je n’ai rencontré aucun problème. J’ai même laissé une fois la voiture stationnée toute une journée sur une place adaptée pendant que nous utilisions un bus touristique à arrêts multiples, sans aucune difficulté à notre retour.
Attention toutefois : il s’agit uniquement de mon expérience personnelle et non d’une garantie que la carte française soit juridiquement reconnue partout et dans toutes les situations.
La Californie prévoit d’ailleurs un « Travel Parking Placard » spécifique pour les visiteurs non-résidents présentant un handicap permanent, valable jusqu’à 90 jours sous certaines conditions. Si vous avez besoin de stationnements adaptés pendant votre voyage, je vous conseille donc de vérifier les règles du California DMV avant votre départ.
Mickey à Disneykand ParkAttraction Star Wars – Disneyland Park Anaheim
Disneyland California : ma grosse déception côté handicap
S’il y a cependant un endroit où mon expérience de l’accessibilité m’a réellement déçue, c’est Disneyland California.
Le problème n’était pas de circuler dans les parcs avec mon fauteuil : Disneyland Resort dispose de nombreux aménagements pour les personnes à mobilité réduite, avec notamment des parcours et des attractions accessibles selon différentes modalités.
Ma difficulté concernait surtout les files d’attente. Avec mon handicap moteur, rester debout ou piétiner pendant très longtemps peut devenir particulièrement difficile. Or le Disability Access Service (DAS) de Disneyland n’est pas conçu comme une carte prioritaire accordée à toutes les personnes handicapées. Il est aujourd’hui destiné aux visiteurs qui, en raison d’un handicap développemental comme l’autisme ou similaire, ne peuvent pas attendre longtemps dans une file conventionnelle.
Lors de notre visite, mon handicap moteur ne m’a donc pas permis d’obtenir le dispositif que j’espérais pour éviter ces longues attentes. Pour pouvoir profiter correctement de nos deux journées sans passer des heures à piétiner dans les files, j’ai finalement acheté des accès Lightning Lane en supplément.
Et forcément, ajoutés aux billets d’entrée, ces achats ont sérieusement augmenté le prix de nos deux journées à Disney.
C’est probablement ma principale déception concernant l’accessibilité pendant tout notre voyage en Californie.
💡 Mon conseil : si vous visitez Disneyland California avec un handicap moteur, renseignez-vous précisément avant votre séjour sur les différents dispositifs proposés. DAS, accessibilité physique des files, Location Return Time et Lightning Lane ne répondent pas aux mêmes besoins. Certaines attractions de Disneyland Park proposent notamment un temps de retour lorsque l’ancienne configuration de leur file ne permet pas à une personne utilisant un fauteuil ou présentant certaines limitations physiques de la parcourir.
Je développerai beaucoup plus précisément mon expérience, les attractions et les dispositifs d’accessibilité dans mes articles consacrés aux deux parcs.
J’ai adoré ce voyage en Californie, qui, au départ n’était même pas prévu.
Et avec le recul, je suis assez fière de nous. Même s’il avait déjà 20 ans, partir tous les deux à l’autre bout du monde représentait une petite aventure particulière. Je voyage avec mon handicap moteur et mon fils est autiste Asperger. Nous avons donc chacun nos particularités, notre façon de gérer la fatigue, les imprévus ou les changements de repères.
Et finalement, nous avons formé une sacrée équipe.
Pendant trois semaines, nous avons traversé la Californie jusqu’à la baie de San Francisco, géré les logements, les visites et les petits imprévus qui font forcément partie d’un voyage. Mon fils, lui, s’est révélé être un super copilote— au sens propre comme au figuré.
Surtout, nous avons fait les choses à notre rythme. Je n’ai pas cherché à tout voir ni à cocher une liste interminable de lieux incontournables. Hollywood, le Pacifique, Disneyland, les studios de cinéma, Joshua Tree, le Golden Gate, Alcatraz, San Francisco…Tout à coup, ces noms n’étaient plus des images vues dans des films ou à la télévision. Nous y étions.
J’ai également été agréablement surprise par les Américains que nous avons rencontrés. J’avais entendu beaucoup de choses avant notre départ mais, pendant notre séjour, les personnes avec lesquelles nous avons échangé ont été vraiment sympathiques et bienveillantes. Bien sûr, tout n’a pas été parfait. Il y a eu les bouchons, quelques galères avec les péages, des sorties d’autoroute ratées, des logements plus ou moins adaptés et cette grosse déception concernant la prise en compte de mon handicap moteur à Disneyland.
Mais finalement, ce sont aussi ces petites galères qui font partie du voyage. Et lorsque je repense à la Californie, ce n’est pas vraiment à tout cela que je pense en premier.
Je pense surtout à ces trois semaines passées avec mon fils. Et à une phrase qu’il m’a dite à la fin du voyage :
« Wouah, c’était génial… Dis donc, t’en as dans le ventre quand même ! »
Hollywood. Il y a des noms comme celui-là que l’on connaît avant même de savoir exactement où ils se trouvent. Le cinéma, les étoiles, les studios, le fameux panneau accroché à la colline… Depuis la France, Hollywood fait partie de ces endroits que l’on a vus des centaines de fois à la télévision et dans les films. Et puis un jour, on y est. On va visiter Hollywood.
Pendant notre séjour à Los Angeles, nous avons évidemment consacré du temps à la découverte d’Hollywood. Nous y sommes allés en voiture et, contrairement à ce que je pouvais craindre, nous n’avons rencontré aucune difficulté particulière pour nous garer. Il y avait de nombreuses places de stationnement, classiques ou réservées aux personnes en situation de handicap. Elles étaient en revanche payantes.
Une fois la voiture garée, direction Hollywood Boulevard.
Les étoiles du célèbre Wakf of Fame à Hollywood
Mes premiers pas sur Hollywood Boulevard
Je vais être honnête : j’ai été scotchée.
Pas forcément parce qu’Hollywood Boulevard est la plus belle avenue du monde. Mais simplement parce que j’étais là.
Moi, petite Française qui a connu pas mal de galères dans sa vie, j’étais en Californie, avec mon fils, en train de marcher sur Hollywood Boulevard. C’est difficile à expliquer, mais certains endroits provoquent une émotion simplement parce qu’on les connaît depuis toujours sans avoir jamais imaginé qu’on les verrait réellement un jour.
Et visiter Hollywood m’a fait cet effet-là.
Nous avons évidemment parcouru le célèbre Walk of Fame, à la recherche des noms que nous connaissions. C’est touristique, parfois un peu kitsch, très animé… mais cela fait totalement partie de l’expérience.
Et oui, j’ai regardé les étoiles par terre comme tout le monde, ahah !
Le Chinese Theatre, visiter Hollywood
Nous sommes également entrés dans le célèbre Chinese Theatre.
C’est l’un des bâtiments emblématiques d’Hollywood Boulevard et son architecture suffit déjà à attirer le regard. Mais ce sont surtout les empreintes de mains et de pieds laissées par de nombreuses célébrités devant le cinéma qui rendent l’endroit aussi particulier.
Là encore, il y a ce sentiment assez amusant de reconnaître un lieu que l’on n’avait pourtant jamais vu autrement qu’en photo ou à l’écran.
Nous avons pris le temps d’entrer et de découvrir les lieux avant de poursuivre notre balade sur Hollywood Boulevard.
Le Dolby Theatre
Nous sommes également passés devant le Dolby Theatre, situé à quelques pas du Chinese Theatre.
Cette fois, nous ne sommes pas entrés. Nous nous sommes simplement arrêtés devant avant de poursuivre notre visite.
Griffith Observatory – Hollywood
Griffith Observatory : Los Angeles vue d’en haut, visiter Hollywood
Après Hollywood Boulevard, nous avons repris la voiture en direction du Griffith Observatory.
Nous avions réservé une visite guidée de nuit via GetYourGuide, mais nous n’avons pas pu la faire. Peut-être que vous aurez plus de chance que nous!
Ce lien est affilié. Si vous effectuez une réservation par son intermédiaire, je peux percevoir une petite commission, sans coût supplémentaire pour vous. Cela contribue à faire vivre Voyage et Goyave. Merci pour votre soutien !
Perché sur les hauteurs de Los Angeles, l’observatoire est déjà intéressant rien que pour son emplacement. En arrivant, nous avons cependant eu un petit moment de solitude face au stationnement. De ce que nous avons compris sur place, les possibilités de stationnement et les tarifs variaient selon l’endroit où l’on se garait, notamment en fonction de la proximité avec l’observatoire. Et les gardiens présents dans le secteur surveillaient effectivement les véhicules.
Comme je ne savais pas exactement quelles règles s’appliquaient avec ma carte de stationnement pour personne handicapée, nous n’avons pas voulu tenter notre chance. Nous avons donc choisi la solution la plus simple : nous garer à mi-distance et terminer à pied.
Finalement, aucun problème. La montée ne m’a pas semblé particulièrement difficile et, pour trouver le chemin, il suffisait pratiquement de suivre la foule.
À l’intérieur du Griffith Observatory , lors de notre visite à Hollywood
Une fois arrivés, nous sommes entrés dans l’observatoire. Le bâtiment mérite vraiment la visite. On y trouve différentes expositions consacrées à l’astronomie, aux planètes et à l’observation du ciel.
Et l’accès général au Griffith Observatory est gratuit ; seuls certains spectacles du planétarium sont payants. Le bâtiment dispose également d’ascenseurs et de rampes, et des fauteuils roulants manuels peuvent actuellement être empruntés gratuitement sur place, dans la limite des disponibilités.
Mais ce que j’ai surtout retenu, c’est l’extérieur. Depuis le Griffith Observatory, la vue sur Los Angeles est impressionnante. On prend vraiment conscience de l’immensité de la ville qui s’étend devant nous. Et bien sûr, c’est également l’un des endroits depuis lesquels on peut apercevoir le fameux Hollywood Sign.
A la recherche du Hollywood Sign
Évidemment, apercevoir le panneau depuis l’observatoire ne nous suffisait pas. Nous voulions nous en approcher.
Nous avons donc emprunté une partie des chemins de randonnée qui parcourent les collines de Griffith Park avec l’objectif d’obtenir une belle vue sur les célèbres lettres HOLLYWOOD.
bien que nous ayons marché un moment, nous ne sommes pas allés jusqu’au bout du parcours.
Avec mon handicap, je préfère avancer à mon rythme et savoir m’arrêter lorsque cela devient nécessaire. Et après Hollywood Boulevard, le Griffith Observatory et une partie des sentiers, nous avions déjà bien profité de la journée.
Nous avons quand même réussi à photographier le Hollywood Sign. Enfin… « réussi » est peut-être un bien grand mot.
La lumière n’était absolument pas avec nous ce jour-là et nous sommes revenus avec une photo qui ne gagnera probablement jamais le concours de la meilleure photographie du Hollywood Sign. Mais elle est à nous, nous étions là et nous étions allés la chercher. Finalement, je crois que je préfère encore cette mauvaise photo à une image parfaite prise sur Internet.
Notre magnifique photo du Hollywood Sign. La lumière avait manifestement décidé de ne pas collaborer.
Préparer sa visite à Hollywood
Venir à Hollywood et se garer
Nous avons choisi de découvrir Hollywood en voiture et, contrairement à ce que j’imaginais avant notre séjour, nous n’avons pas rencontré de difficulté particulière pour nous garer.
Autour d’Hollywood Boulevard, nous avons trouvé de nombreux stationnements, avec des places classiques mais également des emplacements réservés aux personnes en situation de handicap. Le stationnement était payant lors de notre visite. Comme souvent à Los Angeles, mieux vaut donc prévoir ce budget en plus des visites.
