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Nichée sur l’une des rives du lac Léman, Lausanne se trouve dans le canton francophone de Vaud, en Suisse. Elle séduit par son cadre exceptionnel. Célèbre pour plusieurs hauts faits, c’est aussi parce qu’elle héberge le siège du Comité International Olympique. De plus, elle accueille le musée des Jeux Olympiques.
Histoire du musée Olympique de Lausanne
Inauguré le 23 juin 1993 à l’initiative de Juan Antonio Samaranch, ce musée a ensuite été classé Bien culturel suisse d’importance nationale. En 1995, il a également reçu le prix du Musée européen de l’année. C’est donc avec hâte que j’en pousse les portes.
Le musée retrace l’histoire des Jeux olympiques dans un parcours chronologique particulièrement bien conçu. Nous lisons donc que si les premiers Jeux Olympiques coïncident avec les fêtes religieuses de la Grèce Antique (autour de -776 avant JC). Cependant, il semblerait que leur création soit bien plus ancienne que ça.
Nous pouvons, à l’aide d’outils informatiques, d’écrans, de films, d’objets retrouvés et d’écrits, comprendre ce qu’ étaient les jeux à cette époque. Comme aujourd’hui, les Jeux se déroulaient tous les quatre ans. De plus, leur organisation s’accompagnait d’une trêve sacrée. Durant cette période, les peuples en guerre suspendaient les combats.
Les jeux modernes au Musée Olympique de Lausanne
Le parcours présente en détail la vision de Pierre de Coubertin, père des Jeux olympiques modernes, et montre comment il a imaginé les Jeux que nous connaissons aujourd’hui. Nous pouvons voir des photos de son enfance à ses plutôt vieux jours, des objets et autres tenues de sport lui ayant appartenus. Nous nous sommes empreints d’ informations sur sa vie, ses passions, ses métiers…Personne très intéressante, aux mille et une facettes, au mille et un culot, que beaucoup de personnes auraient aimé rencontrer.

Tout y est, je ne peux bien sûr pas tout mettre et détailler. Nous découvrons que jusqu’en 1954, les Jeux Olympique de littérature, d’architecture, musique, peinture et sculpture existaient. Pourvu que les œuvres d’art aient un rapport avec le sport.
Il nous ait expliqué, également que les premiers Jeux Olympiques d’hiver furent ceux de Chamonix, en 1924; bien qu’entrés rétrospectivement, en 1928, dans le décompte de la compétition. En effet, au départ, on parlait de « Semaine internationale des sports d’hiver ». Les Scandinaves, qui organisaient les « jeux Nordiques » craignaient une trop forte compétition, si les jeux de Chamonix revêtaient un caractère olympique officiel.

Entre 1920 et 1940, les skieurs fixaient leurs chaussures aux skis à l’aide d’une simple lanière en cuir. De quoi mesurer les progrès réalisés depuis ! Bonjour la sécurité!

J’ ai particulièrement apprécié de découvrir toutes les flammes olympiques depuis leur création. Plus étonnant encore, certaines d’entre elles sont même accessibles au toucher
« Image emblématique des Jeux Olympiques, la flamme olympique est l’expression des valeurs positives que l’être humain a toujours associé au feu. »

Le merchandising
Nous poursuivons notre chemin, vers une grande salle où se tient la partie sur le merchandising autour des Jeux. Des robes des hôtesses à Mexico 1968…

…à Yoggl la masco(tte des Jeux Olympiques de la jeunesse (si, si ils existent!) de 2012. Il y a plein, plein d’objets, de la poupée, aux jeux de sociétés, en passant par les gadgets, les livres, les vêtements…

Je ne résiste pas à l’envie de vous montrer le costume de la porte-enseigne de la délégation, lors de l’ouverture de Turin 2006.

Les Jeux paralympiques au musée Olympique de Lausanne
Bien évidemment, impossible de parler esprit olympique sans aborder les Jeux Paralympiques. Monsieur Ludwig Guttman, neurologue de son état, eût l’ idée d’organiser en 1948, « les jeux mondiaux des chaises-roulantes et des amputés », sur le parking de l’hopital pour lequel il travaillait.
Portant le nom de « Jeux de Stoke-Mandeville », cette compétition a ensuite connu sa neuvième édition à Rome en 1960, une semaine après les Jeux olympiques d’été. C’est pourquoi cette édition est aujourd’hui reconnue comme la première édition des Jeux paralympiques.

Ce ballon fait du bruit, pour permettre aux malvoyants de pouvoir l’entendre.

Je passe maintenant à une autre partie de la visite : la salle des costumes. Elle présente des tenues aussi variées qu’originales, portées au fil des années par les plus grands champions.
Les célèbres chaussures dorées de Mickael Johnson -la locomotive de Waco- champion olympique des 200 mètres et 400 mètres à Atlanta en 1996.

