Voyage et Goyave

Le guide du voyage accessible, pour (in)valides !

Un voyage accessible, ce n’est pas seulement un endroit où l’on peut aller. C’est un endroit où l’on peut pleinement profiter d’être.

Catégorie : Les Caraïbes

  • Que faire en Martinique? Mes visites et coup de cœur

    Que faire en Martinique? Mes visites et coup de cœur

    Que faire en Martinique pendant ses vacances ?

    Après plusieurs séjours en Martinique – en général pour des vacances, j’ai forcément accumulé quelques endroits préférés et quelques expériences que j’aime particulièrement retrouver ou faire découvrir.

    Plages, sorties en mer, mangrove, jardins tropicaux, distilleries, patrimoine… il est finalement assez facile de remplir ses journées sur l’île. Mais inutile de vouloir tout faire : pour moi, les vacances en Martinique doivent aussi laisser suffisamment de temps pour profiter simplement de la plage, du soleil et du rythme de l’île.

    Je vous partage donc ici une sélection d’activités et de visites que nous avons réellement testées, avec mes coups de cœur, mes impressions et quelques informations sur l’accessibilité lorsque nous avons pu la constater sur place.

    Ce n’est pas une liste exhaustive des choses à faire en Martinique, mais plutôt mes idées pour composer de belles vacances à partir de nos propres expériences.

    Commencer les vacances… par la plage !

    Après plusieurs heures d’avion et à peine les valises posées, inutile de me proposer immédiatement un programme de visites chargé : en Martinique, j’ai d’abord envie de retrouver la mer !

    Et pour cela, le sud de l’île reste mon secteur préféré. J’aime particulièrement ses plages de sable clair et ses eaux transparentes, parfaites pour commencer doucement les vacances et reprendre immédiatement le rythme martiniquais.

    Nous avons découvert de nombreuses plages au fil de nos séjours et j’ai évidemment fini par avoir mes petites préférées. Certaines sont idéales pour la baignade, d’autres pour observer les fonds marins ou simplement passer quelques heures tranquillement au bord de l’eau.

    J’ai d’ailleurs regroupé mes plus belles plages de Martinique et mes conseils pour les découvrir dans un article dédié.

    Partir à la rencontre des dauphins et des tortues en Martinique

    Parmi les activités que j’aime particulièrement en Martinique, les sorties en mer à la rencontre des dauphins et des tortues font clairement partie de mes préférées. Nous en avons d’ailleurs testé plusieurs, avec des expériences assez différentes.

    La plus mémorable reste une excursion à bord d’un catamaran écologique fonctionnant à l’énergie solaire. Au-delà de l’observation des animaux, nous avons adoré l’ambiance à bord : musique, fruits et jus de fruits à volonté, sans oublier le punch et le rhum pour ceux qui le souhaitaient. Une vraie journée de vacances, conviviale et festive, qui nous a laissé un excellent souvenir.

    Nous avons également testé une sortie sur un bateau beaucoup plus petit. L’expérience était différente : moins de monde à bord et une ambiance plus intimiste, avec là aussi quelques fruits proposés pendant la sortie. C’était très sympathique, même si j’ai trouvé l’expérience moins spectaculaire que celle en catamaran.

    💡 Mon conseil : les deux formules ont leurs avantages. Pour l’ambiance et l’expérience globale, j’ai clairement préféré le catamaran. Si vous recherchez plutôt une sortie avec moins de passagers et quelque chose de plus tranquille, un petit bateau peut davantage vous convenir.

    Je vous raconte plus en détail nos différentes sorties à la rencontre des dauphins et des tortues dans mon article dédié.

    Explorer la mangrove de Génipa, idéal pour vos vacances en Martinique

    Parmi toutes les expériences que nous avons faites en Martinique, la découverte de la mangrove de Génipa reste l’un de mes véritables coups de cœur.

    C’est une autre Martinique que l’on découvre ici, loin des plages de sable blanc : un environnement beaucoup plus sauvage, entre eau et palétuviers, que j’ai vraiment aimé explorer.

    Plus qu’une simple activité, j’ai trouvé que cette sortie permettait de découvrir un écosystème très particulier de l’île, tout en passant un excellent moment.

    Je vous raconte notre excursion dans la mangrove de Génipa, son déroulement et notre expérience concernant l’accessibilité dans un article entièrement consacré à cette sortie.

    S’émerveiller au Jardin de Balata de la Martinique

    Si vous aimez les jardins et la végétation tropicale, le Jardin de Balata mérite vraiment une place dans votre programme.

    Nous l’avons visité lors de l’un de nos séjours et j’ai beaucoup aimé cette immersion dans la végétation martiniquaise. Fleurs tropicales, plantes exotiques, palmiers et points de vue se succèdent dans un cadre particulièrement luxuriant.

    C’est aussi une visite qui permet de changer complètement d’ambiance après quelques journées consacrées aux plages ou aux sorties en mer et de découvrir une autre facette de la Martinique.

    Je vous raconte notre visite du Jardin de Balata, ce que nous avons aimé et notre expérience concernant l’accessibilité du site dans mon article dédié.

    Visiter une distillerie de la Martinique

    Impossible de parler de la Martinique sans évoquer le rhum agricole ! Au fil de nos séjours, nous avons visité plusieurs distilleries et habitations, et je trouve que c’est une excellente façon de découvrir une partie de l’histoire, de la culture et du savoir-faire de l’île.

    Toutes les visites ne se ressemblent pas : certaines permettent de découvrir davantage la fabrication du rhum, tandis que d’autres valent aussi pour leur domaine, leur architecture ou leur histoire.

    Parmi celles que nous avons découvertes, j’ai une préférence pour l’Habitation Clément. J’ai particulièrement aimé l’ensemble du domaine et la richesse de la visite, qui va bien au-delà de la simple dégustation de rhum.

    Je vous présente dans mon article dédié les distilleries que nous avons réellement visitées en Martinique, mes impressions et celle que je préfère, afin de vous aider à choisir selon ce que vous recherchez.

    Faire un détour par l’Écomusée de Martinique, s’instruire en vacances

    L’Écomusée de Martinique est une visite assez différente des autres activités de l’île. Il permet de s’intéresser davantage à l’histoire, au patrimoine et à la vie quotidienne en Martinique, au-delà des plages et des paysages.

    Pour être honnête, j’ai trouvé le musée un peu vieillissant dans sa présentation, mais la visite reste agréable et intéressante pour mieux comprendre certains aspects de l’histoire de l’île.

    Ce n’est probablement pas la visite que je placerais tout en haut de ma liste pour un premier séjour très court, mais si vous disposez de suffisamment de temps et aimez découvrir l’histoire des destinations que vous visitez, le détour reste intéressant.

    Je vous raconte dans mon article dédié notre visite de l’Écomusée, ce que nous y avons découvert et notre expérience concernant son accessibilité.

    Marcher sur le tombolo de Sainte-Marie

    Le tombolo de Sainte-Marie fait partie de ces curiosités naturelles qui rendent la Martinique surprenante. À certaines périodes de l’année, une langue de sable se forme entre la côte et l’îlet Sainte-Marie, permettant de rejoindre ce dernier à pied.

    Nous avons eu la chance de pouvoir effectuer la traversée et j’ai trouvé l’expérience vraiment originale. Marcher au milieu de l’eau sur ce passage qui n’existe qu’une partie de l’année a forcément quelque chose d’assez particulier.

    Le phénomène étant naturel et saisonnier, il est important de vérifier les conditions avant de prévoir votre visite : le tombolo n’est pas praticable toute l’année.

    Je vous raconte dans mon article dédié notre traversée du tombolo de Sainte-Marie, le phénomène qui permet sa formation et mes conseils pour préparer votre visite.

    Découvrir le Zoo de Martinique

    Le Zoo de Martinique est une visite assez particulière puisqu’elle ne se limite pas à la découverte des animaux. Installé sur le site de l’ancienne Habitation Latouche, il permet également de parcourir un lieu chargé d’histoire, au cœur d’une végétation tropicale particulièrement présente.

    Nous l’avons visité lors de l’un de nos séjours et j’ai apprécié cette combinaison entre animaux, patrimoine et promenade dans un environnement très verdoyant. C’est finalement autant le cadre que le zoo lui-même qui participe à l’intérêt de la visite.

    Je vous raconte dans mon article dédié notre visite du Zoo de Martinique, mes impressions et notre expérience concernant l’accessibilité du parcours.

    Prendre le temps de découvrir Fort-de-France lors de vos vacances en Martinique

    Même si je préfère généralement poser mes valises dans le sud de l’île, Fort-de-France mérite que l’on prenne le temps de s’y arrêter.

    La capitale offre une facette très différente de la Martinique des plages : rues animées, marché, patrimoine, commerces et vie quotidienne s’y mélangent. C’est aussi une bonne occasion de découvrir une Martinique plus urbaine, que l’on pourrait facilement négliger en restant uniquement dans les secteurs balnéaires.

    Lors de nos balades dans la ville, j’ai particulièrement apprécié cette ambiance différente et le contraste avec le reste de nos vacances.

    Je vous raconte dans mon article dédié notre découverte de Fort-de-France, les lieux que nous avons visités et mes conseils pratiques pour parcourir la capitale, notamment concernant l’accessibilité.

    Mon avis perso

    Après plusieurs séjours en Martinique, je continue à penser que les meilleures vacances sur l’île sont celles où l’on alterne les découvertes et les journées où l’on ne prévoit presque rien.

    Il y a énormément de choses à voir et à faire, mais inutile de vouloir tout cocher. Parmi toutes nos expériences, certaines sont devenues de véritables coups de cœur, tandis que d’autres nous ont simplement permis de découvrir une nouvelle facette de l’île.

  • Visiter Fort-de-France : que voir dans la capitale

    Fort-de-France, une ville qui cherche à renaître

    Je connais Fort-de-France en Martinique depuis longtemps et j’ai vu son centre-ville évoluer au fil des années. Pendant une période, j’ai eu le sentiment de voir capitale de la Martinique se dégrader progressivement. Mais lors de mes derniers passage, j’ai au contraire trouvé qu’un véritable effort était entrepris pour lui redonner vie et mettre davantage en valeur son patrimoine. C’est donc avec grand plaisir que je raconte mon expérience lors de mes visites à Fort-de-France.

    Et du potentiel, Fort-de-France en possède ! La ville bénéficie d’une situation exceptionnelle, au bord de l’une des plus belles baies des Caraïbes, avec un patrimoine architectural remarquable et une histoire particulièrement riche. Les nombreux bateaux de croisière qui font escale dans la baie rappellent d’ailleurs à quel point la ville occupe une position privilégiée.

    La bibliothèque Schœlcher, aussi belle à l’intérieur qu’à l’extérieur

    Difficile de passer devant la bibliothèque Schœlcher sans s’arrêter. Avec son architecture si particulière et ses couleurs, elle attire immédiatement le regard. Mais surtout, ne vous contentez pas de l’admirer depuis l’extérieur : entrez ! Elle fait partie intégrante de votre visite à Fort-de-France.

    Je la trouve tout aussi somptueuse à l’intérieur. Elle donne presque l’impression de traverser les âges sans sourciller, comme si le temps avait beaucoup moins de prise sur elle que sur le reste de la ville.

    Une fois à l’intérieur, j’ai immédiatement eu envie de parcourir toutes les allées, de regarder les ouvrages anciens et précieux et, je l’avoue, de pouvoir en toucher quelques-uns. On lève aussi beaucoup les yeux : son magnifique ossature métallique, omniprésente, participe énormément au charme du lieu.

    C’est finalement ce que j’aime dans cette bibliothèque : ce n’est pas seulement un beau bâtiment historique que l’on photographie depuis la rue. C’est en entrant que l’on prend réellement la mesure de son architecture et de son atmosphère.

    Et puisqu’il s’agit toujours aujourd’hui d’une bibliothèque, on visite un lieu patrimonial qui continue à vivre et à remplir sa fonction. Cela lui donne, à mes yeux, encore davantage de charme.

    ♿ Une bibliothèque attentive à l’accessibilité

    Lors de notre visite, j’ai pu accéder à la bibliothèque Schœlcher en fauteuil roulant grâce à une rampe d’accès et circuler à l’intérieur sans difficulté particulière.