💡 Mon conseil : à Los Angeles, nous avons trouvé la voiture vraiment pratique. Les distances sont immenses et, dans notre cas, elle nous a permis d’enchaîner facilement Hollywood Boulevard, le Griffith Observatory puis les hauteurs de Griffith Park au cours de la même journée.
Combien de temps prévoir à Hollywood ?
Nous avons consacré environ une demi-journée à Hollywood Boulevard, avant de poursuivre vers le Griffith Observatory et les sentiers permettant de se rapprocher du Hollywood Sign.
Je conseillerais donc de prévoir une bonne journée si vous souhaitez faire un programme similaire au nôtre sans courir.
Hollywood Boulevard se visite assez facilement à pied : Walk of Fame, Chinese Theatre et Dolby Theatre sont regroupés dans le même secteur.
En revanche, pour rejoindre le Griffith Observatory et partir à la recherche du Hollywood Sign, il faut prévoir davantage de temps et de déplacements.
Et surtout, ne cherchez pas forcément à tout faire. Hollywood est aussi l’un de ces endroits où j’ai aimé prendre le temps de regarder autour de moi et de réaliser que, oui… j’étais vraiment là.
Los Angeles – Les ailes d’anges – sur la colline d’ HollywoodHommage à James Dean, Parti trop tôt
♿ Accessibilité et handicap à Hollywood
De mon côté, je n’ai pas rencontré de difficulté particulière pour découvrir Hollywood en situation de handicap.
Les trottoirs d’Hollywood Boulevard sont praticables et les principaux lieux que nous souhaitions voir sont assez proches les uns des autres. Le Walk of Fame, le Chinese Theatre et le Dolby Theatre peuvent donc facilement être découverts au cours d’une même balade.
Lors de notre visite, j’avais cependant choisi de me déplacer avec mes béquilles plutôt qu’avec mon fauteuil roulant.
La raison était toute simple : il y avait énormément de monde ! Nous sommes tombés en plein week-end de la Pride de Los Angeles et Hollywood était particulièrement animé. Les trottoirs étaient parfois vraiment chargés et, avec cette foule, je me sentais plus à l’aise avec mes béquilles. En revanche, quelle ambiance !
Cela montre aussi quelque chose que j’essaie toujours de prendre en compte lorsque je voyage : un lieu peut être accessible sur le papier, mais la fréquentation, la fatigue ou les conditions particulières du jour peuvent complètement changer la manière dont on le découvre.
Pour le Griffith Observatory, nous avons choisi de nous garer à une certaine distance et j’ai terminé la montée à pied. Je n’ai pas trouvé le trajet particulièrement difficile en prenant mon temps. Nous avons également marché sur une partie des sentiers de Griffith Park pour essayer de nous rapprocher du Hollywood Sign, sans chercher à aller jusqu’au bout.
💡 Mon conseil : si, comme moi, votre mobilité varie selon les jours, Hollywood se prête plutôt bien à une visite adaptable. Il est possible de limiter les distances, de faire des pauses et de choisir son mode de déplacement selon son état de fatigue et la fréquentation.
Mon avis perso
Hollywood faisait partie de ces endroits que je connaissais depuis toujours sans les avoir jamais vus. Alors forcément, lorsque je me suis retrouvée sur Hollywood Boulevard, j’ai eu un petit moment d’émotion.
Moi, petite Française habituée aux galères de santé, j’étais là, en Californie, avec mon fils, à marcher sur le Walk of Fame. Et rien que pour ça, Hollywood restera un très beau souvenir.
Est-ce que Hollywood Boulevard est la plus belle avenue que j’ai découverte pendant notre voyage ? Probablement pas. C’est touristique, parfois un peu kitsch, très fréquenté et certainement assez différent de l’image glamour que l’on peut s’en faire depuis la France.
Mais finalement, je m’en fichais complètement. J’ai cherché les étoiles que je connaissais, nous sommes entrés dans le Chinese Theatre, nous sommes passés devant le Dolby Theatre et nous avons profité de l’ambiance particulièrement animée de la Pride.
Puis nous avons pris de la hauteur au Griffith Observatory avant de partir à la recherche du Hollywood Sign et de revenir avec notre magnifique photo complètement ratée. C’était exactement ce que j’étais venue chercher : découvrir pour de vrai tous ces lieux que j’avais vus tant de fois à travers un écran.
Hollywood n’est peut-être pas aussi glamour que dans les films. Mais cette journée-là, moi, je l’ai trouvée géniale.
Pittoresque et sauvage, magnifique et éternel, le Golfe de Porto en Corse vaut absolument le détour et la visite.
Le golfe de Porto, situé sur la côte ouest de la Corse, est l’un des plus beaux sites naturels de l’île. Classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, il séduit par ses falaises de granite rouge, ses eaux cristallines et ses paysages spectaculaires. Entre les célèbres Calanques de Piana, la réserve naturelle de Scandola et le village de Porto, ce lieu offre un cadre idéal pour la randonnée. Par ailleurs, les excursions en bateau et la découverte d’une nature préservée dans le golfe de Porto en Corse sont incontournables à visiter.
La marina de Porto – dénommée Porto Ota de trouve au point le plus intérieur du golfe. C’est devant cette petite plage que le fleuve Porto s’acoquine à la mer Méditerranée.
la vue depuis la tour génoise de Portole port de Porto en Corse
Le golfe de Porto, une arrivée qui sent les vacances
Ce qui m’a immédiatement marquée en arrivant à Porto, c’est son golfe. Je l’ai trouvé absolument magnifique. Entourée par les reliefs corses, la mer scintille sous les mille rayons du soleil et, à cet instant là, on se sent vraiment en vacances.
Porto est assez touristique et les hébergements sont nombreux autour du village, mais j’ai trouvé son petit front de mer très agréable. Nous avons simplement pris le temps de nous y promener et de déguster une glace face à la baie.
La tour génoise de Porto
En arrivant à Porto, un bâtiment a immédiatement attiré mon attention : une imposante construction carrée installée sur les hauteurs et dominant la mer.
Au départ, j’ai d’ailleurs cru qu’il s’agissait d’un petit fortin. Dans mon esprit, une tour génoise était plutôt ronde ! Pourtant, il s’agit bien de la tour génoise de Porto, dont la forme carrée la distingue justement de nombreuses autres tours que l’on peut observer sur le littoral corse.
Il est possible d’entrer à l’intérieur et de monter dans la tour. Des panneaux permettent d’en apprendre davantage sur son histoire et surtout de comprendre le rôle que jouaient autrefois ces tours dans la surveillance du littoral.
Mais le plus beau reste probablement ce qui vous attend une fois arrivé en haut. La tour domine le golfe et offre une superbe vue sur la mer et les paysages qui entourent Porto. Rien que pour ce panorama, j’ai trouvé que la montée valait le détour.
Un peu d’histoire : La tour de Porto a été construite au XVIe siècle, à une époque où la Corse était sous domination génoise. Elle faisait partie du réseau de tours installé le long du littoral pour surveiller la mer et protéger les côtes, notamment contre les incursions barbaresques. Perchée sur son promontoire rocheux, la tour de Porto domine directement le golfe et constituait ainsi un excellent poste d’observation. Entièrement restaurée dans les années 1990, elle accueille aujourd’hui une exposition permanente consacrée aux fortifications du littoral et à l’histoire des tours génoises de Corse. Une bonne façon de comprendre à quoi servaient réellement ces constructions que l’on aperçoit un peu partout sur l’île.
♿ Accessibilité et handicap à la tour génoise – visiter Porto en Corse
Si le village de Porto ne m’a pas posé de difficulté particulière avec mon handicap, l’accès à la tour génoise est une autre histoire.
La tour est inaccessible en fauteuil roulant. Le chemin permettant de la rejoindre est caillouteux et peu adapté aux roues, et une fois sur place, il faut emprunter des marches pour visiter l’intérieur et accéder à la partie supérieure.
De mon côté, j’ai pu effectuer cette partie à pied. Cela m’a permis de visiter l’intérieur de la tour et de profiter du superbe panorama depuis les hauteurs.
💡Mon conseil : Si vous avez des difficultés importantes à marcher ou à monter des marches, il faut donc garder en tête que la visite de la tour risque d’être compliquée, voire impossible selon votre mobilité.
La tour génoise de Porto en Corse
Profiter du petit front de mer de Porto et le visiter
Après la visite de la tour, nous avons simplement profité de Porto et de son petit front de mer. C’est un endroit agréable pour se promener, regarder les bateaux et surtout profiter du décor offert par le golfe. Nous nous sommes arrêtés pour manger une glace face à la mer, avec les montagnes tout autour.
Porto est clairement habitué à recevoir des visiteurs : les hébergements et les établissements touristiques sont nombreux. Cela enlève peut-être un peu du côté sauvage que l’on peut trouver ailleurs en Corse, mais le cadre reste superbe.
Côté handicap, je n’ai rencontré aucune difficulté particulière dans cette partie de Porto. Nous avons trouvé des places de stationnement adaptées et j’ai pu profiter du front de mer sans problème.
Vous préparez un voyage en Corse ? Je vous raconte également notre itinéraire, mes endroits préférés et mon expérience du voyage avec un handicap dans mon guide consacré à la Corse.
J’ai beaucoup aimé notre passage à Porto, mais mon véritable coup de cœur va davantage au golfe qu’au village lui-même.
Porto est joli et agréable, mais aussi très touristique. En revanche, difficile de rester insensible au décor qui l’entoure. Entre les montagnes, la mer qui scintille sous le soleil et la tour génoise qui domine la baie, le paysage est absolument magnifique.
J’ai également beaucoup apprécié la visite de la tour. Sa forme carrée m’avait intriguée dès notre arrivée et la vue depuis le sommet récompense largement les efforts nécessaires pour y monter.
Porto reste donc pour moi une très belle étape lors d’un road trip sur la côte ouest de la Corse. Pas forcément pour y passer plusieurs jours, mais clairement pour prendre le temps de découvrir son golfe, visiter sa tour… et manger une glace face à la mer.
À quelques kilomètres de Corte, la vallée de la Restonica offre une toute autre facette de la Corse. Des montagnes, une végétation verdoyante, une rivière aux eaux incroyablement claires et, plus haut, les lacs de montagne : sur le papier, cette randonnée des gorges de la Restonica, avait tout pour me plaire.
Et effectivement, les paysages sont magnifiques. Ce que j’avais un peu moins anticipé, en revanche, c’était la difficulté du parcours.
Le début de notre randonnée s’est plutôt bien passé. Le sentier grimpe progressivement au milieu des montagnes et nous croisons même quelques vaches qui semblent parfaitement habituées à voir défiler les randonneurs. Mais plus nous avançons, plus le terrain devient difficile. Et avec mon handicap, la deuxième partie de cette randonnée va sérieusement me mettre à l’épreuve.
Objectif : rejoindre le lac de Melo. Spoiler : j’en ai bavé.
Comment accéder aux gorges de la Restonica en 2026 ?
Depuis les importants dégâts causés par les tempêtes de novembre 2023, les conditions d’accès à la vallée de la Restonica ont changé.
Lors de notre voyage, l’accès était différent de celui proposé aujourd’hui. Je vous raconte donc notre randonnée telle que nous l’avons vécue, mais les informations pratiques ci-dessous ont été actualisées en 2026.