Je ne vous montre pas tout bien sûr; la visite se termine par quelques petites sessions ludiques axées autour de l’équilibre, de la rapidité et de la dextérité nécessaires à tout bon sportif.
Les seules médailles olympiques que nous pourrons approcher de près…

Et c’est donc après près de trois heures passées dans les locaux du musée, que nous rentrons en France.
Le fameux podium
Je ne manque pas de vous conter l’histoire de ce podium; c’est sur ses marches de Tommie Smith et John Carlos, arrivés premier et troisième du 200 mètres à mexico 1968. Ils choisirent d’ arborer un gant noir et de lever le poing lors de l’hymne national américain. Cela visait à protester contre la ségrégation raciale aux Etats-Unis.
Il faut toutefois replacer cette déclaration dans son contexte : nous sommes en 1968, une période marquée par de fortes tensions liées à la ségrégation et aux droits civiques aux États-Unis. John Carlos aurait alors déclaré : « Après ma victoire, l’Amérique blanche dira que je suis Américain, mais si je n’avais pas été bon, elle m’aurait traité de Noir. »
Ce geste leur a coûté cher puisqu’ils furent exclus à vie de la compétition. Bien sûr, leurs médailles leurs fut retirées.

C’est ici que je vous laisse…Ce musée des Jeux Olympiques est d’une richesse incroyable.
Ils ont également pensé aux enfants, puisqu’ils proposent des activités ludiques pour eux – et qui font, non seulement bouger, mais aussi réfléchir.
» Citius, altius, fortius ! » (Plus vite, plus haut, plus fort) devise attribuée à tort à Pierre de Coubertin, puisque c’est en fait, son ami père dominicain Henri Didon qui aurait clôturé son discours d’ouverture des jeux de son école ainsi. Notre cher « Pierre » fondateur, la proposa lors de la création du Comité International Olympique (CIO) en 1894 à la Sorbonne. Ensuite, elle fut adoptée.
Et on finit par cette jolie phrase de Coubertin : « Si quelqu’un me demandait la recette pour « s’olympiser » : je lui dirais la première condition c’est d’être joyeux ». ;-)
Comment aller au musée Olympique de Lausanne ?
Adresse : Quai d’Ouchy 1 – 1006 Lausanne SUISSE;
Lausanne est accessible par la route (autoroute A1/E25 et A9/E27), par le rail (réseau CFF, EC Directs et TGV de Paris et Milan), par les airs (à 60 km de l’Aéroport International de Genève en 45 minutes de voiture ou de train) et même par l’eau, grâce aux bateaux de la Compagnie Générale de Navigation sur le lac Léman.
Depuis Lausanne, vous pouvez rejoindre facilement le Musée Olympique à pied, en vélo, en métro, ou en bus.
- Métro : ligne M2 (arrêt Ouchy-Olympique et Jordils).
- Bus : lignes 21 et 25 (arrêt Musée Olympique), 24 (arrêt Elysée et Ouchy-Olympique), 8 (arrêt Montchoisi), 2 (arrêt Ouchy-Olympique).
Horaires d’ouverture :
Du mardi au dimanche : 09h00 – 18h00h
La dernière admission se fait à 17 heures.
Tarifs 2025 :
Pour toutes les expositions ( temporaires et permanentes) avec audioguide :
- Adultes à partir de 16 ans : 20 CHF – 21,60 euros
- Enfants jusqu’ à 15 ans : gratuit
- Tarifs réduits : 14 CHF – 15,15 euros ( retraités, étudiants, personne en situation de handicap, sur présentation d’un justificatif).
- Pour les expositions temporaires avec audioguide :
- Adultes à partir de 16 ans : 9 CHF – 9,74 euros
- Enfants jusqu’ à 15 ans : gratuit
- Tarifs réduits : 7 CHF – 7, 58 euros ( retraités, étudiants, personne en situation de handicap, sur présentation d’un justificatif).
Des visites privées sont également proposées, vous pouvez vous renseigner par ici .
Les audioguides sont disponibles via votre smartphone en français, anglais, allemand, espagnol, italien, arabe, japonais, russe et chinois.
Handicap et santé :
Musée extrêmement bien pensé car outre les circuits adaptés, des fauteuils roulants sont mis à disposition sur simple demande et sous réserve de disponibilité. Il est possible de s’ asseoir tout le long du parcours. Vous pouvez prendre le temps qu’il vous faut.
A savoir :
- Deux places de parking sont là pour vous tout près de l’entrée
- Les toilettes des niveau 0 et – 2 sont accessibles
- Une rampe hélicoïdale se trouve dans le musée
- Une boucle magnétique est proposée aux personnes malentendantes
- Demandez un plan d’ accessibilité à l’accueil
- Les chiens guide sont autorisés dans tout le musée
Conseil : Entrez par l’ avenue de l’ Elysée 34, du côté Nord.
Les tarifs d’entrée sont de 14 CHF pour les personnes reconnues handicapées, et gratuits pour les accompagnants.