    La bibliothèque dispose également du Pavillon Bougenot, une annexe elle aussi accessible aux personnes à mobilité réduite et qui accueille notamment un espace destiné aux personnes déficientes visuelles. On y trouve des ouvrages et supports adaptés, notamment en braille et en format audio.

    J’apprécie particulièrement cette démarche dans un lieu patrimonial de cette importance : la bibliothèque Schœlcher n’est pas seulement un monument que l’on peut admirer depuis l’extérieur, c’est aussi un lieu que l’on peut réellement découvrir et parcourir.

    La cathédrale Saint-Louis à Fort-de-France

    En poursuivant notre promenade et donc, notre visite dans le centre de Fort-de-France, difficile de manquer la cathédrale Saint-Louis, dont la silhouette et le clocher dominent largement les bâtiments alentour.

    J’ai beaucoup aimé son architecture extérieure. Avec sa façade claire, ses lignes élancées et sa structure métallique, elle possède une allure assez singulière et s’intègre parfaitement à cette promenade à travers le patrimoine de Fort-de-France.

    Malheureusement, nous n’avons pas pu visiter l’intérieur lors de notre passage. Je ne pourrai donc pas vous raconter ses vitraux ou son décor comme si je les avais vus — ce sera peut-être pour une prochaine fois !

    Même uniquement depuis l’extérieur, elle mérite selon moi que l’on s’y arrête quelques minutes, ne serait-ce que pour admirer son architecture.

    Le Fort Saint-Louis : surtout pour la vue sur la baie de Fort-de-France

    Impossible de parler de l’histoire de Fort-de-France sans évoquer le Fort Saint-Louis, installé à l’entrée de la baie et dont l’histoire est intimement liée à celle de la ville.

    Le fort ne se découvre que dans le cadre d’une visite guidée. Et finalement, ce n’est peut-être pas plus mal : honnêtement, je n’ai pas trouvé qu’il y avait énormément de choses à voir à l’intérieur et les explications du guide permettent de donner davantage de sens à la visite.

    Pour moi, son principal intérêt se trouve ailleurs : la vue sur la baie de Fort-de-France est magnifique, un incontournable de votre visite. Depuis les hauteurs du fort, on comprend particulièrement bien sa position stratégique et la raison pour laquelle une fortification a été construite à cet endroit.

    Est-ce une visite incontournable ? À mon avis, non. Si vous disposez de peu de temps à Fort-de-France, je privilégierais sans hésiter la découverte du centre historique et de ses principaux monuments.

    En revanche, si vous aimez l’histoire militaire, les fortifications ou simplement les beaux panoramas, la visite guidée peut constituer un agréable complément à votre promenade dans la ville.

    Envie de poursuivre la découverte de l’histoire de la Martinique, de visiter autre chose que Fort-de-France ? L’Écomusée permet de remonter beaucoup plus loin dans le passé de l’île, des premiers habitants à l’histoire de l’esclavage et de la société martiniquaise.

    La Savane, une pause face à la baie de Fort-de-France

    Après avoir parcouru les rues du centre, la Savane offre une agréable respiration au cœur de Fort-de-France, même si ce n’est pas une visite à proprement parler.

    J’ai trouvé cette grande place particulièrement jolie et bien entretenue. Sa situation est idéale : la baie de Fort-de-France d’un côté, le centre-ville de l’autre, avec un grand parking à proximité qui permet d’ailleurs d’accéder assez facilement au cœur de la ville.

    Avec ses arbres, ses zones ombragées et ses nombreux bancs, c’est aussi un endroit agréable pour faire une pause et simplement regarder vivre la ville. Sous le soleil martiniquais, croyez moi, un banc à l’ombre acquiert très rapidement une valeur patrimoniale insoupçonnée.

    On trouve également sur la Savane de petits chalets où acheter à manger, ce qui renforce son côté convivial et permet de s’arrêter pour grignoter quelque chose avant de poursuivre la promenade.

    Mais ce que j’aime surtout ici, c’est la proximité immédiate de la mer. Il suffit de quelques pas pour retrouver la baie de Fort-de-France, qui constitue à mes yeux l’un des grands atouts de la visite de la ville.

    ♿ Accessibilité de la Savane

    Côté accessibilité, nous avons pu traverser la Savane sans difficulté en fauteuil roulant. Les cheminements permettent de parcourir la place et de profiter des espaces ombragés et des bancs.

    La présence d’un grand parking juste à côté est également pratique pour commencer une promenade dans le centre de Fort-de-France.

    Le front de mer : ma promenade préférée lors de ma visite à Fort-de-France

    S’il y a une promenade que je ne manque pratiquement jamais lorsque je passe à Fort-de-France, c’est celle du front de mer.

    Elle longe la magnifique baie de Fort-de-France sur une belle distance et permet de découvrir plusieurs visages de la ville. D’un côté, on trouve même une petite plage en plein cœur de Fort-de-France, avant de poursuivre progressivement vers les quais où viennent s’amarrer les imposants bateaux de croisière.

    J’adore cette promenade. La baie s’ouvre devant nous, les bateaux entrent et sortent du port et, à mesure que l’on avance, on s’éloigne de l’agitation des rues tout en restant au cœur de la ville. C’est probablement l’un des endroits où je trouve que Fort-de-France révèle le mieux son potentiel.

    Mais je dois reconnaître que mon avis n’est peut-être pas totalement objectif… ❤️C‘ est également ici que j’ai eu ma demande en mariage !

    Autant dire que cette promenade occupe désormais une place un peu particulière dans mes souvenirs. Mais même sans bague à la clé, je trouve vraiment qu’elle mérite que l’on prenne le temps de la parcourir, lors d’une visite de Fort-de-France.

    ♿ Une promenade très agréable en fauteuil roulant pour visiter Fort-de-France

    Côté accessibilité, le front de mer de Fort-de-France est une promenade que j’ai trouvée particulièrement agréable en fauteuil roulant.

    Le cheminement est bétonné et nous n’avons rencontré aucune difficulté particulière pour le parcourir. La promenade étant assez longue, plusieurs bancs permettent de faire des pauses tout en profitant de la vue sur la baie.

    On trouve également un kiosque offrant un peu d’ombre, ce qui est loin d’être un détail sous le soleil martiniquais !

    C’est donc une promenade que je recommande volontiers aux personnes à mobilité réduite : elle permet de profiter pleinement de la baie, de rejoindre les quais et d’observer les bateaux de croisière, sans avoir à se demander constamment si le fauteuil va passer.

    💡 Mon conseil : prévoyez tout de même de quoi vous protéger du soleil. Si quelques bancs et le kiosque permettent de souffler à l’ombre, une bonne partie de la promenade reste exposée.

    Le Grand Marché : couleurs et ambiance martiniquaise lors de votre visite de Fort-de-France

    Pour retrouver un peu d’agitation après la promenade tranquille du front de mer, direction le Grand Marché de Fort-de-France.

    J’aime beaucoup son ambiance. C’est coloré, animé, bruyant juste comme il faut, et les étals débordent de fruits, de légumes pays, d’épices et de produits qui rappellent immédiatement que nous sommes aux Antilles.

    Mais soyons clairs : le marché est aujourd’hui très tourné vers les touristes, et notamment vers les passagers des bateaux de croisière qui débarquent à quelques minutes de là.

    À côté des produits alimentaires, on trouve ainsi de très nombreux stands proposant des souvenirs de Martinique : vêtements, objets décoratifs, accessoires et autres petits cadeaux à glisser dans la valise.

    Ne vous attendez toutefois pas nécessairement à y dénicher de l’artisanat local unique. On retrouve beaucoup des mêmes objets dans différentes boutiques et sur différents stands de l’île, ce qui laisse assez peu de doute sur leur mode de production.

    Cela ne m’empêche absolument pas d’apprécier le marché. Je conseille même d’y faire un tour davantage pour son ambiance, ses couleurs et ses produits locaux que pour la chasse au souvenir artisanal.

    💡 Mon conseil : si vous cherchez spécifiquement une création artisanale martiniquaise, ne vous fiez pas simplement à l’apparence « locale » d’un objet. N’hésitez pas à demander au vendeur où et par qui il a été fabriqué.

    ♿ Accessibilité du Grand Marché

    Le Grand Marché est accessible aux personnes à mobilité réduite et j’ai pu le parcourir en fauteuil roulant.

    La circulation n’est cependant pas toujours aussi fluide que sur le front de mer ou la Savane. Les allées peuvent être un peu irrégulières et parfois encombrées, certains commerçants ayant tendance à faire légèrement déborder leurs étals sur les espaces de passage.

    Cela ne nous a pas empêchés de profiter du marché, mais il faut parfois slalomer un peu entre les stands et les visiteurs, surtout lorsqu’il y a du monde.

    Je le considère donc comme accessible en fauteuil roulant, sans pour autant dire que tout y est parfaitement aménagé pour les PMR.

    Pour découvrir une autre facette du patrimoine martiniquais, poussez également les portes de ses distilleries. Même sans aimer le rhum — j’en suis la preuve ! — leurs domaines permettent de découvrir son histoire, sa fabrication et toute une partie du patrimoine de l’île.

    Cour Perrinon : bokits, chansons antillaises… et parking bien pratique !

    La Cour Perrinon est un autre endroit où j’aime m’arrêter lorsque je me promène dans le centre de Fort-de-France.

    On y trouve quelques petites gargotes où acheter un bokit, quelque chose à grignoter ou une boisson, mais ce que j’aime surtout ici, c’est l’ambiance que l’on peut parfois y rencontrer.

    Régulièrement, des chanteurs de rue s’y retrouvent pour reprendre de vieilles chansons antillaises. Et pour moi qui ai grandi avec certaines de ces musiques, autant vous dire que la nostalgie fonctionne immédiatement !

    Ce sont justement ces petits moments que j’aime lors de mes visites à Fort-de-France : on s’arrête pour boire quelque chose et, sans l’avoir prévu, on se retrouve à écouter des chansons qui font ressurgir tout un tas de souvenirs.

    Juste à côté se trouve le centre commercial Cour Perrinon. Il n’est pas immense et je ne vous conseillerais évidemment pas de venir à Fort-de-France spécialement pour faire du shopping. On y trouve néanmoins un supermarché Carrefour, plusieurs boutiques ainsi que différents points de restauration.

    Son principal intérêt pour moi est surtout très pratique : son parking souterrain. Se garer dans le centre de Fort-de-France n’étant pas toujours évident, il constitue un excellent point de départ pour laisser la voiture et poursuivre ensuite la découverte de la ville.

    ♿ Côté accessibilité, nous n’avons rencontré aucun problème particulier dans le centre commercial en fauteuil roulant. C’est donc également une solution pratique pour rejoindre le cœur de Fort-de-France lorsque l’on se déplace avec des difficultés de mobilité.

    Envie de visiter de manière insolite Fort-de-France? Découvrez la ville en Vélotaxi, avec un guide expérimenté qui vous racontera la ville ! Vous pouvez annuler jusqu’à 24 heures avant la date prévue de votre visite

    👉Réservez votre visite guidée en vélotaxi

    Mon avis perso sur mes visites à Fort-de-France

    Fort-de-France est une ville avec laquelle j’entretiens une relation un peu particulière. Je la connais depuis longtemps et je l’ai vue changer au fil des années.

    Pendant longtemps, j’ai eu le sentiment de la voir se dégrader et perdre progressivement de son dynamisme. Ces dernières années, j’ai toutefois l’impression que des efforts sont faits pour lui redonner vie, restaurer son patrimoine et rendre son centre plus agréable.

    Tout n’est pas parfait pour autant. En dehors de périodes particulières comme le Carnaval, je trouve le centre-ville encore assez peu animé. La présence de personnes sans domicile et de personnes confrontées à des problèmes d’addiction est également visible dans certaines rues. Je n’ai cependant jamais ressenti Fort-de-France comme une ville particulièrement angoissante ou dans laquelle je ne me sentirais pas à l’aise pour me promener.

    Et surtout, quel potentiel ! Entre la bibliothèque Schœlcher, la cathédrale Saint-Louis, la Savane, le marché et les autres bâtiments du centre, Fort-de-France possède un très beau patrimoine. Sans oublier cette magnifique baie qui s’ouvre devant la ville.