Pour la saison 2026, une navette officielle relie la gare de Corte à A Frasseta, dans la vallée. Elle fonctionne tous les jours du 1er mai au 30 septembre, avec plusieurs départs au cours de la journée. Le tarif est de 4 € aller-retour et le trajet est gratuit pour les enfants de moins de 8 ans. La réservation est obligatoire et s’effectue via l’application Via Corsica. Attention à un détail important : il n’y a pas de réseau dans la vallée, il vaut donc mieux réserver son aller-retour depuis Corte avant de partir. Collectivité de Corse
💡 Mon conseil : les conditions d’accès à la Restonica ayant beaucoup évolué ces dernières années, vérifiez les informations de la Collectivité de Corse avant votre visite plutôt que de vous fier à d’anciens itinéraires trouvés sur Internet.
les paysages de la vallée de la RestonicaLa Restonica en CorsePaysages de la Restonica en Corse
Notre randonnée vers le lac de Melo dans la vallée de la Restonica
💡 Mon conseil : équipez – vous correctement Même si le début de la randonnée peut sembler relativement abordable, ne partez pas sans un minimum d’équipement. À mes yeux, de bonnes chaussures de randonnée sont vraiment le minimum. Le terrain devient progressivement plus rocheux et certains passages demandent une bonne adhérence ainsi qu’un minimum de stabilité. Lors de notre randonnée, j’ai pourtant croisé des personnes qui montaient… en tongs !Alors chacun vit dangereusement comme il l’entend , mais après avoir découvert la seconde partie du parcours, je vous conseille vraiment de garder les tongs pour la plage et de prévoir des chaussures adaptées pour la Restonica.
Le début de la randonnée dans les gorges de la Restonica m’a plutôt mise en confiance. Le sentier grimpe progressivement au milieu d’un superbe paysage de montagne. Nous longeons la Restonica, entourés de végétation et de rochers, avec cette impression de nous éloigner peu à peu de tout. Sur le chemin, nous croisons même quelques vaches qui semblent parfaitement chez elles et absolument pas perturbées par notre présence. En Corse, visiblement, nous sommes les visiteurs.
Pendant cette première partie, malgré mon handicap, je m’en sors plutôt bien. Et puis le terrain change.
Randonnée de la RestonicaLes vaches de la vallée de la Restonica
Une deuxième partie beaucoup plus difficile – les gorges de la Restonica
Plus nous approchons du lac de Melo, plus la randonnée devient exigeante. Le sentier laisse progressivement place à des passages beaucoup plus rocheux. Il faut grimper, chercher où poser les pieds et parfois s’aider des mains pour progresser.
Et là, clairement, je commence à en baver.
Avec mon handicap, cette deuxième partie était au-dessus de mon niveau habituel. Chaque passage me demandait davantage d’efforts et la progression devenait beaucoup plus lente. Je suis tout de même allée jusqu’au bout, mais je préfère être très claire : si vous avez des difficultés importantes à marcher, un problème d’équilibre ou peu d’aisance sur les rochers, ne vous fiez surtout pas uniquement aux premiers kilomètres du parcours. La difficulté augmente nettement sur la fin, et j’ai failli abandonner plusieurs fois.
Puis vient la récompense :
Le lac de Melo, enfin !
Après tous ces efforts, nous finissons par atteindre le lac de Melo. Et forcément, après avoir autant galéré pour arriver jusque-là, je savoure particulièrement le moment. Entouré par les montagnes, le lac offre un décor superbe et une véritable sensation d’être arrivé quelque part.? Certains en profitent même pour se baigner dans l’eau glacée. Je les ai regardés faire, ayant une aversion pour l’eau froide.
Le lac MeloLe lac Melo de la vallée de la Restonica
♿ Accessibilité et handicap dans les gorges de la Restonica
La randonnée que nous avons effectuée vers le lac de Melo est totalement inaccessible en fauteuil roulant. Le terrain naturel et accidenté ne permet tout simplement pas d’y circuler avec un fauteuil. Et plus on avance, plus les difficultés augmentent.
Pour une personne capable de marcher avec une canne, une partie du début du parcours peut éventuellement être envisageable selon ses capacités. Le sentier y est moins technique et, personnellement, j’ai réussi à progresser sans trop de difficultés au départ. En revanche, la seconde partie change complètement de niveau.
Il ne s’agit plus simplement de marcher sur un sentier irrégulier : il faut réellement grimper sur les rochers, franchir des passages importants et parfois s’aider des mains pour avancer.
Avec mon handicap, j’ai réussi à aller jusqu’au lac de Melo, mais cela m’a demandé énormément d’efforts et cette partie était clairement au-dessus de mon niveau habituel.
💡 Mon conseil : si vous avez des difficultés à marcher, ne prenez surtout pas le début relativement abordable de la randonnée comme référence pour juger l’ensemble du parcours. La seconde partie est nettement plus technique et peut devenir impossible selon votre mobilité.
Et après l’effort…
Après la descente, une dernière récompense nous attendait : une Pietra bien fraîche. Après les kilomètres, les rochers et les efforts nécessaires pour atteindre le lac, je peux vous assurer qu’elle avait une saveur toute particulière. Ce n’est probablement pas l’information la plus indispensable pour préparer une randonnée dans les gorges de la Restonica, mais elle fait partie de mes souvenirs de cette journée.
Bière Pietra
Mon avis perso
La Restonica fait partie de ces endroits que je suis vraiment heureuse d’avoir découverts… même si j’ai probablement sous-estimé la difficulté de la randonnée avant de partir. Les paysages sont magnifiques et atteindre le lac de Melo après tous ces efforts donne forcément une saveur particulière au moment.
Avec mon handicap, la seconde partie a néanmoins été très difficile. Je suis fière d’être arrivée jusqu’au bout, mais avec le recul, je préparerais probablement cette randonnée différemment en connaissant réellement les difficultés du parcours.
Est-ce que je regrette de l’avoir faite ? Absolument pas. Est-ce que mes jambes s’en souviennent ? Probablement.
La Restonica reste l’un de mes beaux souvenirs de Corse : une journée faite de montagnes, de vaches, de rochers, d’un lac magnifique… et d’une Pietra particulièrement méritée.
La Restonica se découvre naturellement depuis Corte. Si vous prévoyez de passer quelques jours dans cette partie de la Corse, je vous raconte également notre découverte de la ville, de sa citadelle et de ses ruelles dans mon article consacré à Corte.
À l’origine, ce week-end en Corse du Sud n’était pas vraiment prévu comme un voyage.
Mon futur mari devait se rendre en Corse pour un rendez-vous professionnel le lundi matin. Plutôt que de le laisser partir seul, nous avons décidé de profiter de l’occasion pour transformer ce déplacement en petit road trip de deux jours en Corse du Sud.
Nous voilà donc partis de Marseille tôt le samedi matin, direction Ajaccio, avec une idée assez simple : profiter au maximum du week-end avant son rendez-vous du lundi.
Notre arrivée à Ajaccio s’est déroulée sans difficulté particulière. J’avais demandé l’assistance à l’aéroport et j’ai été accompagnée aussi bien au départ qu’à notre arrivée en Corse.
Nous avions réservé une voiture de location que nous avons récupérée directement à notre arrivée, là encore sans problème. Nous n’avions pas besoin d’un véhicule spécialement adapté pour mon handicap. Cependant, des véhicules adaptés étaient proposés par le loueur au moment de notre réservation.
💡 Mon conseil : louer une voiture sans carte de crédit
Nous avions réservé notre voiture chez SIXT et tout s’est parfaitement passé à notre arrivée. Mais il y a surtout une raison pour laquelle j’apprécie particulièrement ce loueur. En effet, il est possible de louer une voiture avec une carte de débit.
Cela peut sembler être un détail, mais pas pour moi ! Je ne possède pas de carte de crédit, uniquement une carte de débit, et ça m’a bloquée pendant des années pour louer une voiture. J’ai donc été ravie de découvrir que SIXT acceptait certaines cartes de débit pour la location et la caution.
Attention toutefois : toutes les cartes ne sont pas acceptées et les conditions peuvent évoluer. Pensez donc à vérifier les moyens de paiement autorisés au moment de votre réservation, ainsi que le plafond disponible pour la caution.
Une fois les bagages chargés, notre petit road trip pouvait vraiment commencer : direction Propriano et Sartène !
Propriano : première étape face à une mer incroyable – Week-end en Corse du Sud
Après avoir récupéré notre voiture à Ajaccio, nous avons pris la route vers Propriano. Toujours en Corse du Sud, c’est la première véritable étape de notre week-end.
Et en arrivant, difficile de ne pas être immédiatement ébloui par la couleur de la mer. Les eaux d’un bleu profond sont magnifiques et donnent tout de suite envie de s’arrêter. La ville nous a beaucoup plu dès les premiers instants.
Nous n’y sommes restés qu’une demi-journée. Nous avons simplement pris le temps de nous promener puis de boire un verre face au bord de mer. En ce début de mois d’octobre, il y avait peu de monde et l’ambiance était particulièrement agréable.
Cette étape avait aussi une saveur très particulière pour mon compagnon. Il venait à Propriano lorsqu’il était enfant avec son papa, aujourd’hui décédé. Ses cendres ont d’ailleurs été dispersées sur la plage de Capu Laurosu, à proximité de Propriano. Revenir ici était donc forcément chargé de souvenirs et d’émotion.
Nous n’avons pas cherché à multiplier les visites. En effet, nous n’avons passé que quelques heures à Propriano. Une très jolie première étape pour commencer notre road trip en Corse-du-Sud.
♿ Accessibilité et handicap à Propriano
Mon expérience de l’accessibilité à Propriano reste assez limitée puisque nous n’y avons passé que quelques heures.
Nous avons néanmoins remarqué plusieurs places de stationnement réservées aux personnes en situation de handicap.
En revanche, je n’ai pas suffisamment parcouru la ville pour pouvoir donner un avis fiable sur son accessibilité générale. Je préfère donc m’en tenir à ce que j’ai réellement pu observer lors de cette courte étape.
Plage ProprianoCorse du SudPlage de Campomoro – Corse du Sud
❤️ Sartène : notre coup de cœur
Après Propriano, nous avons poursuivi notre route vers Sartène, un joli village niché au cœur des paysages corses.
Et là, gros coup de cœur.
Sartène dégage une atmosphère assez particulière. J’y ai trouvé un petit côté suranné, presque vieillot par endroits, mais terriblement charmant. Ici, pas besoin d’enchaîner les monuments ou les visites. J’ai surtout aimé prendre le temps de parcourir ses vieilles ruelles et de profiter de l’ambiance.
Au fil de notre balade, nous avons découvert de petites citations et phrases apposées ici et là par les commerçants. Un détail tout simple qui participe énormément au charme de l’endroit et donne envie de regarder chaque devanture en passant.
Entre les pierres anciennes, les ruelles, les petites boutiques et cette ambiance un peu hors du temps, je me suis vraiment sentie bien à Sartène.
Difficile à expliquer autrement : il y avait simplement de vraies good vibes. Et parfois, c’est largement suffisant pour transformer une étape improvisée en coup de cœur.
💡 Mon conseil : ne cherchez pas forcément à remplir votre passage à Sartène d’une longue liste de choses à voir. Prenez simplement le temps de vous perdre un peu dans les ruelles et de profiter de l’atmosphère du village. Pour moi, c’est justement là que réside tout son charme.
♿ Accessibilité et handicap à Sartène
Malgré ses ruelles anciennes et son relief, je n’ai pas rencontré de difficulté particulière à Sartène.
L’accès au centre implique normalement de monter, mais nous avons trouvé des places de stationnement réservées aux personnes en situation de handicap particulièrement bien positionnées, ce qui nous a permis d’éviter une bonne partie de cette difficulté.
Une fois dans le village, les ruelles sont évidemment pavées. Pour ma part, j’ai préféré laisser mon fauteuil et parcourir le centre à pied, mais je n’ai pas rencontré de difficulté particulière pour me déplacer.
💡 Mon conseil : si vous disposez d’une carte de stationnement pour personnes handicapées, cherchez en priorité les emplacements réservés à proximité du centre. Leur emplacement a vraiment facilité notre visite et m’a permis de profiter de Sartène sans avoir à affronter la montée depuis le bas du village.
Sartène Corse du SudJoli mots à Sartène
Roccapina : une très belle découverte lors d’ un week-end en Corse du Sud
En poursuivant notre route vers le sud, nous avons découvert le Lion de Roccapina… dont je n’avais, pour être honnête, jamais entendu parler avant ce voyage !
Ce rocher naturellement sculpté par l’érosion dessine la silhouette d’un lion couché qui domine le paysage. Et une fois devant, difficile de ne pas le voir : le décor est magnifique.
Nous nous sommes arrêtés dans un bar-restaurant offrant une vue directe sur le Lion de Roccapina. Nous avons simplement pris le temps de nous installer et de profiter du panorama : un de ces petits arrêts imprévus qui deviennent finalement un excellent souvenir du voyage, Corse du Sud.
Ensuite, nous avons ensuite poursuivi jusqu’à la plage de Roccapina, et là encore, quelle belle surprise ! Une superbe plage dans un environnement beaucoup plus naturel, avec cette impression d’avoir quitté la route principale pour découvrir un petit coin à part.
💡 Mon conseil : même si, comme moi, vous n’aviez jamais entendu parler du Lion de Roccapina, prenez le temps de vous arrêter si votre itinéraire passe par là. Entre le point de vue et la plage, le détour mérite vraiment quelques heures.
♿ Accessibilité et handicap à Roccapina
Pour rejoindre la plage de Roccapina, nous avons choisi de descendre en voiture par la piste. Elle est praticable, mais elle est également très caillouteuse et chaotique : il faut vraiment rouler doucement.
Pour ma part, je n’ai pas particulièrement apprécié la descente. Les nombreuses secousses ont réveillé mes douleurs et le trajet m’a paru assez inconfortable. La plage est magnifique une fois arrivée, mais c’est clairement un élément que je prendrais en compte avant d’y retourner.
Il est également possible de rejoindre la plage à pied. La descente demande environ 30 à 45 minutes de marche, ce qui n’était évidemment pas envisageable pour moi compte tenu de mon handicap.
💡 Mon conseil : si votre handicap, vos douleurs ou votre mobilité rendent les trajets cahoteux difficiles, réfléchissez bien avant de descendre jusqu’à la plage. La vue sur Roccapina depuis les hauteurs vaut déjà largement l’arrêt, sans forcément devoir poursuivre jusqu’en bas.
Le lion de RoccapinaVotre serviteurPlage de Roccapina
❤️ Bonifacio : la merveilleuse !
Et puis nous sommes arrivés à Bonifacio. Pas de week-end en Corse du Sud sans en passer par là.
Et franchement… quelle merveille !
Rien que l’arrivée vaut le déplacement. Lorsque l’on découvre pour la première fois la citadelle perchée au-dessus des falaises, le spectacle est absolument magnifique. C’est le genre de paysage qui donne immédiatement envie de s’arrêter pour sortir l’appareil photo… et autant dire que nous ne nous sommes pas privés !
Nous avons commencé par nous promener sur le port, avant de vouloir rejoindre la ville haute. Et là, pas besoin d’être en situation de handicap pour comprendre rapidement le problème : ça grimpe !
Nous avons donc choisi le petit train touristique, qui part du bas de la ville et nous a déposés directement tout en haut, à proximité de la citadelle. Une solution particulièrement pratique qui nous a permis d’éviter la montée.
Une fois arrivés, nous avons pris notre temps : visite de la citadelle, balade dans les vieilles ruelles, une glace, un verre en terrasse et énormément de photos. Rien de particulièrement organisé, finalement, mais simplement quelques heures à profiter d’une ville magnifique.
Depuis les hauteurs, nous avons également admiré le Grain de Sable, ou Diu Grossu, cet impressionnant rocher isolé au pied des falaises.
Bonifacio fait partie de ces endroits où je n’ai pas forcément besoin d’une longue liste de visites pour passer un excellent moment. Se promener dans la ville, profiter des ruelles et des panoramas était déjà un véritable plaisir. Sachez tout de même que vous ne pouvez pas manquer la chapelle Sainte-Marie-Madeleine devenue « Maison des confréries, le chemin de ronde qui offre une vue incroyable sur la grande bleu et ses trésors. Ainsi que la Batterie Saint-François qui est classé Monument Historique depuis 1929.
💡 Mon conseil :même pour un séjour très court en Corse-du-Sud, je ne supprimerais surtout pas Bonifacio de l’itinéraire. Pour moi, c’est véritablement un incontournable.
♿ Accessibilité et handicap à Bonifacio
La principale difficulté de Bonifacio est évidente : la ville haute domine le port et la montée est importante.
Lors de notre visite, nous avons choisi de prendre le petit train touristique, qui nous a déposés directement en haut, devant la citadelle. Pour moi, c’était une excellente solution et cela nous a permis de commencer la visite sans avoir à affronter la montée à pied.
Une fois dans la ville haute, il faut en revanche composer avec les rues anciennes et pavées. Le déplacement en fauteuil peut donc être moins confortable. Pour ma part, j’ai pu laisser mon fauteuil et parcourir une partie des ruelles à pied.
Mais nous avons découvert qu’il existe une autre possibilité intéressante : on peut également rejoindre la ville haute en voiture en arrivant par l’autre côté, sans passer par le port. Des places de stationnement réservées aux personnes en situation de handicap permettent alors de se garer directement à proximité de la citadelle.
💡 Mon conseil :selon votre mobilité, ne considérez donc pas forcément la montée depuis le port comme un obstacle rédhibitoire. Le petit train peut être une solution si votre handicap vous permet de l’utiliser ; sinon, l’accès en voiture jusqu’à la ville haute et les places de stationnement adaptées peuvent être beaucoup plus pratiques.
La citadelle de BonifaccioVue depuis la citadelle de Bonifaccio , Corse du SudLe grain de sable, Diu Grossu à Bonifaccio
Porto-Vecchio : jolie, mais pas incontournable à mes yeux
Après Bonifacio, nous avons poursuivi notre route jusqu’à Porto-Vecchio.
La première impression n’a pas été particulièrement spectaculaire. Nous sommes arrivés par le port, que je n’ai pas trouvé spécialement joli, avant de rejoindre le centre historique.
Et là, c’est tout de même beaucoup plus charmant. Le vieux centre, avec ses maisons et ses rues en pierre, est agréable à parcourir. J’ai particulièrement apprécié la place de l’église, qui constitue probablement le coin que j’ai préféré pendant notre balade.
En empruntant certaines petites rues qui descendent depuis le centre, on peut également rejoindre de jolis points de vue sur la mer.
Nous avons passé un bon moment à Porto-Vecchio et je ne regrette absolument pas notre arrêt. Mais, pour être franche, la ville ne m’a pas passionnée autant que Sartène ou Bonifacio.
Si vous avez plusieurs jours devant vous, elle mérite évidemment une balade. En revanche, pour un road trip aussi court que le nôtre, ce n’est pas l’étape que je considérerais comme incontournable.
💡 Mon conseil :si votre temps est compté, je privilégierais personnellement Bonifacio et Sartène. Porto-Vecchio est mignonne et agréable, mais je ne sacrifierais pas l’une de ces deux étapes pour elle.
♿ Accessibilité et handicap à Porto-Vecchio
De mon côté, je n’ai pas rencontré de difficulté particulière pour visiter le centre de Porto-Vecchio.
Nous avons trouvé des places de stationnement réservées aux personnes en situation de handicap suffisamment proches du centre, ce qui m’a permis de faire toute notre balade à pied.
Les petites rues qui descendent vers les points de vue sur la mer étaient également facilement praticables pour moi.
Mon expérience reste évidemment celle d’une personne pouvant marcher sur de courtes distances, mais dans ces conditions, Porto-Vecchio s’est révélée plutôt simple à parcourir.
vue sur les hauteurs de Porto-Vecchioéglise de Porto-Vecchio Corse du Sud
Zonza : la Corse de l’intérieur – Week-end en Corse du Sud
Après Porto-Vecchio, nous avons décidé de quitter le littoral pour remonter vers Zonza et découvrir un peu l’intérieur de la Corse.
Et finalement, la route fait presque autant partie du voyage que la destination. Dès les premiers kilomètres, les paysages sont superbes, avec par endroits de magnifiques vues qui portent jusqu’à la mer. Autant dire que nous n’avons pas résisté à quelques arrêts pour simplement profiter du panorama.
Puis le décor change progressivement. On s’enfonce dans la forêt, on traverse des paysages de plus en plus sauvages et nous sommes notamment passés près d’un barrage, avec cette étrange impression de nous retrouver seuls au monde au milieu de la Corse.
Lorsque nous sommes finalement arrivés à Zonza, la nuit commençait à tomber. Le village est minuscule et notre passage a été très court, mais nous ne pouvions pas repartir sans nous arrêter devant l’église de l’Assomption.
Avec la lumière qui déclinait et les éclairages de l’église, l’endroit avait quelque chose de presque magique. Nous n’avons finalement pas eu besoin d’en faire davantage : quelques minutes devant l’église, dans cette ambiance de fin de journée, ont suffi pour que je garde un très joli souvenir de Zonza.
Et notre découverte de la Corse intérieure n’était pas tout à fait terminée. En reprenant la route, nous sommes tombés nez à nez avec un véritable gang de cochons noirs installé au beau milieu de la chaussée.
Manifestement peu impressionnés par notre arrivée, ils ont pris absolument tout leur temps avant de nous laisser passer. Nous n’avions plus qu’à attendre patiemment dans la voiture que ces messieurs veuillent bien libérer la route !
Un petit moment complètement imprévu qui nous a beaucoup fait rire et qui participe encore aujourd’hui au souvenir que je garde de cette traversée de la Corse intérieure.
💡 Mon conseil :si vous avez le temps, ne faites pas uniquement le tour du littoral. La route vers Zonza mérite à elle seule le détour et permet de découvrir une Corse complètement différente de celle des plages et des villes côtières.
route des hauteurs, entre Porto-Vecchio et ZonzaEglise de Zonza, Corse du Sud
Ajaccio : une dernière balade avant de repartir
Après notre traversée de la Corse-du-Sud, nous avons finalement rejoint Ajaccio, où nous avons passé la nuit à l’hôtel Mercure.
Le lendemain, nous avions encore un peu de temps pour découvrir la ville. Nous avons volontairement choisi de nous garer un peu à l’écart du centre, afin de pouvoir remonter tranquillement le bord de mer à pied et profiter de la balade avant de rejoindre l’hyper-centre.
Ensuite, Nous avons découvert les rues d’Ajaccio, son marché couvert » Marcatu d’ Ajacciu » , la cathédrale Notre-Dame-de-l’Assomption et plusieurs petites places et rues du centre historique. Nous sommes également passés devant la maison Bonaparte, forcément difficile à manquer dans la ville natale de Napoléon.
Ajaccio se prête plutôt bien à ce genre de visite sans programme précis : marcher, regarder les façades, traverser les places et simplement profiter de l’ambiance de la ville.