    Alors, faut-il absolument consacrer une journée entière à Fort-de-France lors d’un premier séjour en Martinique ? Je ne pense pas. Mais je trouverais dommage de découvrir la Martinique sans prendre quelques heures pour parcourir sa capitale. L’île ne se résume pas à ses plages, ses cocotiers et ses paysages.

    Et lorsque quelques notes d’une vieille chanson antillaise résonnent au détour de Cour Perrinon, je dois bien reconnaître que, moi, elle arrive toujours à me toucher.

    Vous préparez votre séjour en Martinique ? Retrouvez toutes nos découvertes, mes conseils pratiques et mes idées de visites dans mon guide consacré à l’île.

  • Les plus belles plage de la Martinique : nos coups de cœur

    Les plus belles plage de la Martinique : nos coups de cœur

    Les Salines : plage de carte postale

    S’il y a bien une plage qui correspond à l’image que l’on se fait de la Martinique avant même d’y avoir posé les pieds, c’est celle des Salines.

    Sable clair, cocotiers, eau turquoise… la plage est réellement sublime et reste pour moi l’une des plus belles de l’île. Oui, elle est connue, oui, elle attire beaucoup de monde, mais elle mérite largement sa réputation.

    C’est aussi une plage où l’on peut facilement s’installer pour la journée. Plusieurs restaurants permettent de manger pratiquement les pieds dans le sable et on trouve également de petits stands où acheter souvenirs, paréos et autres produits destinés aux visiteurs.

    J’aime aussi toute la petite animation qui accompagne la plage : marchands ambulants de glaces, jus de canne à sucre, confiseries à la noix de coco… Tout cela participe à l’ambiance des Salines et permet de passer plusieurs heures sur place sans avoir besoin de repartir chercher quelque chose ailleurs.

    Le principal point noir reste le stationnement. Trouver une place peut demander un peu de patience, particulièrement aux heures les plus fréquentées. Pour autant, nous n’avons jamais passé des heures à tourner sans réussir à nous garer.

    💡 Mon conseil : nous avons constaté qu’autour de 13 h, les visiteurs arrivés le matin commencent souvent à repartir. C’est régulièrement à ce moment-là que nous avons réussi à récupérer une place plus facilement.

    ♿ L’ accès au Salines quand on est handicapé

    La plage des Salines n’est malheureusement pas la plus simple lorsqu’on se déplace en fauteuil roulant.

    Il est possible de s’approcher assez près de la plage avec le fauteuil, mais le cheminement devient ensuite plus compliqué en raison du sable et des nombreuses racines qui affleurent sous les cocotiers.

    De mon côté, je peux marcher sur de courtes distances avec de l’aide. Nous avons donc pu avancer suffisamment avec le fauteuil pour que l’on puisse ensuite me porter sur les derniers mètres, soit jusqu’au sable fin, soit simplement jusqu’à un endroit agréable sous les cocotiers.

    Pour une personne qui doit rester en permanence dans son fauteuil, l’accès jusqu’au bord de l’eau sera en revanche beaucoup plus compliqué sans équipement ou assistance spécifique.

    💡 Mon conseil : ne renoncez pas forcément aux Salines parce que vous êtes en fauteuil. On peut déjà s’approcher suffisamment pour profiter du décor et s’installer sous les cocotiers, mais prévoyez de l’aide si vous souhaitez rejoindre le sable fin ou vous rapprocher de l’eau.

    Anse Couleuvre : sable noir et décor sauvage

    Anse Couleuvre est l’une des plages que je trouve les plus belles de Martinique. Elle n’a pourtant rien à voir avec l’image de carte postale des Salines.

    Ici, le sable est noir, la végétation particulièrement dense et l’eau prend des teintes de turquoise sombre qui donnent au paysage une atmosphère complètement différente. L’endroit est calme, sauvage et réputé pour offrir de magnifiques couchers de soleil.

    Mais Anse Couleuvre se mérite un peu ! Le stationnement est compliqué : il faut généralement trouver une place le long de la route, puis poursuivre à pied jusqu’à la plage.

    De notre côté, il nous a fallu environ dix minutes de marche. Et ce n’est pas une petite promenade sur un chemin parfaitement aménagé : on rencontre des racines apparentes et même un passage avec de l’eau qu’il faut franchir en prenant appui sur les pierres.

    Le trajet est cependant intéressant en lui-même. En chemin, nous avons aperçu les vestiges d’une ancienne habitation coloniale, accompagnés de quelques panneaux explicatifs. La végétation qui a progressivement repris possession des lieux contribue beaucoup à l’atmosphère particulière de l’endroit.

    Et ouvrez l’œil : on peut également rencontrer des matoutous, les impressionnantes mygales de Martinique. Elles ne sont pas là pour vous sauter à la gorge façon film d’horreur, mais mieux vaut évidemment les observer sans les déranger : leur morsure peut être douloureuse.

    💡 Mon conseil : prévoyez de bonnes chaussures pour le chemin plutôt que de partir directement en tongs. Et si vous souhaitez profiter du célèbre coucher de soleil, pensez que vous devrez ensuite refaire ce même chemin au retour avec une luminosité qui baisse.

    Une journée plus confortable à Anse Couleuvre ?

    Lors de notre passage en mars 2026, j’ai découvert l’Habitation Anse Couleuvre, un petit hôtel installé à proximité de la plage, avec restaurant et piscine.

    L’établissement propose également un Pass Journée, sans avoir besoin d’y passer la nuit. Il permet de profiter de la piscine, de la plage et des transats, avec repas et boisson inclus.

    Au moment où j’écris ces lignes, la formule est proposée à 80 € par personne, de 11 h à 17 h. Ce n’est pas donné, mais j’ai trouvé l’idée intéressante pour s’offrir une journée confortable dans ce cadre assez exceptionnel.

    Pensez à vérifier le tarif et les conditions auprès de l’établissement avant votre visite.

    ♿ Anse Couleuvre en fauteuil roulant

    Anse Couleuvre est totalement inaccessible en fauteuil roulant.

    Le problème ne vient pas seulement de la plage elle-même. Pour l’atteindre, il faut emprunter pendant une dizaine de minutes un sentier naturel accidenté, avec de nombreuses racines apparentes et un passage dans l’eau que nous avons dû franchir en prenant appui sur des pierres.

    Il n’existe donc pas, lors de notre visite, de cheminement permettant de rejoindre la plage en fauteuil.

    Pour ma part, j’ai pu effectuer le trajet à pied avec de l’aide, mais je déconseille clairement cette plage aux personnes qui ne peuvent pas quitter leur fauteuil ou marcher sur un terrain irrégulier.

    C’est dommage, car Anse Couleuvre est vraiment magnifique. Mais sur ce coup-là, la nature sauvage qui fait tout son charme est aussi précisément ce qui la rend inaccessible.

    Anse Figuier : eau turquoise et poissons sous le masque

    Anse Figuier est une vraie beauté ! Avec son sable clair et son eau turquoise, c’est pour moi l’une des très belles plages du sud de la Martinique.

    Mais je ne viens pas seulement ici pour poser ma serviette. Les fonds marins valent aussi le détour. Pour ma part, j’enfile mon fameux masque Easybreath de Décathlon et hop ! Il suffit de mettre la tête sous l’eau pour partir à la découverte des poissons, coraux et oursins.

    La plage est également très agréable si vous souhaitez y passer une bonne partie de la journée. On peut manger sur place, avec notamment un restaurant les pieds dans le sable et différents points de restauration ou food trucks selon les périodes.

    💡 Mon conseil : anticipez votre repas ! La plage attire beaucoup de monde et certains vendeurs permettent de réserver à l’avance. Nous avons notamment pu commander nos bokits plusieurs heures avant, choisir l’heure à laquelle nous souhaitions venir les récupérer et les payer dès la réservation. À l’heure prévue, il ne restait plus qu’à aller chercher notre commande.

    C’est particulièrement pratique : plutôt que de passer une partie de l’heure du déjeuner dans une file d’attente, on retourne profiter de la plage jusqu’à ce que les bokits soient prêts. Et ça, c’est une organisation que je valide pleinement.

    Car il faut bien reconnaître le revers de la médaille : Anse Figuier est belle et ça se sait. Elle peut donc être assez fréquentée, particulièrement aux périodes et horaires les plus populaires.

    Autre détail pratique qui mérite d’être signalé : des toilettes sont disponibles sur place. Cela peut sembler anodin, mais toutes les plages de Martinique n’en disposent pas, et lorsqu’on prévoit d’y passer plusieurs heures, c’est franchement appréciable !

    ♿ Peut on accéder à l’ Anse Figuier si on est handicapé?

    Anse Figuier est plutôt agréable à découvrir lorsqu’on se déplace en fauteuil roulant, même si l’accès à la plage n’est pas entièrement aménagé.

    Un grand parking permet de stationner à proximité. Pour rejoindre la plage, il faut ensuite emprunter un chemin en terre. Le revêtement n’est évidemment pas aussi confortable qu’un chemin bétonné, mais lors de notre visite, nous avons pu le parcourir en fauteuil sans difficulté insurmontable.

    Une fois arrivé au sable, on retrouve évidemment la difficulté habituelle des plages : un fauteuil classique ne roule pas facilement dans le sable meuble.

    Je classerais donc Anse Figuier parmi les plages relativement faciles d’accès en fauteuil jusqu’aux abords du sable, mais pas comme une plage entièrement aménagée pour les PMR.

    💡 Mon conseil : si vous êtes accompagné, l’accès depuis le parking reste tout à fait envisageable. En revanche, si vous devez rester dans votre fauteuil et souhaitez rejoindre l’eau, mieux vaut vous renseigner avant votre visite sur la présence éventuelle d’un équipement de mise à l’eau.

    Envie de prolonger la journée ? L’Écomusée de Martinique se trouve juste à côté de la plage de l’Anse Figuier. Nous avons d’ailleurs profité de notre passage pour combiner baignade et visite : une excellente façon de découvrir aussi un peu de l’histoire de l’île.

    Anse Dufour : probablement ma plage préférée

    Il va devenir difficile de rester objective avec Anse Dufour, car c’est certainement ma plage préférée en Martinique.

    Nichée dans une petite anse, elle est absolument magnifique. C’est le genre d’endroit où, une fois installée, je n’ai franchement aucune envie de repartir.

    La plage est également réputée pour les tortues marines que l’on peut parfois observer dans la baie. Leur présence n’est évidemment jamais garantie — nous sommes ici dans leur milieu naturel et non dans un aquarium — mais Anse Dufour fait partie des endroits connus de Martinique pour tenter d’en apercevoir.

    Côté pratique, on trouve un grand parking à proximité de la plage. Attention toutefois : il n’est pas goudronné et le terrain peut être irrégulier.

    Une fois sur place, il est tout à fait possible d’y passer plusieurs heures. Un restaurant permet de déjeuner sur la plage et il est également possible de louer des chaises longues.

    Entre le décor, la baignade, la possibilité d’apercevoir des tortues et cette ambiance de petite anse, Anse Dufour rassemble à peu près tout ce que j’aime dans une plage martiniquaise.

    ♿ Accessibilité à l’ Anse Dufour

    Côté accessibilité, Anse Dufour est plutôt une bonne surprise.

    Le principal point de vigilance concerne le stationnement. La plage dispose d’un grand parking à proximité, mais celui-ci n’est pas goudronné. Le terrain est donc irrégulier et peut être moins confortable à parcourir avec un fauteuil roulant.

    Nous avons également remarqué des places de stationnement PMR devant la mairie située en face, mais je ne sais pas si elles peuvent être utilisées pour se rendre à la plage. Je préfère donc ne pas les présenter comme une solution de stationnement dédiée.

    En revanche, une fois sorti du parking, nous n’avons rencontré aucune difficulté particulière. Le cheminement permet de rejoindre la plage en fauteuil roulant et d’arriver réellement jusqu’au bord du sable.

    À partir de là, on retrouve évidemment la principale difficulté de presque toutes les plages : le sable meuble, qui ne permet pas de poursuivre facilement avec un fauteuil classique jusqu’au bord de l’eau.

    Il faut également savoir qu’Anse Dufour offre assez peu d’ombre. Quelques arbres bordent la plage, mais les emplacements ombragés sont rapidement occupés lorsqu’il y a du monde. Si vous prévoyez de rester plusieurs heures, mieux vaut donc prévoir de quoi vous protéger du soleil.

    💡 Mon conseil : malgré son parking en terre et le manque d’ombre, Anse Dufour reste selon mon expérience l’une des plages assez faciles à approcher en fauteuil, puisqu’il est possible de rejoindre sans difficulté particulière le bord du sable.

    La plage du Diamant : magnifique, mais attention à la baignade

    Difficile de passer au Diamant sans remarquer son immense plage, qui s’étend sur plusieurs kilomètres face au célèbre Rocher du Diamant.

    Le décor est superbe et la plage offre évidemment une très belle vue sur le rocher, l’un des paysages emblématiques de la Martinique.

    Pourtant, ce n’est pas une plage que je fréquente beaucoup. La mer y est souvent assez houleuse et, n’étant pas une très bonne nageuse, je préfère personnellement me baigner dans des eaux plus calmes.

    C’est un point à prendre en compte, notamment avec de jeunes enfants ou si, comme moi, vous n’êtes pas particulièrement à l’aise lorsque la mer remue. Observez bien les conditions avant de vous mettre à l’eau et ne vous fiez pas uniquement à la beauté du décor.

    L’un de ses avantages est en revanche sa situation. Contrairement à certaines plages plus isolées de l’île, elle longe directement le bourg du Diamant. On trouve donc de nombreuses possibilités de stationnement à proximité ainsi que plusieurs échoppes et points de restauration.

    Pour moi, c’est finalement davantage une plage que j’aime regarder et longer qu’une plage où je viens passer la journée à me baigner. Et avec le Rocher du Diamant juste en face, le spectacle vaut déjà largement le coup d’œil.

    ♿Accessibilité de la plage du Diamant

    Côté accessibilité, la proximité entre les zones de stationnement et la plage est un vrai avantage, mais il n’est pas possible de rejoindre le sable en fauteuil roulant classique à l’endroit où nous sommes allés.

    Pour ma part, nous avons pu nous garer assez près de la plage. J’ai ensuite dû quitter mon fauteuil et parcourir les derniers mètres à pied avec de l’aide, ou être portée lorsque cela était nécessaire.

    La distance est relativement courte. Du coup, cela reste envisageable pour une personne qui, comme moi, peut marcher quelques mètres ou être aidée.

    En revanche, pour une personne qui doit rester en permanence dans son fauteuil, l’accès au sable sera beaucoup plus compliqué en l’absence d’un équipement spécifique.

    💡 Mon conseil : la plage du Diamant étant extrêmement longue, les conditions d’accès peuvent varier selon l’endroit où vous choisissez de vous arrêter. Je parle ici uniquement de l’accès que nous avons personnellement emprunté, à proximité du bourg.

    Anse Michel : une plage plus tranquille et isolée

    Anse Michel est une plage que j’apprécie pour son côté plus tranquille et isolé. On est loin de l’animation des Salines ou d’Anse Figuier. Ici, l’ambiance invite davantage à poser ses affaires et à profiter calmement du décor.

    Il est tout à fait possible d’y passer la journée, mais mieux vaut venir préparé. En effet, lors de nos visites, nous n’avons pas trouvé de véritable point de restauration sur la plage. Prévoyez donc de quoi boire et manger si vous souhaitez rester plusieurs heures.

    Un sentier de randonnée passe également à proximité, ce qui peut être intéressant si vous souhaitez associer plage et promenade.

    Il faut cependant prendre en compte un phénomène qui touche régulièrement la façade atlantique de la Martinique : les sargasses. Lors de notre passage en 2026, Anse Michel en était malheureusement fortement envahie.

    Cela peut complètement changer l’expérience d’une plage pourtant très agréable lorsque les conditions sont bonnes. La présence de sargasses variant énormément selon les périodes. Je vous conseille donc de vérifier la situation avant de vous déplacer spécialement jusqu’à Anse Michel.

    ♿ Anse Michel en situation de handicap

    Anse Michel est totalement inaccessible en fauteuil roulant.

    Pour rejoindre la plage, il faut emprunter un chemin qui traverse une petite zone boisée. Le terrain naturel ne permet pas de faire le trajet avec un fauteuil roulant classique.

    De mon côté, j’ai donc dû laisser le fauteuil et rejoindre la plage à pied avec de l’aide.

    Je déconseille cette plage aux personnes qui doivent rester en permanence dans leur fauteuil ou qui ne peuvent pas marcher sur un terrain naturel et irrégulier.

    C’est à prendre en compte avant de se déplacer spécialement jusqu’ici. Le caractère isolé et sauvage qui fait une partie du charme d’Anse Michel est aussi ce qui complique fortement son accès.

    Grande Anse : agréable, mais beaucoup plus touristique

    Grande Anse est une très jolie plage, agréable pour se baigner et profiter tranquillement de la mer. C’est également un secteur connu pour la présence de tortues marines, qu’il est parfois possible d’observer dans la baie — sans jamais pouvoir garantir leur présence, évidemment.

    J’aime bien Grande Anse, mais un peu moins que certaines autres plages de Martinique. Le front de mer est aujourd’hui très occupé par les restaurants et les bars, ce qui donne à l’endroit une ambiance beaucoup plus touristique.

    Cela présente évidemment des avantages : contrairement à Anse Michel, inutile de préparer minutieusement son pique-nique. On trouve facilement de quoi manger ou boire à proximité de la plage. Il est donc tout à fait possible d’y passer une bonne partie de la journée.

    Mais personnellement, je préfère le côté plus naturel et moins aménagé d’autres plages de l’île. À Grande Anse, on sent davantage la présence des infrastructures touristiques.

    Cela reste malgré tout une très belle plage et une étape agréable, notamment si vous recherchez un endroit où combiner facilement baignade, déjeuner et détente.

    💡 Mon conseil : Grande Anse conviendra particulièrement bien si vous aimez avoir restaurants et bars directement à proximité. Si vous recherchez avant tout une plage plus sauvage et isolée, ce n’est en revanche pas celle que je choisirais en priorité.

    ♿ Grande Anse en situation de handicap

    Mon retour sur l’accessibilité de Grande Anse est assez limité. Lors de notre visite en voiture, nous avons eu beaucoup de mal à nous garer. Finalement, nous avons trouvé une place sur un bas-côté.

    J’ai également rejoint Grande Anse lors de notre excursion en catamaran. Le bateau accostait alors directement à un ponton. Celui-ci était praticable en fauteuil, même si les lattes de bois rendaient le déplacement moins confortable.

    💡 Mon conseil : selon votre handicap et votre mobilité, les difficultés ne seront évidemment pas les mêmes. Je préfère donc ne pas présenter Grande Anse comme accessible ou inaccessible sur la seule base de mon expérience.

    Envie de découvrir Grande Anse depuis la mer ? C’est notamment ici que nous avons fait escale lors de notre sortie en catamaran. Nous étions à la recherche des dauphins et des tortues de Martinique. Je vous raconte cette excursion et notre expérience dans cet article.

    Plage du Bakoua, au eaux cristallines

    La plage du Bakoua

    Cette plage appartient à l’hôtel le Bakoua au Trois-îlets. Cet imposant hôtel haut-de-gamme repose en face de la baie de de Fort-de-France. Vieille demeure coloniale et jardin tropical s’ouvrent devant une somptueuse plage eaux cristallines.

    Même si vous ne logez pas à ‘hôtel, vous pouvez accéder à une plage publique, avec des petites criques, au eaux sublimes.

    En arrivant, vous verrez qu’il y a un bar sur pilotis, qui est ouvert à tous.

    Attention : les consommations sont à un tarif assez élevé.

    Pour mon séjour, j’ai réservé à l’ hôtel Le Bakoua aux trois-îlets sur Booking. Vous y trouverez également plus de choix de logements près des plages.

    Ce lien est affilié. Si vous effectuez une réservation par son intermédiaire, nous pouvons percevoir une commission, sans coût supplémentaire pour vous.

    ❤️ Mon avis perso

    Difficile de choisir une seule plus belle plage de Martinique, tant elles sont différentes les unes des autres.

    S’il fallait malgré tout n’en retenir qu’une, Anse Dufour serait probablement ma préférée. Mais j’aime aussi les Salines pour leur décor de carte postale. Anse Figuier pour ses eaux turquoise. Ou encore Anse Couleuvre pour son côté beaucoup plus sauvage.

    Finalement, la meilleure plage dépend surtout de ce que vous recherchez : baignade, snorkeling, tranquillité, restaurants à proximité ? Ou simplement un joli coin où profiter de la mer.

    Et lorsqu’on voyage avec un handicap, les conditions d’accès comptent évidemment aussi dans le choix d’une plage. C’est pourquoi j’ai préféré vous raconter ce que j’ai réellement pu faire et les difficultés rencontrées. Plutôt que de simplement classer les plages comme « accessibles » ou « inaccessibles ».

    Après toutes ces années à revenir en Martinique : je ne me lasse toujours pas de ses plages !

    Vous préparez un voyage en Martinique ? Retrouvez dans mon guide tous mes conseils pour organiser votre séjour et découvrir les visites, paysages et expériences que j’ai appréciés au fil de mes voyages sur l’île.

  • Découvrir la mangrove de la baie de Génipa en Martinique

    Découvrir la mangrove de la baie de Génipa en Martinique

    Parmi toutes les expériences que nous avons vécues en Martinique, la découverte de la mangrove de la baie de Génipa reste l’un de mes véritables coups de cœur.

    Je connaissais évidemment la Martinique depuis longtemps, mais cette excursion m’a permis d’en découvrir une facette complètement différente. Ici, pas de plage de sable blanc ni de cocotiers : on pénètre dans un écosystème étonnant, entre eau, palétuviers et végétation tropicale, avec toute une faune que l’on ne remarque pas forcément depuis la terre.

    Nous avons choisi de découvrir la mangrove lors d’une excursion guidée en bateau, et c’est clairement une expérience que je referais. Notre jeune guide, Yanis, était passionné par cet environnement et a largement contribué à rendre la sortie aussi intéressante qu’agréable.

    Dans cet article, je vous raconte notre excursion dans la baie de Génipa, son déroulement, ce que nous avons découvert et comment s’est passée la sortie côté accessibilité.

    Notre excursion avec Le Mantou mangrov’ éco

    Pour découvrir la mangrove de Génipa, nous avons choisi de passer par Le Mantou, et nous avons été ravis de notre excursion.

    Réserver cette excursion

    Pour cette sortie, nous avions réservé l’excursion Le Mantou Mangrov’ Eco via GetYourGuide avant notre séjour. C’est donc bien cette expérience que je vous raconte dans cet article.

    Nous en avons gardé un excellent souvenir et, si la formule correspond toujours à celle que nous avons testée, c’est celle que je regarderais en priorité pour une sortie à la découverte de la mangrove.

    👉Voir l’excursion Le Mantou Mangrov’ Eco sur GetYourGuide

    Ce lien est affilié. Si vous effectuez une réservation par son intermédiaire, nous pouvons percevoir une petite commission, sans coût supplémentaire pour vous.

    Une fois arrivés dans la mangrove de la baie de Génipa, changement complet d’ambiance. Le bateau ralentit et la découverte devient beaucoup plus contemplative. Yannis nous a donné énormément d’explications sur cet écosystème, tout en nous laissant le temps d’observer ce qui nous entourait et de poser nos questions.

    J’ai particulièrement apprécié son approche. Malgré son jeune âge, nous l’avons trouvé passionné, très engagé et réellement concerné par l’avenir écologique de la Martinique. Il connaissait parfaitement son sujet et a pris le temps de répondre à toutes nos questions. Cela a largement contribué à l’intérêt de la sortie.

    L’excursion s’est ensuite poursuivie par une halte sur un petit îlet qui nous a semblé privé, où un jus de fruits ou un planteur nous a été proposé. Un moment très agréable pour terminer tranquillement cette découverte.