La pizza du pape ! Au détour d’une rue, nous sommes passés devant une pizzeria sur laquelle un petit panneau a immédiatement attiré notre attention. Il racontait une scène assez improbable survenue le 15 décembre 2024, lors de la visite historique du pape François à Ajaccio. Ce jour-là, Luca Arena, le pizzaiolo du restaurant Centro Città, avait préparé une pizza en forme de cœur spécialement pour le pape, avant de la lui présenter au passage de la papamobile. Et François l’avait bénie ! Autant dire que nous ne nous attendions pas spécialement à découvrir une relique de l’histoire mondiale de la pizza en nous promenant dans Ajaccio.
Où dormir à Ajaccio ? Notre hôtel lors de notre week-end en Corse du Sud
Pour ce week-end, nous avons séjourné au Mercure Ajaccio, et c’est une adresse que j’ai vraiment appréciée.
L’hôtel est plutôt bien situé, à 15 minutes à pied du centre-ville. Vous prendrez votre petit-déjeuner en terrasse, couverte ou non selon votre choix. Ce dernier est très complet pour démarrer une bonne journée.
et notre chambre était spacieuse, récente et très agréable. Après deux jours à parcourir la Corse-du-Sud, autant dire que nous étions contents de retrouver un peu de confort !
Un toit terrasse propose une vue panoramique sur le port et la mer. Une piscine – couloir de nage – ainsi qu’un jacuzzi, vous aideront à vous détendre après une journée de visite.
L’hôtel dispose également de deux parkings payants, ce qui est particulièrement pratique lorsqu’on voyage en voiture. Et détail qui nous intéressait tout particulièrement après nos aventures de recharge à Propriano : l’un des parkings dispose de bornes de recharge pour les véhicules électriques.
💡 Mon conseil : si vous prévoyez vous aussi un road trip en voiture électrique, la possibilité de recharger directement à l’hôtel peut vraiment simplifier la fin de journée.
Ce lien est affilié. Si vous effectuez une réservation par son intermédiaire, nous pouvons percevoir une petite commission, sans coût supplémentaire pour vous.
Piscine de l’hôtel Mercure Ajaccio Corse du SudChambre hôtel Mercure Ajaccio Corse du SudVue depuis la chambre de l’hôtel Mercure d’ Ajaccio
♿ Accessibilité et handicap à Ajaccio
Côté accessibilité, Ajaccio a été une très bonne surprise lors de notre visite.
Cette fois, j’ai parcouru la ville en fauteuil roulant et je n’ai rencontré aucune difficulté particulière. Nous avons trouvé des places de stationnement adaptées et les cheminements que nous avons empruntés étaient suffisamment larges et faciles à parcourir.
J’ai ainsi pu profiter sans problème de notre balade le long du bord de mer puis rejoindre et explorer les rues de l’hypercentre avec mon handicap.
Boutique Napoléon en Corse du Sud le marché couvert d’AjaccioMarcatu d’ Ajacciu Corse du SudLa jetée d’ Ajaccio Corse du SudAjaccio
Mon avis perso sur notre week-end en Corse du sud
Ce week-end en Corse-du-Sud était complètement improvisé et, finalement, c’est probablement ce qui l’a rendu aussi chouette.
En seulement deux jours, nous avons découvert des ambiances très différentes : des villes en bord de mer, de vieux villages, des plages magnifiques et les paysages beaucoup plus sauvages de l’intérieur de l’île.
J’ai eu un véritable coup de cœur pour Sartène et ses good vibes, tandis que Bonifacio reste pour moi la grande merveille de ce séjour. À l’inverse, Porto-Vecchio m’a moins marquée, preuve qu’on n’est pas obligé de trouver chaque étape « incontournable » !
Deux jours, c’est évidemment très court pour découvrir la Corse-du-Sud, mais c’est largement suffisant pour en prendre plein les yeux et avoir terriblement envie d’y revenir.
La Corse m’attirait depuis longtemps. Il faut dire qu’elle traîne derrière elle une sacrée réputation : des paysages magnifiques, une mer incroyable, des montagnes, des villages perchés… Mais une phrase m’était surtout restée en tête. Une amie, tout juste revenue d’un voyage sur l’île, m’avait lancé : « La Corse, c’est le plus beau pays du monde, il faut absolument la visiter ! »
Alors forcément, j’avais envie d’aller vérifier par moi-même. Pour notre premier voyage, nous avons choisi de partir 15 jours en camion aménagé, avec une arrivée à Bastia. Et je crois que la Corse m’a convaincue presque immédiatement. Dès notre arrivée, j’en ai eu le souffle coupé. Nous avons passé notre première nuit sur un parking avec vue sur la mer. Rien de luxueux, rien de particulièrement organisé : simplement notre camion, la Méditerranée devant nous et cette sensation d’être enfin arrivés. Le décor était magnifique.
Depuis, je suis retournée visiter la Corse et j’ai découvert d’autres parties de l’île, notamment lors d’un road trip beaucoup plus court en Corse-du-Sud. Et mon avis n’a finalement pas beaucoup changé : la Corse est réellement l’une des plus belles destinations que j’ai eu la chance de découvrir.
Dans ce guide, je ne vais donc pas essayer de dresser une liste interminable de tout ce qu’il » faut absolument voir et visiter Corse « . Je préfère vous raconter les endroits que j’ai réellement découverts, mes coups de cœur, mes déceptions et les conseils qui m’ont été utiles pour parcourir l’île avec mon handicap.
Cap CorseGolfe de Porto en CorseTour génoise de Porto
Comment aller en Corse ?
Prendre le ferry pour la visiter la Corse
Pour notre premier voyage en Corse, nous avons choisi le ferry. Nous sommes partis de Nice avec Corsica Ferries, avec notre camion directement à bord.
L’embarquement est assez impressionnant à observer. On entre dans le ferry avec son véhicule et les placeurs vous indiquent exactement où vous installer. Vu la quantité de voitures à faire rentrer, j’ai trouvé leur organisation d’une efficacité assez fascinante !
Une fois le véhicule garé, il faut récupérer tout ce dont vous aurez besoin pendant la traversée, car nous ne pouvions plus retourner dans le garage avant l’arrivée.
Pour l’aller, nous avions choisi une traversée de jour d’environ 7 heures. Pas de cabine pour nous : nous avons simplement squatté des transats sur le pont et profité du soleil pendant une bonne partie du trajet.
Un bar était ouvert à bord, ce qui nous a permis de commencer notre immersion locale avec quelques bières corses face à la Méditerranée. Il y a pire comme début de vacances !
Pour le retour, l’ambiance était assez différente. Notre ferry partait très tôt le matin et la traversée était plus courte, environ 5 heures. Nous avions cette fois réservé des sièges dans la salle cinéma pour pouvoir nous installer confortablement.
Sur le papier, excellente idée. Dans la réalité, ils ont diffusé le même film pendant toute la traversée. Oui, le même. Encore. Et encore. Disons qu’au bout de cinq heures, nous étions assez contents d’apercevoir le continent !
♿ Ferry et handicap : notre expérience
Lors de notre traversée, nous sommes montés à bord avec notre véhicule comme les autres passagers.
Une fois garés, nous avons rejoint les espaces passagers par les escaliers, puisque cela m’était possible. J’ai néanmoins constaté qu’un accès était prévu pour les personnes en situation de handicap.
De mon côté, je n’ai donc rencontré aucune difficulté particulière pendant la traversée. En revanche, comme je n’ai pas personnellement utilisé l’accès adapté, je préfère ne pas détailler son fonctionnement ou présenter l’ensemble du ferry comme parfaitement accessible sur la seule base de notre expérience.
💡 Mon conseil : pensez à récupérer dans votre véhicule tout ce dont vous aurez besoin avant de quitter le garage. Une fois la traversée commencée, nous n’avions plus la possibilité d’y retourner.
Partir visiter la Corse en avion
Nous avons également testé l’avion lors d’un second séjour en Corse, cette fois pour un week-end beaucoup plus court.
Nous sommes partis de Marseille avec Air Corsica pour rejoindre Ajaccio. Pour seulement quelques jours sur place, cette solution était évidemment beaucoup plus pratique que le ferry.
À notre arrivée, nous avons récupéré directement une voiture de location à l’aéroport avant de partir sur les routes de Corse-du-Sud.
Voyageant cette fois avec mon fauteuil, j’avais demandé une assistance à l’aéroport. Tout s’est parfaitement déroulé, aussi bien au départ qu’à notre arrivée à Ajaccio, avec un accompagnement jusqu’à la récupération de nos bagages.
Envie de voir ce qu’il est possible de découvrir en seulement deux jours ? Lors de ce voyage, nous avons transformé un simple déplacement en véritable road trip à travers la Corse-du-Sud, entre Sartène, Roccapina, Bonifacio, Porto-Vecchio et Zonza.
Après avoir testé les deux, je ne pense pas qu’il existe une meilleure solution dans l’absolu.
Pour notre séjour de 15 jours en camion, le ferry était parfait puisque nous pouvions embarquer directement avec notre véhicule et tout notre équipement.
Pour notre week-end de 48 heures, l’avion nous a au contraire permis de gagner énormément de temps, quitte à louer une voiture une fois arrivés.
💡 Mon conseil : choisissez surtout en fonction de la durée et du type de séjour. Pour un road trip assez long avec votre propre véhicule, regardez du côté du ferry. Pour quelques jours seulement, l’avion est généralement beaucoup plus simple.
Comment se déplacer lors de votre visite de la Corse ?
Pour nos deux voyages en Corse, nous avons fait le choix de nous déplacer en voiture : avec notre propre camion aménagé lors de notre premier séjour, puis avec une voiture de location lors de notre week-end en Corse-du-Sud.
Pour le type de voyage que nous voulions faire, c’était clairement la solution la plus pratique. La Corse se prête merveilleusement bien au road trip : une plage donne envie de s’arrêter, un village apparaît au détour d’une route, un point de vue oblige à sortir l’appareil photo… et avoir son propre véhicule offre une vraie liberté.
Mais attention aux distances ! Sur une carte, la Corse peut sembler relativement petite. Dans la réalité, les routes sont souvent sinueuses et les temps de trajet peuvent être beaucoup plus importants qu’on ne l’imagine.
Et finalement, c’est aussi ce qui fait leur charme. Certaines routes font véritablement partie du voyage. Nous l’avons particulièrement ressenti en traversant l’intérieur de l’île, entre les forêts, les montagnes et les paysages où l’on se retrouve parfois avec l’impression d’être seuls au monde.
💡 Mon conseil : ne construisez pas votre itinéraire uniquement en regardant les kilomètres. Regardez également les temps de trajet et évitez de vouloir traverser la moitié de la Corse chaque jour. Vous profiterez beaucoup plus du voyage.
Louer une voiture en Corse
Lors de notre second séjour, nous avons récupéré une voiture de location directement à notre arrivée à l’aéroport d’Ajaccio.
Nous avions choisi SIXT, notamment pour une raison qui peut sembler anodine mais qui a énormément d’importance pour moi : la possibilité de louer une voiture avec certaines cartes de débit.
Je ne possède pas de carte de crédit, uniquement une carte de débit, et ça m’a bloquée pendant des années pour louer une voiture. Découvrir qu’il était possible de réserver chez SIXT dans ces conditions m’a donc considérablement simplifié les choses.
Nous n’avions pas besoin d’un véhicule adapté à mon handicap, mais le loueur en proposait également.
💡 Mon conseil : si vous possédez uniquement une carte de débit, vérifiez bien les conditions du loueur avant de réserver ainsi que le montant de la caution et le plafond disponible sur votre carte. Les conditions et les cartes acceptées peuvent évoluer.