    Nous avons vraiment passé un excellent moment. La sortie est à la fois dépaysante, instructive et conviviale et reste, pour moi, l’une de nos très belles expériences en Martinique.

    💡 Mon conseil : prévoyez une protection pour votre téléphone, votre appareil photo et tout ce qui craint l’eau. Selon les conditions, le trajet en bateau peut être nettement plus humide que la paisible promenade dans la mangrove qui vous attend ensuite !

    ♿ La mangrove de la baie de Génipa est-elle accessible en fauteuil roulant ?

    Étant moi-même concernée par les questions d’accessibilité, j’avais pris soin de me renseigner sur les possibilités d’embarquement avec un fauteuil roulant.

    Dans mon cas, je peux marcher sur de courtes distances. J’ai donc pu quitter mon fauteuil et monter dans le bateau avec l’aide de notre guide, sans difficulté particulière.

    J’ai néanmoins posé la question pour les personnes qui ne pourraient pas effectuer ce transfert. Le Mantou dispose de bateaux équipés d’une rampe permettant l’embarquement ainsi que d’un emplacement prévu pour accueillir un fauteuil roulant à bord.

    La rampe étant amovible, elle peut également être utilisée lors de l’escale sur l’îlet. De mon côté, j’ai pu descendre du bateau en marchant, mais il était donc également possible de rejoindre l’îlet directement en fauteuil avec cet équipement.

    Attention cependant : tous les bateaux de la compagnie ne sont pas équipés de cette manière. Il est donc important de signaler vos besoins dès la réservation afin qu’un bateau adapté puisse être prévu pour votre excursion.

    💡Mon conseil : lorsque je réserve une activité, je préfère toujours expliquer précisément ce que je peux ou ne peux pas faire plutôt que de simplement demander si le lieu est « accessible ». Ici, n’hésitez pas à préciser si vous pouvez effectuer quelques pas, réaliser un transfert ou si vous devez rester dans votre fauteuil pendant toute l’excursion.

    De mon côté, tout s’est très bien passé : j’ai pu profiter de l’intégralité de la sortie, y compris de l’escale sur l’îlet, et j’ai trouvé l’équipe attentive à mes besoins. La visite de la mangrove de la baie de Génipa était donc complète pour moi.

    Au cœur de la mangrove de Génipa

    Une fois le bateau entré dans la mangrove, le changement d’ambiance est assez saisissant.

    La végétation devient tellement dense que l’on a parfois l’impression qu’elle forme de véritables murs autour de nous. Les racines aériennes des palétuviers s’entremêlent au-dessus de l’eau, créant un paysage vraiment particulier et assez impressionnant lorsqu’on le découvre pour la première fois.

    Notre guide nous a également fait découvrir les différentes plantes qui composent cet écosystème, notamment des broméliacées, présentes au milieu de cette végétation tropicale.

    La mangrove abrite aussi toute une petite faune. Au cours de notre excursion, nous avons notamment pu observer des poules d’eau ainsi que différents insectes, tout en profitant des explications de Yannis sur le fonctionnement et l’importance de cet environnement.

    C’est d’ailleurs ce que j’ai particulièrement aimé pendant cette sortie : on ne se contente pas de traverser un joli paysage en bateau. Les explications permettent de comprendre ce que l’on observe, le rôle de la mangrove et la fragilité de cet écosystème.

    J’en suis ressortie avec le sentiment d’avoir réellement appris quelque chose sur la Martinique. Une visite aussi dépaysante qu’instructive, et clairement l’une de mes belles découvertes sur l’île.

    Si vous aimez découvrir la végétation tropicale de la Martinique, je vous conseille également notre visite du Jardin de Balata.

    Nous étions une douzaine de personnes à bord d’un bateau à moteur, accompagnées par notre guide, Yannis. Le trajet jusqu’à la mangrove nous a d’ailleurs immédiatement mis dans l’ambiance : le bateau avance assez vite et nous avons pris une sacrée saucée en chemin ! Rien de dramatique, mais prévoyez de quoi protéger ce qui n’aime vraiment pas l’eau.

    Informations pratiques pour notre excursion

    Notre excursion dans la mangrove de Génipa durait environ 2h30, avec un départ depuis le bourg des Trois-Îlets.

    Lors de notre visite, nous avions réservé notre excursion à l’avance. Ce n’était pas obligatoire, mais nous avons bien fait : le bateau était complet le jour de notre sortie ! Je vous conseille donc vivement de réserver, particulièrement si vous voyagez pendant une période fréquentée ou si vous avez besoin d’un bateau équipé pour accueillir un fauteuil roulant.

    Au moment de notre excursion, le tarif était de 35 € par adulte et 20 € par enfant. Ces prix pouvant évoluer, pensez à consulter les tarifs proposés par Le Mantou au moment de votre réservation.

    La sortie comprend la navigation jusqu’à la mangrove, la découverte commentée de cet écosystème et une halte sur un îlet, où un jus de fruits ou un planteur nous a été proposé.

    Et pour une autre façon de découvrir la Martinique depuis l’eau, retrouvez également notre expérience à la rencontre des dauphins et des tortues.

    Ce que je vous conseille d’emporter

    Le trajet jusqu’à la mangrove peut être assez… rafraîchissant ! Notre bateau avançait vite et nous avons pris une belle saucée en chemin.

    Je vous conseille donc de prévoir une protection étanche pour votre téléphone ou votre appareil photo, ainsi que des vêtements qui ne craignent pas quelques éclaboussures. Et évidemment, sous le soleil martiniquais : eau, protection solaire et chapeau restent de bons compagnons de voyage.

    Mon avis perso sur la mangrove de Génipa

    J’ai adoré cette excursion ! C’est clairement l’une de mes belles découvertes en Martinique et une expérience que je recommande sans hésiter.

    J’ai aimé le contraste entre le trajet en bateau plutôt mouvementé — et légèrement arrosé — et le calme que l’on retrouve une fois au cœur de la mangrove. La végétation est impressionnante et les explications de notre guide ont vraiment donné du sens à tout ce que nous observions.

    Yannis a beaucoup contribué à notre plaisir pendant cette sortie. Passionné, disponible et très concerné par la préservation de l’environnement martiniquais, il a réussi à rendre la visite aussi agréable qu’instructive.

    La petite halte sur l’îlet autour d’un jus de fruits ou d’un planteur était la touche parfaite pour terminer l’excursion.

    Vous préparez votre séjour ? Retrouvez également tous mes conseils pour organiser un voyage en Martinique.

  • Visiter l’Écomusée de Martinique : notre expérience

    Visiter l’Écomusée de Martinique : notre expérience

    L’Écomusée de Martinique : un musée resté dans son jus

    Lorsqu’on pense à la Martinique, on imagine facilement ses plages, ses cocotiers et ses eaux turquoise. Mais découvrir une île, c’est aussi prendre le temps de comprendre son histoire. Pour cela, une visite à l’écomusée permet de mieux apprécier la richesse culturelle de la Martinique.

    Installé dans une ancienne distillerie à proximité immédiate de la plage de l’Anse Figuier, l’Écomusée de Martinique, labellisé Musée de France, retrace l’histoire de l’île et de ses habitants.

    Je préfère vous prévenir : ce n’est pas le musée le plus moderne que nous ayons visité. Il est même franchement resté un peu « dans son jus ». Mais il est propre, complet, bien illustré et surtout très instructif.

    Pour un prix d’entrée que nous avons trouvé peu élevé et une visite d’environ une heure, je trouve qu’il serait dommage de passer à côté, surtout si vous avez prévu de profiter de la plage de l’Anse Figuier juste à côté.

    Envie de poursuivre la journée les pieds dans l’eau ? Retrouvez également les plages de Martinique que nous avons découvertes au fil de nos séjours.

    Joseph Zobel et La Rue Cases-Nègres

    Une partie du musée m’a particulièrement intéressée : celle consacrée à Joseph Zobel, écrivain martiniquais et auteur de La Rue Cases-Nègres.

    Nous en parlions justement à propos de l’Habitation Clément : son œuvre raconte notamment la vie extrêmement difficile des travailleurs noirs dans les plantations de canne à sucre en Martinique.

    L’exposition de l’Écomusée m’a permis d’en apprendre beaucoup plus sur l’homme derrière le livre, sa vie et son parcours.

    Et j’y ai même fait une découverte assez improbable : après avoir quitté la Martinique, Joseph Zobel a vécu les dernières années de sa vie dans le sud de la France. J’ai découvert qu’il avait vécu et était décédé à seulement une quinzaine de minutes de l’endroit où je vis aujourd’hui !

    Native de la Martinique, découvrir à plusieurs milliers de kilomètres de chez moi que l’un de ses écrivains les plus célèbres avait terminé sa vie quasiment à côté de chez moi avait quelque chose d’assez inattendu.

    Une petite exposition temporaire à l’ écomusée

    Lors de notre passage, un petit bâtiment accueillait également une exposition temporaire. Elle complétait la visite principale et montre que, malgré son aspect un peu daté, l’Écomusée continue aussi à proposer des contenus ponctuels à ses visiteurs.

    ♿ L’accessibilité de l’Écomusée de Martinique

    Côté accessibilité, l’Écomusée de Martinique est particulièrement bien pensé pour les personnes à mobilité réduite.

    Des places de stationnement PMR sont disponibles sur le parking et le musée dispose également de toilettes adaptées.

    À l’intérieur, les allées sont suffisamment larges pour circuler facilement en fauteuil roulant. Le musée comporte un étage, mais celui-ci est desservi par un ascenseur, ce qui permet de poursuivre la visite sans difficulté particulière.

    Lors de notre visite, j’ai vraiment eu le sentiment que l’accessibilité avait été intégrée à la conception du parcours, plutôt que simplement ajoutée après coup. Je n’ai rencontré aucun obstacle particulier pour découvrir l’ensemble du musée.

    💡 Mon conseil : puisque l’Écomusée partage son parking avec la plage de l’Anse Figuier, il est très facile de combiner les deux visites. Attention toutefois : l’accessibilité du musée ne signifie pas nécessairement que celle de la plage soit équivalente. Nous en reparlerons dans mon article consacré aux plages de Martinique.

    Informations pratiques

    📍 Où se trouve l’Écomusée ?
    L’Écomusée de Martinique se trouve à l’Anse Figuier, 97211 Rivière-Pilote, juste à côté de la plage. Il est d’ailleurs installé dans une ancienne distillerie.

    ⏱️ Combien de temps prévoir ?
    Nous avons consacré environ une heure à la visite et cela nous a semblé suffisant pour découvrir tranquillement les différentes salles.

    💶 Quel tarif ?
    L’entrée reste très abordable. Le tarif actuellement annoncé est de 4 € par adulte et 1 € par enfant. Les tarifs pouvant évoluer, pensez à les vérifier avant votre visite.

    🕐 Quels horaires ?
    Les horaires variant selon les jours et certaines sources n’étant pas parfaitement concordantes, je vous conseille de les vérifier avant votre venue, particulièrement si vous prévoyez la visite un dimanche ou un jour férié.

    🚗 Où se garer ?
    L’Écomusée se trouve au niveau de l’Anse Figuier : il est donc très facile d’enchaîner la visite avec quelques heures sur la plage.

    ♿ Et pour l’accessibilité ?
    Lors de notre visite, nous avons trouvé le musée très bien adapté aux personnes à mobilité réduite : places de stationnement PMR, toilettes adaptées, larges circulations et ascenseur permettant d’accéder à l’étage.

    ❤️ Mon avis perso

    Je conseillerais vraiment la visite de l’Écomusée de Martinique à tout le monde.

    Certes, le musée aurait besoin d’un petit coup de jeune. Sa présentation est parfois vieillotte et certaines salles sont clairement restées « dans leur jus ». Si vous cherchez des écrans tactiles et une scénographie spectaculaire, ce n’est probablement pas ici que vous les trouverez.

    Mais finalement, la forme a vieilli, le fond beaucoup moins.

    Pour un prix d’entrée que nous avons trouvé très raisonnable, nous avons découvert un musée complet, propre, bien illustré et surtout très instructif. En une heure, il permet de mieux comprendre les premiers habitants de la Martinique, l’esclavage, son abolition, les conditions de vie qui ont suivi et une partie de l’histoire culturelle de l’île.

    J’ai particulièrement apprécié l’espace consacré à Joseph Zobel, qui m’a permis de découvrir davantage l’homme derrière La Rue Cases-Nègres — avec cette improbable découverte personnelle qu’il avait terminé sa vie à quelques kilomètres seulement de l’endroit où je vis aujourd’hui.

    Et surtout, c’est l’histoire de la Martinique. Lorsqu’on vient découvrir une île, je trouve important de ne pas seulement profiter de ses plages et de ses paysages, mais aussi de prendre un peu de temps pour comprendre son histoire et ceux qui l’ont façonnée.

    Alors oui, l’Écomusée mériterait probablement une petite cure de jouvence. Mais pour moi, il mérite largement cette petite heure de votre séjour.

    Vous préparez votre séjour ? Retrouvez mes conseils, mes visites et toutes nos découvertes dans mon guide consacré à la Martinique.

  • Jardin de Balata, notre expérience au cœur de la nature

    Jardin de Balata, notre expérience au cœur de la nature

    Découvrir le jardin de Balata

    Parmi les visites incontournables de Martinique, le Jardin de Balata est probablement l’une des plus spectaculaires pour découvrir la richesse de la végétation tropicale de l’île.

    Situé sur les hauteurs de Fort-de-France, ce jardin rassemble une incroyable diversité. De plante, de fleurs et d’arbres tropicaux dans un environnement particulièrement soigné.

    Nous l’avons découvert lors de l’un de nos séjours en Martinique. La visite nous a véritablement impressionnés.

    Dans cet article, je vous raconte notre visite du Jardin de Balata. Ce que nous avons aimé, et les quelques points qui nous ont moins convaincus. Sans oublier mon expérience concernant l’accessibilité du parcours.

    Une arrivée un peu compliquée

    Notre première impression au Jardin de Balata n’a pas forcément été la meilleure… avant même d’être entrés !

    Lors de notre visite, il y avait beaucoup de monde. Notamment de nombreux bus, si bien que les espaces de stationnement étaient déjà saturés. Nous avons trouvé le parking assez peu pratique et avons finalement dû nous garer sur le bas-côté de la route.

    Si vous venez en voiture, je vous conseille donc d’en tenir compte et, si possible, d’arriver assez tôt pour éviter les périodes les plus fréquentées.

    Une véritable cathédrale végétale

    Une fois l’entrée franchie, le changement d’ambiance est immédiat. La visite commence presque directement par une magnifique maison créole, parfaitement entretenue, qui donne déjà beaucoup de charme au lieu.

    Mais c’est en ressortant que la végétation reprend immédiatement ses droits… et que nous avons rencontré les premiers habitants du jardin.

    De petits colibris volètent autour de mangeoires en forme de fleurs, remplies d’eau sucrée. Leur ballet incessant est absolument fascinant à observer : ils arrivent, repartent à toute vitesse, restent parfois quelques instants en vol stationnaire avant de disparaître dans la végétation.

    Le chemin se poursuit ensuite au milieu d’une incroyable diversité de plantes et d’arbres tropicaux. Fougères géantes, palmiers et nombreuses essences exotiques se succèdent tout au long du parcours.

    💡Mon conseil : Ne manquez pas le palmier marcheur, qui se déplace vraiment, au fil de sa croissance. Et le figuier étrangleur, qui ne se gêne pas pour pousser autour d’un palmier qu’il parasite. Le plus étrange est que le palmier qu’il colonise est en bonne santé, et ne semble pas souffrir de la prison végétale qui l’enserre.

    Si vous aimez découvrir la nature martiniquaise, je vous conseille également notre excursion dans la mangrove de Génipa, l’un de mes coups de cœur sur l’île.

    Un jardin immense à explorer

    L’ étape vaut le détour. Nous découvrons de nombreuses essences de fleurs, d’arbres; tout est bien indiqué et expliqué. Tapis d’anthuriums, hibiscus, balisiers et fougères géantes vous accueillent. Les différentes sortes de palmiers, qu’ils soient étrangleurs, marcheurs, ou cocotiers tiennent la part belle aux arbres haut, qui forment la canopée. D’ailleurs, petits poissons, nénuphars géants, fleurs exotiques, tout est là pour vous offrir une promenade dépaysante.

    Eh bien sûr, le pont de singe non obligatoire qui nous emmène tout tout en haut, et qui offre une vue imparable sur la totalité du jardin, ravira petits et grands. D’ailleurs, il va sans dire que nous ne pouvons visiter qu’une infime partie des lieux…

    Pour une autre visite au cœur de la végétation martiniquaise, découvrez également notre visite du Zoo de Martinique et de l’Habitation Latouche.

    ♿ Visiter le Jardin de Balata avec un handicap

    Lors de cette visite, je n’étais pas en fauteuil roulant, je ne peux donc pas parler d’un parcours que j’aurais personnellement testé en fauteuil. En revanche, étant moi-même concernée par les questions d’accessibilité, j’ai forcément été attentive aux aménagements présents dans le jardin.

    D’après ce que j’ai pu observer, il est tout à fait possible de découvrir une grande partie du Jardin de Balata en fauteuil roulant. Le parcours comporte quelques marches, mais celles que j’ai vues pouvaient être évitées grâce à des cheminements alternatifs.

    Il en va de même pour les célèbres ponts suspendus. Ceux-ci ne sont évidemment pas adaptés à tous les visiteurs, mais ils ne constituent pas un passage obligatoire : le parcours se poursuit également au niveau du sol, ce qui permet de continuer la découverte du jardin sans les emprunter.

    J’avais également remarqué sur place une signalétique indiquant une labellisation liée au handicap, ce qui semble cohérent avec les différents aménagements que j’ai pu observer pendant notre visite.

    💡Mon conseil : si vous utilisez un fauteuil roulant ou si vous avez des difficultés importantes à la marche, renseignez-vous malgré tout auprès du Jardin avant votre visite. Les possibilités peuvent varier selon votre handicap et vos besoins, et mon expérience reste celle d’une visite effectuée à pied.

    De mon côté, j’ai trouvé que l’accessibilité avait clairement été prise en compte dans la conception du parcours, avec la possibilité de contourner les principaux obstacles que j’ai rencontrés

    📝 Informations pratiques pour visiter le Jardin de Balata

    Le Jardin de Balata se situe sur les hauteurs de Fort-de-France, sur la route de Balata.

    • Parking : le stationnement est gratuit, mais les parkings peuvent rapidement être complets. Lors de notre visite, il y avait notamment de nombreux bus et nous avons dû nous garer sur le bas-côté de la route.
    • Durée de visite : nous sommes restés environ 2 heures, en marchant tranquillement et en prenant le temps d’observer le jardin. Je conseillerais de prévoir 1h30 à 2h minimum.
    • À prévoir : de bonnes chaussures, une protection contre le soleil et éventuellement contre la pluie. Et si vous aimez la photographie, prenez votre appareil : Balata est un terrain de jeu assez fabuleux.

    Tarifs et horaires : pensez à consulter les informations du Jardin avant votre visite, celles-ci pouvant évoluer.

    Mon avis perso

    J’ai vraiment beaucoup aimé le Jardin de Balata. Malgré une arrivée un peu compliquée pour se garer et un tarif que j’ai trouvé assez élevé, ces petits bémols ont été rapidement oubliés une fois la visite commencée.

    Le jardin est magnifique, extrêmement bien entretenu et parfois véritablement grandiose. J’ai adoré me promener au milieu de cette végétation démesurée, observer le ballet incessant des colibris et découvrir des arbres aussi étonnants que le figuier étrangleur.

    Mais ce que je retiens surtout, c’est cette sensation d’être complètement entourée par la végétation. Ma “cathédrale végétale” n’est finalement pas une si mauvaise façon de décrire Balata !

    J’ ai également apprécié que le parcours puisse être adapté en fonction de ses possibilités : les ponts suspendus apportent une autre façon de découvrir le jardin, mais il reste possible de poursuivre la visite au niveau du sol si l’on ne peut pas les emprunter.

    Si vous aimez les jardins, la photographie ou simplement les beaux endroits, Balata mérite vraiment le détour. Pour moi, c’est clairement l’une des très belles visites à faire en Martinique.

    Vous préparez votre séjour ? Retrouvez tous mes conseils pour organiser votre voyage en Martinique, ainsi que les autres lieux que nous avons découverts sur l’île.

  • Visiter les distilleries de Martinique : nos découvertes

    Visiter les distilleries de Martinique : nos découvertes

    Visiter les distilleries de Martinique

    Je vais commencer cet article par un aveu qui peut sembler assez étrange lorsque l’on s’apprête à parler des distilleries de Martinique : je n’aime pas le rhum ! Pourtant, j’avais envie de partager avec vous, mon expérience des distilleries de Martinique.

    Pourtant, à chacun de mes séjours sur l’île, j’aime découvrir ses distilleries et ses habitations. Parce qu’en Martinique, le rhum ne se résume pas à ce que l’on trouve dans un verre. Il fait partie de notre patrimoine, de notre histoire et de notre culture.

    Pourquoi je me sens proche de la culture de la Martinique

    Native de la Martinique, j’aime comprendre comment il est fabriqué, parcourir les anciennes distilleries, découvrir les machines, les plantations et les habitations, mais aussi retrouver derrière tout cela l’histoire des femmes et des hommes qui ont travaillé la canne pendant des générations.

    Et ce patrimoine possède une particularité exceptionnelle : le rhum agricole de la Martinique bénéficie d’une Appellation d’Origine Contrôlée (AOC). Une reconnaissance qui encadre notamment son origine, les variétés de canne utilisées et les différentes étapes de sa production.

    Le rhum de la Martinique est le seul rhum au monde à bénéficier d’une appellation d’origine contrôlée obtenue en 1996. Toutes les cuvées produites au sein d’une distillerie sont dégustées avant embouteillage afin d’assurer un meilleur suivi de qualité. D’ailleurs, une distillerie locale influence la singularité du rhum martiniquais.

    Au fil de nos séjours, nous avons visité La Mauny, Trois Rivières et l’Habitation Clément. Trois lieux liés au même patrimoine, mais trois expériences finalement très différentes : La Mauny m’a passionnée par ses explications sur la fabrication, Trois Rivières m’a séduite par son joli domaine et son accueil chaleureux, tandis que l’Habitation Clément a été un véritable coup de cœur.

    Et rassurez-vous : nul besoin d’aimer le rhum pour apprécier la visite. J’en suis la preuve !

    La distillerie La Mauny

    Comprendre comment est fabriqué le rhum – distilleries de Martinique

    Parmi les distilleries que nous avons visitées en Martinique, La Mauny est probablement celle qui m’a le plus permis de comprendre comment est fabriqué le rhum agricole.

    Nous avons eu la chance d’être accompagnés par un guide particulièrement intéressant. Il faisait partie de ces personnes tellement passionnées par leur sujet qu’elles en deviennent passionnantes. Grâce à ses explications, nous avons appris énormément de choses sur les différentes étapes de fabrication du rhum, de la canne à sucre jusqu’à la distillation.

    La visite permet également de découvrir la plantation à bord de  » Ti Train » , une façon plutôt agréable de parcourir le domaine et d’en apprendre davantage sur son fonctionnement.

    Nous avons aussi découvert une particularité intéressante : La Mauny assure également la distillation des rhums Trois Rivières, dont le site historique se trouve non loin mais où la distillation n’est plus réalisée sur place.

    La visite se termine par une dégustation, puis par un passage dans la boutique. Évidemment, aucune obligation d’achat : vous pouvez parfaitement repartir avec vos nouvelles connaissances sur le rhum… et votre portefeuille intact. 😄

    De mon côté, j’ai vraiment apprécié cette visite pour son côté instructif. Le domaine est intéressant, mais ce sont surtout les explications de notre guide qui ont fait toute la différence.

    ♿ L’accessibilité à La Mauny – Martinique

    Côté accessibilité, la visite de La Mauny présente malheureusement quelques limites.

    Des places de stationnement PMR sont prévues et nous avons également constaté la présence de toilettes adaptées. La boutique ainsi que le restaurant sont accessibles aux personnes en fauteuil roulant.