Que voir en Corse ? Les endroits que nous avons découverts
Difficile de répondre à la question « que voir en Corse ? » tant l’île offre des paysages différents.
Lors de notre premier voyage de 15 jours en camion aménagé, nous avons eu le temps de parcourir une bonne partie de l’île, depuis Bastia jusqu’aux paysages de l’intérieur, avant de découvrir notamment Corte, la vallée de la Restonica ou encore Porto.
Quelques années plus tard, nous sommes revenus pour explorer davantage la Corse-du-Sud, avec un itinéraire passant notamment par Propriano, Sartène, Roccapina, Bonifacio, Porto-Vecchio et Zonza.
Je ne vais donc pas essayer de vous dresser une liste de tous les endroits supposément « incontournables » de Corse. Voici plutôt ceux que nous avons réellement découverts et qui ont marqué nos voyages.
Bastia, notre première rencontre avec la Corse, lors de notre visite
C’est à Bastia que nous avons découvert la Corse pour la première fois. Et autant dire que l’île n’a pas mis longtemps à nous convaincre.
À peine arrivés avec notre camion, nous avions déjà cette impression d’avoir complètement changé de décor. Pour notre première nuit, nous nous sommes simplement installés face à la mer. Notre voyage pouvait commencer.
Bastia était surtout pour nous la porte d’entrée vers le nord de l’île et le Cap Corse. Et parmi les endroits découverts dans cette partie de la Corse, il y en a un qui mérite clairement qu’on s’y arrête : Nonza.
🖤 Avec sa spectaculaire plage de galets noirs dominée par le village, Nonza fait partie des paysages qui m’ont le plus marquée dans le Cap Corse. Je vous raconte notre passage et ce que nous y avons découvert dans mon article consacré à Nonza.
Corte, au cœur des montagnes corses – visiter la Corse
Après la côte, rejoindre Corte donne déjà l’impression de découvrir une autre Corse.
La ville est nichée au cœur des montagnes et j’ai trouvé la route assez longue depuis la mer. Pas forcément à cause de la distance, mais plutôt parce que l’on quitte les grands axes pour emprunter de petites routes où les kilomètres défilent beaucoup moins vite.
Mais une fois arrivée à Corte, je n’ai absolument pas regretté le détour.
J’ai adoré cette ville, son ambiance et ses petites ruelles pleines de charme. Au-dessus des maisons, la citadelle perchée sur son promontoire domine le paysage et participe énormément au caractère du lieu.
La citadelle de Corte : Perchée sur un éperon rocheux dominant la ville, la citadelle est l’un des symboles de Corte. Sa partie la plus spectaculaire, surnommée le « nid d’aigle », a été construite au XVe siècle et domine les vallées environnantes. La citadelle a ensuite été agrandie et fortifiée au fil des siècles. Elle abrite aujourd’hui notamment le Musée de la Corse.
Même sans entrer dans les détails de son histoire, sa position suffit à comprendre pourquoi elle marque autant le paysage : depuis les ruelles de Corte, elle semble littéralement accrochée à la montagne.
Prenez surtout le temps de vous promener dans les ruelles plutôt que de simplement traverser Corte. C’est en déambulant dans le centre que j’ai vraiment apprécié la ville. Pour moi, Corte est clairement une étape indispensable lors d’un road trip en Corse.
Nous avons consacré davantage de temps à Corte lors de notre voyage. Je vous raconte notre visite, les endroits que nous avons découverts et mon expérience avec mon handicap dans mon article consacré à la ville.
La vallée de la Restonica : magnifique… mais ça grimpe !
Depuis Corte, nous avons également découvert la vallée de la Restonica, cette fois à pied lors d’une randonnée en montagne.
Et autant vous prévenir : j’ai trouvé la deuxième partie particulièrement difficile.
Le début m’avait laissé penser que j’allais pouvoir m’en sortir correctement, mais les choses se sont sérieusement compliquées ensuite. Pour atteindre les lacs, il faut notamment progresser parmi les rochers et franchir certains passages qui demandaient beaucoup plus d’efforts que ce dont j’avais l’habitude.
Avec mon handicap, cette partie était clairement au-dessus de mon niveau. J’ai vraiment eu beaucoup de mal à avancer et cette randonnée m’a demandé énormément d’efforts.
Le paysage reste très joli et je suis contente d’avoir découvert la Restonica, mais c’est typiquement le genre d’endroit où je préfère raconter ce que j’ai réellement réussi à faire plutôt que de simplement coller une étiquette « accessible » ou « non accessible ». Lors de votre visite de la Corse, c’est vous qui jucherez de vos capacités physiques pour faire cette randonnée.
💡 Mon conseil : si vous avez des difficultés à marcher, renseignez-vous précisément sur l’itinéraire que vous envisagez avant de partir. Dans mon cas, ce n’est pas tant le début de la randonnée qui m’a posé problème que sa seconde partie, beaucoup plus exigeante avec des passages dans les rochers.
Je raconte plus en détail notre randonnée dans la vallée de la Restonica et les difficultés que j’y ai rencontrées dans mon article consacré à cette excursion.
Après les montagnes de Corte et de la Restonica, nous avons retrouvé la mer en rejoignant Porto.
Le village est plutôt joli, mais ce qui m’a surtout marquée, c’est son environnement. La baie de Porto est superbe, entourée de reliefs qui plongent vers la Méditerranée et donnent au paysage un côté particulièrement spectaculaire.
Porto est en revanche une destination très touristique. Et qui dit tourisme dit forcément hôtels, locations et hébergements destinés à accueillir les nombreux visiteurs qui viennent découvrir cette partie de la Corse. L’ambiance est donc assez différente de celle des petits villages que nous avions traversés jusque-là.
Le petit front de mer reste très agréable pour se promener tranquillement, profiter de la baie ou simplement s’arrêter déguster une glace face à la mer.
Je n’ai pas eu de difficulté particulière liée à mon handicap lors de notre passage à Porto. Des places de stationnement adaptées sont prévues et j’ai pu profiter du village sans problème particulier.
Ce n’est peut-être pas Porto lui-même qui m’a le plus marquée pendant notre voyage, mais sa situation exceptionnelle en fait une très belle étape pour découvrir cette partie de la côte corse.
Porto constitue également un excellent point de départ pour découvrir les paysages exceptionnels qui l’entourent. Je vous raconte plus en détail notre passage dans mon article consacré à Porto et à son golfe.
Après Porto, nous avons poursuivi notre route vers le sud de l’île.
C’est une partie de la Corse que nous avons ensuite eu l’occasion de redécouvrir lors d’un second voyage, beaucoup plus court, mais entièrement consacré à la Corse-du-Sud.
Sartène, Roccapina, Bonifacio, Porto-Vecchio, Zonza ou encore Ajaccio : les paysages et les ambiances changent énormément en quelques kilomètres.
Parmi toutes ces étapes, deux endroits m’ont particulièrement marquée : Sartène, pour son charme et son atmosphère, et surtout Bonifacio, qui reste pour moi l’une des merveilles de la Corse.
Roccapina mérite également le détour pour son incroyable paysage dominé par son célèbre lion de granit, tandis que les routes autour de Zonza offrent une toute autre facette de l’île, entre montagnes et forêts.
Porto-Vecchio m’a moins marquée. J’ai trouvé son centre ancien agréable et plutôt joli, mais si je devais faire des choix lors d’un premier voyage, ce ne serait pas forcément l’étape que je placerais en priorité.
Quant à Ajaccio, nous l’avons découverte plus tranquillement lors de notre second séjour, notamment en longeant son front de mer avant de rejoindre le centre historique.
Nous avons consacré tout un week-end à parcourir la Corse-du-Sud, de Propriano à Bonifacio en passant par Sartène, Roccapina, Porto-Vecchio et Zonza. Je vous raconte notre itinéraire complet, nos coups de cœur, nos petites galères et mon expérience avec mon handicap dans cet article.
Globalement, j’ai trouvé la Corse plutôt accessible lors de mes différents séjours.
Dans les villes et les sites que nous avons visités en Corse, j’ai régulièrement trouvé des places de stationnement adaptées là où elles étaient nécessaires. C’est un détail qui peut sembler anodin, mais lorsque l’on voyage avec des difficultés à marcher, pouvoir se garer à proximité change énormément la façon dont on découvre un endroit.
Lors de notre second séjour, nous avons également passé une nuit au Mercure Ajaccio. C’est le seul hôtel que j’ai personnellement testé en Corse, je ne peux donc évidemment pas généraliser à l’ensemble des hébergements de l’île, mais celui-ci était adapté et nous n’avons rencontré aucune difficulté particulière.
J’ai surtout gardé un très bon souvenir de l’accueil. Au-delà des équipements, j’ai rencontré beaucoup de gentillesse et de bienveillance lorsque j’avais besoin d’aide ou d’un peu plus de temps.
Cela ne signifie évidemment pas que tout est accessible. La Corse reste une île montagneuse, avec des villages anciens, des ruelles pavées, des sentiers et parfois des terrains très accidentés. Je l’ai particulièrement constaté lors de notre randonnée dans la Restonica, dont la seconde partie était clairement trop difficile pour mon niveau, ou encore sur certains chemins permettant d’accéder aux plages.
Mais mon handicap ne m’a jamais donné le sentiment de m’empêcher de découvrir la Corse. Il m’a parfois fallu adapter une visite, marcher sur une courte distance plutôt que d’utiliser mon fauteuil ou renoncer à certains passages, mais dans l’ensemble, j’ai trouvé qu’il y avait un véritable accueil des personnes en situation de handicap.
💡 Mon conseil : la difficulté vient souvent davantage du relief ou de la nature du terrain que d’un manque d’aménagements. Si vous avez des difficultés à marcher, regardez donc précisément les conditions d’accès au lieu que vous souhaitez visiter plutôt que de vous fier uniquement à la mention « accessible » ou « PMR ».
Mon avis perso sur ma visite de la Corse
Alors, est-ce que mon amie avait raison lorsqu’elle m’avait affirmé que « la Corse, c’est le plus beau pays du monde » ? Bon… techniquement, ce n’est pas un pays. Mais après y être allée, je comprends parfaitement ce qu’elle voulait dire. J’ai adoré ce bout de France. La Corse fait partie de ces destinations où j’ai eu très rapidement le sentiment d’être partie beaucoup plus loin que je ne l’étais réellement. La mer, les montagnes, les villages, les petites routes, les paysages sauvages… parfois quelques kilomètres suffisent pour complètement changer de décor.
Et surtout, je trouve que c’est une destination formidable pour un road trip. J’ai adoré cette liberté de pouvoir prendre une route simplement parce qu’elle semblait jolie, s’arrêter devant un paysage ou découvrir un village que nous n’avions pas forcément prévu de visiter. S’il fallait donner un seul conseil, ce serait en revanche d’éviter autant que possible le cœur de l’été. La Corse attire énormément de monde en juillet et en août et, avec mon handicap, cette affluence peut rapidement compliquer les choses : stationnement, accès aux plages, circulation ou simplement possibilité de prendre son temps.
Personnellement, je privilégierais juin ou septembre. La fréquentation est plus raisonnable, les déplacements sont plus simples et l’on peut davantage profiter de l’île sans avoir l’impression de devoir se battre pour chaque place de stationnement.
Alors non, je ne sais toujours pas si la Corse est « le plus beau pays du monde »…
Mais elle fait sans aucun doute partie des plus beaux endroits que j’ai eu la chance de découvrir. Et j’y retournerais avec énormément de plaisir.
Vue depuis la Citadelle de BonifacioAccès à la plage de Propiano en CorseNonza en Corse
Je suis fan des mini week-end par ci et par là. On saute dans la voiture et nous voici à la découverte d’une ville, d’un coin de département. C’est ainsi que je suis allée voir un tout petit bout des Charente-Maritime.
Que voir et que faire, lors d’un petit week-end en Charente-Maritime?
Le Pont Transbordeur servait donc à permettre aux personnes de traverser la Charente entre Rochefort et Echillais. En effet, on a construit ce pont pour remplacer le bac, qui ne permettait de traverser qu’à marée basse. Ainsi, ce système ingénieux a été inauguré le 29 juillet 1900 : une sacrée époque, donc !Le but était de ne pas gêner les navires de l’ Arsenal de Rochefort, d’où l’idée du pont immobile avec une partie mobile.Pendant 67 ans, ce pont a assuré la traversée. Puis, un pont levant l’a remplacé. Enfin, le viaduc de l’estuaire de la Charente a pris le relais. Le Pont Transbordeur ferme par la suite, pour au final rouvrir l’année de ses 120 ans, donc le 29 juillet 2020.
Le Pont Transbordeur en Charente-Maritime
Découvrir Port-des-Barques en Charente-maritime
Port-des-Barques tient son nom du fait qu’il fallait la présence d’une flottille de barques afin de protéger la ville de Rochefort, défendre l’estuaire de la Charentes et armer les vaisseaux en rade de l’île d’ Aix. Cette presqu’île abrite encore de nombreuses barques qui donnent encore légitimité à son nom. Ce petit village de pêcheur apporte apaisement et sérénité. Le calme régnant et la beauté des eaux de la Charente font de cette découverte un incontournable du coin.
C’est grâce à la volonté de Louis XIV que la ville de Rochefort, en Charente-maritime a vu le jour. Mais ce n’est pas pour cela qu’elle est connue! Vous avez tous.tes entendu parler de cette ville, à travers le célèbre film de Jacques Demy, » Les demoiselles de Rochefort« , avec Catherine Deneuve et sa défunte sœur Françoise Dorléac.
Classé parmi les plus beaux villages de France et de Charente-Maritime, Brouage doit sa célèbre citadelle à Jacques de Pons, qui la fonda en 1555 sur un dépôt de lest. Sa vocation première était le commerce du sel. Vauban lui même réajusta les fortifications à la baisse en 1685. Pendant la Révolution, elle fut une ville prison. Deux personnages illustres ont marqué l’histoire de Brouage. Tout d’abord, Samuel Champlain, qui fonda la ville de Québec. Puis, Mazarin exila sa nièce Marie Mancini à Brouage pour l’éloigner de Louis XIV.
Infos pratiques
Vous pouvez accéder à la Citadelle de Brouage toute l’année. L’accès y est totalement gratuit. N’ hésitez pas à aller à l’office de tourisme pour vous inscrire aux visites guidées proposées.
Panneau à l’entrée de la Citadelle de BrouageSur les remparts de la Citadelle de BrouageAncien couvent de la citadelleEglise de la Citadelle de BrouageIntérieur de l’église – CharenteExposition sur la création de la ville de Québec par Samuel Champlain
Visiter le célèbre Fort Boyard
Vous connaissez le célèbre jeu télévisé multi diffusé dans le monde entier, tourné donc dans ce bâtiment. Cette fortification se trouve sur une île artificielle, qui est visible et traversante à marée basse. À l’origine, les autorités construisirent cet ouvrage pour protéger la rade, l’embouchure de la Charente et le grand arsenal de Rochefort contre la marine anglaise.
Admirer le Fort Vauban de Fouras
Le sémaphore de Fouras, comme on l’appelle aujourd’hui, date des XVe et XVIIe siècles. À cette époque, les habitants l’ont construit pour remplacer un château fort qui se trouvait déjà sur place. Cependant, les guides touristiques l’appellent souvent à tort « Fort Vauban », car les constructeurs l’ont édifié bien avant l’arrivée de Sébastien Le Prestre de Vauban.
Arpentez l’île d’ Oléron
L’île d’ Oléron se trouve dans la baie de la Charente, et est composée de huit villes. Elle est la plus grande île française après la Corse. Oléron est accessible par un pont que l’on peut emprunter en voiture ou à vélo. De plus, elle est pourvue de nombreuses pistes cyclables rendant ses accès agréables et faciles.
Le saviez-vous?Le pont d’Oléron a été mis en service en 1966. Fort de ses 2 862 mètres, il est le troisième plus long pont de France. Le premier étant le pont de l’île de Ré, et le deuxième est celui de Saint-Nazaire en Loire-Atlantique. Par contre, c’est le plus ancien pont français reliant une île au continent.
« Oléron la lumineuse » comme beaucoup l’appellent est appelée ainsi grâce à son fort taux d’ensoleillement.
Les maisons colorées de l’île d’ OléronLe phare de Château d’ Oléron
Bien évidemment, il y a encore plein de jolies choses à voir et à faire dans ce beau département. J’y retourne prochainement et ne manquerai pas de venir vous raconter.
N’oubliez pas!
Goûtez et dégustez les spécialités locales. Crustacés, moules, huîtres, et autres délicieux plats du pays Charentais, dont on connait bien tous le célèbre melon.
Langoustines Moules marinièresGalette charentaise au beurre doux
C’est grâce à la volonté de Louis XIV que la ville de Rochefort a vu le jour. Mais ce n’est pas pour cela qu’elle est connue! Vous avez tous.tes entendu parler de cette ville, à travers le célèbre film de Jacques Demy, » Les Demoiselles de Rochefort« , avec Catherine Deneuve et sa défunte sœur Françoise Dorléac.
Le marin et écrivain Rochefortais Pierre Loti en parle ainsi : « Paris ne m’avait ni émerveillé, ni étonné ; non, mais ce fut mon petit Rochefort qui m’étonna beaucoup ; je me le rappelais autrement, je n’en revenais plus de voir ses maisonnettes si basses et ses rues si tranquil les, avec cet air de village », Pierre Loti, Prime Jeunesse, 1919.
Cette ville maritime a, depuis 1987, et la signature de la convention » Ville d’Art et d’ Histoire », engagé de belles réhabilitations de son patrimoine. La valorisation de ce dernier a pour but de sensibiliser le public à la conservation de celui-ci.
Que voir, que faire à Rochefort ?
Pour réserver vos activités, vous pouvez aller sur le site Getyourguide, qui est fiable, et qui propose des visites adaptées à tous, à des tarifs préférentiels.
Bon plan Getyourguide : vous pouvez réserver d’abord et payer plus tard; et annuler votre billet jusqu’à la veille de la date prévue de votre visite.
Arpentez le centre-ville de Rochefort
Statues représentant Les Demoiselles de Rochefort Fontaine de la place Colbert à RochefortPlateau vantant les bonnes choses de la ville de Rochefort
Portez vos pas jusqu’à la place Colbert, qui est le nerf de la ville de Rochefort. Le film de Jacques Demy , « Les Demoiselles de Rochefort » l’a rendue célèbre. En effet, Catherine Deneuve et feue sa sœur Françoise Dorléac ont chanté et dansé avec d’autres acteurs- pas encore illustres- sur cette même place. Des hôtels particuliers, une grande fontaine et une horloge des marées embellissent cette place.
Le saviez – vous? une horloge des marées indique, à l’aide points lumineux, le nombre d’heures restantes avant la prochaine marée.
L’ Arsenal des Mers dont nous parlons plus bas se trouve non loin, ainsi que le très joli bâtiment des halles. Colbert construisit ce bâtiment en 1642 afin d’assurer l’ apport en nourriture et autres denrées aux habitants de la ville
Visite guidée théâtralisée de Rochefort
Tous les étés, l’ Office de Tourisme propose des visites guidées théâtralisées pour vous faire découvrir la ville de manière ludique et instructive. Le marquis de Lafayette, de son vrai nom Gilbert du Motier, vous accompagne à travers les différentes époques du Siècle des Lumières, de la monarchie à l’Empire, avant de terminer par la Restauration.
Durée de la visite environ 1h – 1h30 de visite dans un bâtiment datant de 1900.
Cet ancien entrepôt, vous proposes moult objets publicitaires, des reconstitutions de boutiques grandeur natures, tout cela ayant existé avant l’avènement des supermarchés et l’apparition de la » réclame ».
Adresse :
12 rue Lesson – 17300 Rochefort France
Horaires :
Du 1er février au 31 mars & Du 1er novembre au 31 décembre : Du lundi au vendredi : de 10h à 12h et de 14h à 18h – Samedi : de 14h à 18h et Dimanche : de 14h à 18h
Du 1er avril au 30 juin & du 1er septembre au 31 octobre : Du lundi au samedi : de 10h à 12h et de 14h à 19h
Dimanche : de 14h à 19h
Juillet – Août : du lundi au dimanche : 10h – 20h.
Fermé le 25 décembre et le 1er janvier.
Visites guidées uniquement proposées aux groupes. Renseignez vous au 05.46.83.91.50.
Tarifs :
Normal : 6,90 euros – Réduit : 5, 90 euros – Jeunes ( 8-12 ans) : 4,50 euros. – Etudiant post-Bac : 4,50 euros – Moins de 8 ans : Gratuit.
Le tarif réduit s’applique aux demandeurs d’emploi, personnes possédant une carte d’invalidité, carte Cézam, carte Privilège Rochefort Océan, carte Gîtes de France)
Handicap et santé
Les personnes à mobilité réduite sont les bienvenues. En effet, il y a des places PMR, des toilettes adaptées et vous pourrez visiter également les étages, grâce aux ascenseurs mis à disposition. Le tarif est de 5, 90 euros sur présentation d’un justificatif.
Ce bâtiment de 374 mètres de long fait partie du patrimoine de l’ Arsenal maritime de Rochefort.
Construite en 1666, elle répondait ainsi aux besoins en cordages des navires de guerre du Ponant. Elle a œuvré pendant deux siècles, et était un élément essentiel à la Marine Royale. Cependant, le développement des techniques navales et la disparition progressive des voiliers entraînent sa fermeture. Aujourd’hui encore, elle constitue un remarquable exemple d’architecture préindustrielle.
Malheureusement, les troupes allemandes incendièrent la Corderie Royale en août 1944. Après la guerre, la ville de Rochefort la racheta et entreprit sa restauration. Depuis 1985, elle accueille un centre culturel ainsi que le Centre International de la Mer (CIM), qui valorise et fait découvrir le riche passé de ce monument. Expositions, librairie, la bibliothèque – médiathèque de la ville se trouvent à l’intérieur. De plus, le restaurant Les Longitudes régalera vos papilles.
Adresse :
Centre International de la Mer : Rue Jean-Baptiste Audebert 17303 Rochefort, France
Tarifs :
A noter : il n’y a pas de billetterie en ligne, vous prendrez vous billets sur place. Arrêt de la billetterie, 45 minutes avant la fermeture.
Moins de 6 ans Gratuit
Enfant 6-15 ans 6 €
Adulte Basse saison 10 €
Adulte Haute saison (1er juillet-31 août) 11 €
Réduit (sur justificatif)Demandeur d’emploi, étudiant, Maison du curiste, Passtime 8,50 €
Personne en situation de handicap 6 €
Famille 2 adultes et de 2 à 5 enfants 30 €
Modes de paiement : Espèces, Carte bancaire, Chèque, Chèque Culture, Chèques Lire, Chèques cadeaux Action Coeur de Ville, Chèques vacances.