    Les personnes à mobilité réduite peuvent accéder à la boutique  » La cabane à rhum » ainsi qu’au restaurant  » Kay Mimi » , mais le Ti Train utilisé pour découvrir la plantation n’est pas accessible en fauteuil roulant. Une partie de l’expérience n’est donc pas réalisable lorsque l’on ne peut pas effectuer de transfert ou marcher suffisamment pour monter à bord.

    J’ai néanmoins trouvé le personnel sensibilisé aux questions de handicap et attentif aux besoins des visiteurs, ce qui reste appréciable lorsqu’on prépare ce type de visite.

    💡 Mon conseil : si vous voyagez en fauteuil ou avez des difficultés importantes à la marche, je vous conseille de contacter La Mauny avant votre venue afin de leur préciser vos possibilités et de savoir quelles parties de la visite pourront vous être proposées.

    Pour poursuivre la découverte de l’histoire et du patrimoine martiniquais, vous pouvez également visiter l’Écomusée de Martinique.

    Trois Rivières : le charme du domaine

    La visite de Trois Rivières nous a laissé un souvenir assez différent de celle de La Mauny. Ici, c’est d’abord le cadre qui nous a séduits.

    Dès notre arrivée, nous avons découvert un domaine particulièrement beau et très bien entretenu. Un immense arbre domine les lieux et participe immédiatement au charme du site.

    Autre curiosité qui attire forcément l’œil : la boutique est installée dans un gigantesque foudre, un énorme tonneau qui ne passe vraiment pas inaperçu ! Nous y avons été accueillis par une vendeuse particulièrement sympathique et joviale, ce qui a encore contribué à la bonne impression laissée par notre passage.

    La visite est assez courte, mais elle reste complète et permet de découvrir le site sans y consacrer une demi-journée. Elle se termine, comme il se doit lorsqu’on visite une habitation rhumière de distillerie en Martinique, par une dégustation.

    J’ai apprécié Trois Rivières pour son côté agréable et sans longueur : un joli domaine, une visite accessible dans sa durée et un accueil chaleureux. Une expérience différente de La Mauny, davantage centrée dans mon souvenir sur les explications autour de la fabrication du rhum.

    ♿ L’accessibilité à la distillerie Trois Rivières en Martinique

    Côté accessibilité, Trois Rivières nous a laissé une très bonne impression.

    Une place de stationnement PMR est disponible et la visite peut être effectuée en fauteuil roulant sans difficulté particulière. Les différents espaces que nous avons parcourus nous ont semblé accessibles.

    Nous avons également trouvé le personnel sensibilisé aux différents handicaps et attentif aux besoins des visiteurs, un point toujours appréciable.

    💡 Mon conseil : même lorsque l’accessibilité nous a semblé bonne lors de notre visite, n’hésitez pas à signaler vos besoins au moment de la réservation, notamment si vous avez besoin d’un accompagnement particulier.

    Habitation Clément : ma distillerie coup de cœur en Martinique

    Et puis il y a l’Habitation Clément. Ma chouchou parmi les que nous avons visitées en Martinique. Et là, je dois dire que j’ai pris une claque.

    Le domaine est immense et absolument superbe. Ce que j’ai particulièrement aimé, c’est la richesse de la visite : avec un même billet d’entrée, nous avons découvert des univers très différents et il est facile d’y passer plusieurs heures sans voir le temps passer.

    Nous avons commencé par parcourir le vaste parc, à la découverte des différentes essences d’arbres et de plantes. Lors de notre visite, des œuvres d’art étaient disséminées un peu partout dans le domaine, donnant parfois à la promenade des airs de musée à ciel ouvert.

    Puis vient la découverte de l’ancienne distillerie. De nombreuses machines d’époque sont toujours présentes et il est possible de circuler dans le bâtiment, mais aussi de prendre de la hauteur pour observer certains de ces énormes équipements depuis les étages. L’ensemble permet de mieux imaginer le fonctionnement de la distillerie autrefois.

    Pourtant, ce ne sont pas les machines qui m’ont le plus marquée.

    Coup de ❤️

    On découvre également des photographies de femmes et d’hommes ayant travaillé sur l’habitation. Leur nom est indiqué, ainsi que le métier qu’ils exerçaient, et certains sont également photographiés au moment de leur départ à la retraite.

    Je me souviens notamment des amarreuses, ces femmes chargées de nouer les ballots de canne qui seraient portés ensuite à la distillerie, toujours en Martinique. La légende accompagnant leurs photographies rappelait à quel point il s’agissait d’un travail physique et difficile. Ces images donnent soudain un visage aux personnes qui ont travaillé ici pendant des années et rappellent la dureté des métiers liés à la canne.

    J’ai trouvé cette partie de la visite très émouvante. Native de la Martinique, elle m’a forcément renvoyée à une histoire qui me parle particulièrement. J’ai notamment pensé à Rue Cases-Nègres, qui raconte la vie difficile des ouvriers noirs travaillant dans les champs de canne en Martinique et les profondes inégalités sociales et raciales de cette époque.

    La visite permet ensuite de découvrir la maison de maître où vivait la famille Clément, remarquablement conservée et entretenue. On y découvre les pièces de vie, le mobilier et l’atmosphère d’une autre époque.

    La maison témoigne également de la place particulière qu’a occupée l’Habitation Clément au fil du temps. Des photographies rappellent le passage de nombreuses personnalités, parmi lesquelles Aimé Césaire, Jacques Chirac ou encore Ronald Reagan.

    Et la visite réserve encore une dernière facette : l’art contemporain. L’Habitation Clément abrite aujourd’hui la Fondation Clément, consacrée à la promotion de l’art et proposant des espaces d’exposition. Après la végétation du parc, le patrimoine industriel et la maison de maître, nous avons donc pu terminer notre découverte par une exposition de peinture.

    C’est finalement ce qui explique mon coup de cœur : je pensais visiter une habitation liée au rhum et j’ai découvert beaucoup plus que cela. Nature, patrimoine industriel, mémoire des travailleurs, histoire martiniquaise, architecture et art se rencontrent au sein d’un même domaine. L’ Habitation Clément n’est pas qu’une distillerie de plus en Martinique.

    Et parmi tout cela, ce sont probablement les photographies des anciens travailleurs qui me restent le plus en mémoire. Elles donnent une dimension profondément humaine à la visite.

    Si vous avez aimé parcourir le parc de l’Habitation Clément, le Jardin de Balata est une autre très belle façon de découvrir la richesse végétale de la Martinique.

    ♿ L’accessibilité à l’Habitation Clément

    Côté accessibilité, l’Habitation Clément nous a laissé une très bonne impression, d’autant plus que le domaine est particulièrement vaste.

    Des places de stationnement réservées aux personnes handicapées sont disponibles et, lors de notre visite, l’entrée était gratuite pour la personne en situation de handicap ainsi que pour un accompagnant.

    L’essentiel du domaine est accessible en fauteuil roulant : nous avons pu profiter du parc, découvrir l’ancienne distillerie et accéder aux espaces consacrés aux expositions.

    La principale exception concerne la maison coloniale, qui n’est pas accessible en fauteuil roulant. Il faut donc malheureusement renoncer à cette partie de la visite lorsque l’on ne peut pas quitter son fauteuil.

    Malgré cette limite, j’ai trouvé que la très grande majorité de l’expérience restait accessible, ce qui est particulièrement appréciable compte tenu de la richesse et de l’étendue du domaine.

    💡 Mon conseil : prévoyez suffisamment de temps pour parcourir le domaine tranquillement. Il est grand et la visite ne se résume vraiment pas à la distillerie. Pour les conditions de gratuité et les éventuels besoins spécifiques, mieux vaut également les confirmer auprès de l’Habitation avant votre venue.

    Mon avis perso

    J’ai apprécié ces trois visites de distilleries en Martinique, mais pour des raisons très différentes.

    La Mauny est celle que je conseillerais particulièrement si vous souhaitez comprendre comment est fabriqué le rhum. Notre guide, tellement passionné qu’il en devenait passionnant, a vraiment fait toute la différence et j’en suis ressortie en ayant appris énormément de choses.

    Trois Rivières offre une expérience plus courte, mais très agréable. J’ai beaucoup aimé le domaine, son immense arbre, sa boutique installée dans un gigantesque foudre et surtout l’accueil particulièrement sympathique que nous y avons reçu.

    Mais s’il ne fallait en choisir qu’une, pour moi ce serait sans hésiter l’Habitation Clément. J’ai pris une véritable claque en découvrant ce domaine. Le parc, l’ancienne distillerie, la maison de maître, les œuvres d’art et la Fondation en font déjà une visite extrêmement riche, mais ce sont surtout les photographies et les témoignages des anciens travailleurs qui m’ont profondément marquée.

    Native de la Martinique, cette partie de la visite résonne forcément particulièrement en moi. Le rhum et la culture de la canne font partie du patrimoine de l’île, mais derrière ce patrimoine se trouvent aussi des femmes et des hommes, des métiers difficiles et toute une histoire qu’il est important de ne pas oublier.

    Et je rappelle quand même un détail assez révélateur : je n’aime pas le rhum ! Si malgré cela je continue à visiter les distilleries et habitations martiniquaises, c’est bien parce qu’elles ont beaucoup plus à raconter que ce qu’il y a dans une bouteille.

    Alors, laquelle choisir ? La Mauny pour comprendre la fabrication, Trois Rivières pour une visite courte et agréable, et l’Habitation Clément pour la richesse de l’expérience.

    Vous préparez votre séjour ? Retrouvez tous mes conseils et mes autres découvertes dans mon guide de la Martinique.

  • Visiter le Zoo de Martinique : notre expérience

    Visiter le Zoo de Martinique : notre expérience

    Le Zoo de Martinique : bien plus qu’un parc animalier

    Lorsqu’on pense à la Martinique, le zoo n’est probablement pas la première visite qui vient à l’esprit. Et pourtant, nous y avons passé un très agréable moment.

    Installé dans un superbe environnement tropical, le Zoo de Martinique ne se résume pas à une succession d’enclos. Au fil du parcours, nous avons découvert de nombreux animaux, traversé de grandes volières, marché au milieu d’une végétation luxuriante et croisé les vestiges de l’ancienne Habitation Latouche, détruite en grande partie lors de l’éruption de la montagne Pelée en 1902.

    J’ai particulièrement apprécié le soin apporté au parc : grandes allées, enclos spacieux et propres, végétation tropicale omniprésente… jusqu’aux iguanes qui se promènent librement entre les visiteurs !

    Autre très bon point pour moi : l’accessibilité. J’ai pu parcourir le zoo en fauteuil roulant sans difficulté et profiter également des grandes volières.

    Alors, est-ce une visite incontournable lors d’un séjour en Martinique ? Je n’irais pas jusque-là. Si votre programme est déjà chargé, d’autres découvertes me semblent prioritaires. Mais si vous disposez de quelques heures, le Zoo de Martinique offre une très belle promenade d’environ deux heures, entre animaux, patrimoine et nature tropicale.

    Des animaux… mais aussi une végétation impressionnante

    Le Zoo de Martinique accueille de nombreuses espèces animales, et la diversité rend la promenade particulièrement agréable. Nous avons notamment observé plusieurs espèces de singes, dont des ouistitis, mais aussi des aras, des manicous, des capybaras, des ratons laveurs ou encore plusieurs félins.

    Et il n’y a pas que les animaux installés dans leurs enclos : nous avons également croisé plusieurs iguanes se promenant librement dans le parc. En Martinique, même les visiteurs clandestins ont des écailles.

    Des volières que l’on peut traverser

    Parmi les espaces que j’ai particulièrement appréciés, le zoo possède de grandes volières dans lesquelles les visiteurs peuvent directement entrer.

    Plutôt que d’observer systématiquement les animaux derrière une clôture, on évolue alors au cœur de leur environnement, ce qui rend la découverte beaucoup plus immersive.

    Nous avons également traversé un grand espace consacré aux papillons, où l’on peut se promener au milieu d’eux. C’est une autre façon d’observer les animaux et cela apporte encore un peu de variété au parcours.

    Entre les enclos, les volières, les papillons, la végétation et les vestiges de l’Habitation Latouche, la visite est vraiment agréable et variée.