Horaires:
11/03/2026 03/04/2026 mercredi à dimanche : 10h à 13h et 14h à 18h
04/04/2026 30/06/2026 lundi à dimanche : 10h à 13h et 14h à 18h
01/07/2026 31/08/2026 lundi à dimanche : 10h à 19h
01/09/2026 01/11/2026 lundi à dimanche : 10h à 13h et 14h à 18h
04/11/2026 18/12/2026 mercredi à dimanche : 10h à 13h et 14h à 18h
19/12/2026 03/01/2027 lundi à dimanche : 10h à 13h et 14h à 18h
Handicap et santé :
Sachez que, les personnes en situation de handicap et leur accompagnant bénéficient d’un tarif d’entrée réduit.
Bon point : le personnel est formé pour bien accueillir les personnes handicapées, quelque soit le handicap.
Des livrets FALC ( Facile à Lire et à Comprendre) sont à disposition.
Pour les mal et non-voyants : audioguide, audiodescription synchronisée avec le spectacle audiovisuel, parcours audio décrits pour l’exposition permanente.
Pour les mal et non entendants : boucle magnétique auditive dans la salle audiovisuelle, texte défilant en synchronisation avec le spectacle audiovisuel et parcours en LSF (Langue des Signes Française) de l’ exposition permanente.
Les chiens d’assistances sont autorisés, et deux fauteuils roulants sont proposés en prêt si besoin. La visite se fait de plain pied.
Si vous venez en groupe : nos médiateurs proposent des visites guidées adaptées à tous les handicaps, avec l’intervention d’un interprète LSF. Uniquement sur réservation au 05 46 87 81 40 ou par mail : resa@corderie-royale.com.
Le Musée National de la Marine
Ce musée représente l’ Histoire de la marine et son passé lié avec la ville de Rochefort. Il se trouve dans l’un des plus anciens bâtiment civil de Rochefort et abrite une belle collection de maquettes de bateaux, sculptures, tableaux, œuvres d’art du seigneur de Cheusses, l’ancien propriétaire. Le musée National de la Marine a été fondé à la demande de Louis XIV.
La visite
Pour commencer, une exposition temporaire sur L’ Hermione – Lafayette est présentée par une équipe de bénévoles. Les horaires sont en général 14h à 18h selon leur présence.
De plus, plusieurs séances d’animation pour les enfants d’âge différents sont proposées. Jusqu’à 8 ans, votre enfant pourra participer à des visites contées, des visites jeu, et des visites bébés également.
Le plus : les visites débutent dès l’âge de 9 mois, pour une découverte toute en douceur.
De plus, un Escape Game peut être réservé, ainsi qu’un accès à un espace détente et jeux; mais aussi une visite rapide de 15 minutes à la rencontre de Pierre Loti, des visites nocturnes en été…L’endroit regorge de propositions diverses et variées.
Tarifs d’ entrée
Les tarifs sont très variables , je vous conseille de réserver directement sur le site concerné.
Horaires
Du 4 juillet au 31 août : 10h – 18h tous les jours
Du 1er septembre au 31 octobre : 10 – 12h30 et 13h30 – 18h tous les jours sauf le mardi
du 1er novembre au 3 janvier : 13h30 – 18h00 tous les jours
Le musée est fermé le 25 décembre, le 1er janvier, et le 1er mai.
A découvrir en plus
Vous pouvez visiter l’ Ecole de la Médecine Navale en visite guidée de 45 minutes ou d’1h30.
Cette accrobranche original se tient donc sur les mats d’un bateau! Vous grimperez jusqu’à 30 mètres de hauteur, avec vue sur la Charente. Pas de panique, il y en a pour tous les âges, puisque vous pouvez monter à 6 mètres et également à 13 mètres.
L’offre de 30 mètres propose en plus, un saut dans le vide – accroché bien entendu – le Quick Jump; avec un atterrissage en douceur.
A savoir :pour les plus petits, de 3 à 6 ans, Drôle de Quai propose un parcours accrobranche, comprenant une dizaine d’activités.
Une aventure hors du commun, adrénaline garantie.
Tarifs d’entrée
Accès illimité : 45 euros par personne
Une entrée : 16,50 euros par personne, avec accès aux trois hauteurs proposées – Tarif réduit : 15,00 euros – réservez en ligne, premier arrivé, premier servi!
Le drôle de quai : pour les enfants de 3 à 6 ans : 6 euros.
Horaires
Mai, juin et septembre : ouvert les week-ends, ponts et jours fériés de 14h à 18h.
Du 2 juillet au 31 août : ouvert tous les jours de 13h à 19h.
Vacances de Pâques (04/04 au 03/05) et de la Toussaint : ouvert de 14h à 18h.
Les Lundis de l’Arsenal : ouverture jusqu’à 22h, pour une expérience nocturne inoubliable.
Groupes : nous sommes ouverts toute l’année sur réservation.
⚠️ Le dernier départ se fait 1 heure avant la fermeture du parc !
Pierre Loti ( 14/01/1850 – 10/06/1923) était un officier de la marine, écrivain voyageur. Fort de ses expériences acquises au court de ses nombreux voyages à travers le monde, il écrit la plupart de ses récits de manière autobiographique. Il fut reconnu par la France comme un illustre, puisqu’il eut des funérailles nationales.
La Maison de Pierre Loti est un musée municipal depuis 1973, et est classée Monument Historique, ainsi que labellisée Musée de France et Maison des Illustres.
Monsieur Loti a vécu hanté par la mort, au prix de nombreuses angoisses. De cela, il en ressort une collection d’objets divers, pas toujours de grande valeur, glanés au fil de ces déplacements.
La maison est pleine de faste et d’ exotisme, elle représentait pour son propriétaire le symbole d’un passé heureux qui ne demande qu’à revivre.
Les visites
A savoir : la visite guidée est obligatoire et la réservation est très fortement recommandée. Réserver sa visite
Adresse :
Pour découvrir la maison Pierre Loti, vous devez vous rendre au musée Hèbre, qui sera le point de départ.
Musée Hèbre : 63 avenue Charles de Gaulle, 17300 Rochefort 05.46.82.91.60
Le guide fera une présentation et vous emmènera à la Maison de Pierre Loti sise au 141 rue Pierre Loti 17300 Rochefort.
Horaires
Du 1er février 2026 au 31 décembre 2026 : du mardi au dimanche de 09h30 à 18h00.
La Maison de Pierre Loti est fermée tout le mois de janvier ainsi que le 1er mai et le 25 décembre.
Handicap et santé
La Maison de Pierre Loti ne peut pas recevoir de personnes à mobilité réduite. En effet, vous devez pouvoir parcourir les 150 marches dans des espaces réduits, et sans possibilité de pauses lors du parcours.
Des réflexions poussées sont en cours afin de permettre à tous de visiter les lieux.
Mais encore
Le port de plaisance de Rochefort est très sympa. Il ouvre ses voies à de très nombreux bateaux tout le long de l’année. Pour une promenade un soir d’un bel été, ou juste écouter les voix du vent dans les mâts.
Le port de plaisance de Rochefort
Le musée Hèbre est riche de belles collections d’art et d’ Histoire, avec des pièces cosmopolites provenant d ‘endroits plus ou moins lointains, rapportés par des explorateurs de la ville de Rochefort.
Le musée Aéronautique navale de Rochefort est unique. En effet, il est le seul en France, à proposer des visites sur ce thème. Il expose de nombreuses maquettes, équipements, collections d’ aéronefs et autres moteurs. Sans compter une immense collection de plus de 1000 volumes sur le sujet. Ce musée est entièrement entretenu par des bénévoles.
Mon avis perso
La ville de Rochefort est très agréable à découvrir. Le centre-ville se promène en 1h30, mais de nombreux musées et autres propositions de visites font qu’il est tout à fait possible d’y rester plusieurs jours. Pour ma part, j’ai trouvé un air ambiant chaud (en pleine canicule) mais accueillant et avec un doux air de bon vivre.
Aller plus loin
Le pont Transbordeur qui se trouve dans la zone géographique de Rochefort est célébré par le film Les Demoiselles de Rochefort » de Jacques Demy.
Port-des-Barques tient son nom du fait qu’il fallait la présence d’une flottille de barques afin de protéger la ville de Rochefort. Il fallait également défendre l’estuaire de la Charentes et armer les vaisseaux en rade de l’île d’ Aix. Cette presqu’île abrite encore de nombreuses barques qui donnent encore légitimité à son nom. Ce petit village de pêcheur apporte apaisement et sérénité. Le calme régnant et la beauté des eaux de la Charente font de cette découverte un incontournable du coin.
Handicap et Santé : Malheureusement, les personnes à mobilité réduite ne peuvent participer, ni les personnes sujettes aux maux des transports.
Faire le tour de l’île d’Aix en bateau
Aller à la pêche, se baigner dans la mer à la plage des Anses
Faire de la voile sur le lac des Rouches
Se promener à pied, à vélo ou en calèche sur la Passe aux Bœufs en direction de la plus petite île de Charente-Maritime, » L’îlet Madame.
La traversée à marée basse en direction de l’îlet Madame
L’îlet madame se situe sur l’estuaire de la Charente, et devient presqu’île lorsque la marée descend. Cet lieu est classé « Grands Sites de France » Estuaire de la Charente – Arsenal de Rochefort « . Vous pouvez, si vous le souhaitez, rester sur l’île le temps que la marée redescende, ce qui vous donnera l’occasion de faire le tour des lieux.
Que faire sur L’îlet Madame en Charente-Maritime
Voir » les casemates du fort « , protecteur de l’ Arsenal de Rochefort. Des expositions rétrospectives sur la faune et la flore locale sont souvent proposées.
Se recueillir devant l’imposante » Croix au Galet » qui, chaque été devient lieu de mémoire, en souvenirs des prêtres dissidents, déportés lors de la Révolution.
Admirer l’un des meilleurs points de vue sur le littoral Charentais
Devenir pêcheur à pied de coquillages (pétoncles et autres coques)
Admirer depuis la plage, les « pontons carrelets » fierté de l’îlet.
Vous arrêter à la ferme aquacole où vous prendrez un bon goûter en écoutant Gaelle et Philippe vous conter l’histoire du sel qu’ils cultivent dans le respect des traditions, mais aussi de la salicorne, de la ferme marine, ainsi que l’élevage des moutons en prés-salés.
« La calèche de Madame« vous déposera sur l’îlet Madame, sans effort, mais avec une sacrée dose de fun. (pensez bien à réserver votre visite en amont au 06 22 11 65 26, en appel ou par sms)
Attention : si vous décidez de traverser à pied, regardez bien les horaires des marées, histoire de ne pas rester coincés sur l’îlet ou pire d’être pris sur le chemin par la montée des eaux.
Les calèches de Madame
Visiter l’écomusée « Les cabanes de l’ Estuaire » où vous pourrez en apprendre plus sur l’ élevage des huitres, avec une bonne dégustation en prime.
Le plus : profitez d’un bon moment en famille avec les défis » Instants famille » proposés par le site. Concours de pêche à la crevette, chasse au trésor…plusieurs activités sont mises en place pour que vous passiez un moment ludique.
Le saviez vous ?En 1780, un certain La Fayette embarqua sur l’ Hermione pour se rendre en Amérique. Ce célèbre bateau fut construit à Rochefort, en Charente-Maritime donc. Une stèle à son effigie se trouve au bout du port
Poursuivre la visite en Charente-Maritime
Et bien sûr, depuis Port-des-Barques vous pouvez partir à la découverte de plusieurs sites charentais, qui ne demandent qu’à être découverts.
Le Pont Transbordeur, un joyau de Charente-Maritime