    Le petit plus du zoo de la Martinique

    Mais ce qui m’a également beaucoup plu, c’est la végétation tropicale qui accompagne toute la visite. Le zoo est très verdoyant et l’on découvre au fil du parcours de nombreuses fleurs, plantes et essences tropicales.

    Je me souviens notamment d’un jacquier absolument impressionnant, chargé d’énormes fruits. Entre les animaux, les arbres tropicaux, les grandes volières et les vestiges de l’Habitation Latouche, le dépaysement est vraiment total.

    C’est finalement ce que j’ai apprécié dans cette visite : on ne passe pas simplement d’un enclos au suivant. On se promène dans un véritable décor tropical, avec régulièrement quelque chose de nouveau à observer.

    Envie de poursuivre la découverte de la végétation tropicale ? Le Jardin de Balata est l’une des visites qui m’a le plus impressionnée en Martinique, avec son incroyable diversité de plantes et son décor que j’ai trouvé absolument grandiose.

    Les vestiges de l’Habitation Latouche

    L’une des particularités du Zoo de Martinique est qu’il est installé sur le site de l’ancienne Habitation Latouche, une ancienne habitation coloniale en grande partie détruite lors de l’éruption de la montagne Pelée en 1902.

    Au fil de la promenade, nous avons découvert plusieurs anciens murs et vestiges, aujourd’hui intégrés à la végétation du parc.

    J’ai beaucoup aimé cette particularité, car elle donne une autre dimension à la visite. On ne vient finalement pas uniquement pour observer les animaux : on se promène aussi dans un lieu chargé d’histoire, où les traces de l’ancienne habitation apparaissent entre la végétation tropicale et les différents espaces du zoo.

    Ce mélange entre animaux, nature et patrimoine participe vraiment, selon moi, au charme du Zoo de Martinique.

    Pour découvrir une autre facette de l’histoire de l’île, je vous conseille également l’Écomusée de Martinique. Une visite assez simple dans sa présentation, mais particulièrement intéressante pour mieux comprendre l’histoire et la culture martiniquaises.

    ♿ L’accessibilité du Zoo de Martinique

    Côté accessibilité, le Zoo de Martinique nous a laissé une excellente impression. Lors de notre visite, je n’ai rencontré aucune difficulté particulière pour parcourir le site en fauteuil roulant.

    Les allées sont larges et le parcours nous a semblé véritablement pensé pour permettre aux personnes à mobilité réduite de profiter de la visite dans de bonnes conditions.

    Et cette accessibilité ne s’arrête pas aux allées principales : j’ai également pu entrer dans les grandes volières en fauteuil roulant, ce qui permet de profiter pleinement de ces espaces immersifs plutôt que de devoir les observer depuis l’extérieur.

    J’ai vraiment eu le sentiment que l’accessibilité avait été intégrée au parcours dans son ensemble, sans avoir à chercher constamment un itinéraire différent.

    💡 Mon conseil : le zoo est assez vaste et la visite demande tout de même de parcourir une certaine distance. Même si les cheminements sont très accessibles, prévoyez le temps nécessaire pour avancer tranquillement et faire quelques pauses si besoin.

    Informations pratiques

    Où se trouve le Zoo de Martinique ?

    Le zoo se trouve dans le nord de la Martinique, sur le site de l’Habitation Latouche, entre Le Carbet et Saint-Pierre.

    Combien de temps prévoir ?

    Nous sommes restés environ deux heures, ce qui nous a permis de parcourir tranquillement le parc et de profiter des différents espaces.

    Comment se déroule la visite ?

    Le parcours se fait à pied à travers de grandes allées, entre les enclos, les volières, la végétation tropicale et les vestiges de l’Habitation Latouche.

    ♿ Et pour l’accessibilité ?

    Lors de notre visite, je n’ai rencontré aucune difficulté en fauteuil roulant. Les allées sont larges et les espaces que nous avons parcourus étaient accessibles, y compris les grandes volières.

    💡 Mon conseil : prenez votre temps et ne regardez pas uniquement les animaux. Le jardin tropical et les vestiges de l’Habitation Latouche font vraiment partie de l’intérêt de la promenade.

    Mon avis perso

    J’ai vraiment apprécié notre visite du Zoo de Martinique. Le parc est beau, très bien entretenu et la promenade est agréable. Les animaux disposent de beaux espaces, les grandes volières apportent un côté plus immersif et la végétation tropicale participe énormément au dépaysement.

    J’ai également beaucoup aimé la présence des vestiges de l’Habitation Latouche au milieu du parcours. Ce mélange entre animaux, végétation et patrimoine donne au zoo une identité particulière et évite l’impression de simplement passer d’un enclos au suivant.

    Côté accessibilité, c’est également une très bonne surprise : j’ai pu profiter de l’ensemble du parcours en fauteuil roulant, y compris entrer dans les grandes volières, sans rencontrer de difficulté particulière.

    Est-ce pour autant un incontournable d’un premier séjour en Martinique ? Pour moi, non.

    Si vous ne disposez que de quelques jours sur l’île, je privilégierais d’abord certaines visites et curiosités vraiment spécifiques à la Martinique. En revanche, si vous avez suffisamment de temps, si vous voyagez en famille ou si vous aimez les animaux, le Zoo de Martinique est un vrai moment sympa à intégrer au séjour.

    Nous y avons passé environ 1h30 et j’en garde le souvenir d’une très agréable promenade dans un cadre tropical, entre animaux, plantes et vestiges historiques.

    Vous préparez un séjour en Martinique ? Retrouvez toutes nos visites, mes conseils pratiques et mes idées pour organiser votre voyage dans mon guide consacré à l’île.

    Pour réserver vos activités et excursions, je passe par GetYourGuide, site fiable et à prix négociés.

  • Le tombolo de Sainte-Marie en Martinique : notre découverte

    Le tombolo de Sainte-Marie en Martinique : notre découverte

    Marcher sur la mer pour rejoindre une petite île à pied, voilà une expérience plutôt originale ! C’est ce que permet de faire le tombolo de Sainte – Marie dans le nord de La Martinique.

    À certaines périodes de l’année, la mer se retire et laisse apparaître une bande de sable reliant la côte à l’îlet Sainte-Marie. Il devient alors possible de traverser à pied, avec la mer de chaque côté, puis de partir à la découverte de l’îlet.

    Lors de notre visite, le passage était parfaitement découvert et nous avons pu effectuer la traversée au sec, avant de faire le tour de l’îlet. Anciens rails, vestiges du passé, promenade autour de l’îlet et possibilité de grimper sur les hauteurs : la découverte ne s’arrête finalement pas à la simple traversée.

    Mais le Tombolo de Sainte-Marie est aussi un lieu chargé d’histoire, notamment marqué par le drame de Félix Lorne en 1950, dont la mémoire reste associée au site.

    Accessible généralement de décembre à mai, le tombolo reste avant tout un phénomène naturel : avant de vous déplacer, il est donc indispensable de vérifier que les conditions permettent bien la traversée.

    Envie de découvrir une autre curiosité naturelle de la Martinique ? Nous avons également exploré la mangrove de la baie de Génipa, une expérience complètement différente au cœur des palétuviers.

    ♿ L’accessibilité du Tombolo de Sainte-Marie

    Côté accessibilité, le Tombolo de Sainte-Marie n’est malheureusement pas adapté aux personnes qui doivent rester en fauteuil roulant.

    La traversée se fait directement sur le sable. Lors de notre visite, celui-ci n’était même pas particulièrement détrempé, mais il restait impraticable en fauteuil roulant.

    De mon côté, j’ai donc laissé mon fauteuil et effectué la traversée à pied. Comme je peux marcher sur de petites distances, je n’ai pas trouvé la traversée particulièrement difficile.

    En revanche, une fois sur l’îlet Sainte-Marie, les possibilités deviennent plus limitées. Le petit parcours permettant de faire le tour de la partie basse de l’îlet n’est pas praticable en fauteuil roulant, et l’accès aux hauteurs est encore plus compliqué : il faut emprunter de nombreuses marches, avec une montée assez raide. J’ai moi-même préféré renoncer à monter jusqu’en haut du morne.

    Je déconseillerais donc cette visite aux personnes qui ne peuvent pas marcher un minimum, car elles ne pourront pas réellement profiter de l’îlet.

    Cela ne signifie pas pour autant qu’il faut complètement renoncer à découvrir le Tombolo. Le phénomène reste spectaculaire à observer depuis la côte martiniquaise, lorsque la bande de sable apparaît et relie Sainte-Marie à son îlet. On peut donc parfaitement venir admirer le paysage sans effectuer la traversée.

    💡 Mon conseil : si vous pouvez marcher sur une courte distance mais utilisez habituellement un fauteuil roulant, évaluez bien vos capacités avant de vous engager. La traversée elle-même ne m’a pas posé de difficulté particulière, mais le sable et les chemins de l’îlet rendent le fauteuil inutilisable.

    Mon avis perso

    J’ai adoré découvrir le Tombolo de Sainte-Marie et je conseille vraiment cette visite si vous êtes en Martinique au moment où le passage est accessible.

    Pouvoir rejoindre un îlet à pied simplement parce que la mer s’est retirée est une expérience assez étonnante. J’avais beau savoir ce qu’était un tombolo avant d’y aller, le voir réellement devant soi et marcher dessus reste spectaculaire.

    La promenade sur l’îlet apporte également son lot de découvertes, avec les anciens rails encore visibles et l’histoire du lieu. Je n’ai pas pu monter jusqu’au sommet du morne en raison de mes difficultés à la marche, mais cela ne m’a absolument pas empêchée d’apprécier la visite.

    Et même si vous ne pouvez pas effectuer la traversée, je trouve que le phénomène mérite d’être vu depuis Sainte-Marie. Cette bande de sable qui apparaît au milieu de la mer pour relier la Martinique à son îlet est déjà une curiosité géologique suffisamment étonnante pour justifier le détour.

    Pour moi, le Tombolo de Sainte-Marie fait clairement partie des curiosités naturelles à découvrir en Martinique.

    Informations pratiques

    📍 Où se trouve le Tombolo ?
    Le Tombolo se situe à Sainte-Marie, dans le nord de la Martinique, face à l’îlet Sainte-Marie.

    🚗 Où se garer ?
    Un parking public gratuit permet de stationner à proximité du départ de la traversée. Lors de notre visite, nous n’avons rencontré aucune difficulté pour nous garer.

    📅 Quand peut-on traverser le Tombolo ?
    Le passage est généralement accessible de décembre à mai, lorsque la mer se retire et découvre la bande de sable reliant Sainte-Marie à l’îlet. Le Tombolo reste cependant un phénomène naturel : les conditions peuvent varier et il est important de vérifier que la traversée est autorisée avant de s’engager.

    ⏱️ Combien de temps prévoir ?
    Comptez environ une heure pour profiter tranquillement de la traversée et découvrir l’îlet, davantage si vous souhaitez monter sur les hauteurs.

    👟 Que prévoir ?
    Des chaussures adaptées à la marche et au sable sont préférables. Selon les conditions, le passage peut évidemment être plus ou moins humide.

    ♿ Et pour l’accessibilité ?
    Le Tombolo n’est pas accessible en fauteuil roulant. La traversée s’effectue sur le sable et les chemins de l’îlet ne permettent pas davantage de circuler en fauteuil. En revanche, le phénomène reste parfaitement visible depuis Sainte-Marie.

    Pour réserver votre excursion, vous pouvez réserver sur Getyourguide, site fiable et complet.

    Ce lien est affilié. Si vous effectuez une réservation par son intermédiaire, nous pouvons percevoir une petite commission, sans coût supplémentaire pour vous.

    Envie de poursuivre la découverte du littoral martiniquais ? Retrouvez également les plages que nous avons découvertes au fil de nos séjours.

    Vous préparez votre séjour en Martinique ? Retrouvez mes conseils, mes visites et toutes nos découvertes dans mon guide consacré à l’île.

  • Observer les dauphins en Martinique : notre expérience

    Observer les dauphins en Martinique : notre expérience

    Bordée d’un côté par la mer des Caraïbes et de l’autre par l’océan atlantique, la Martinique offre un vaste choix de sorties marines, y compris des dauphins. Il est d’ailleurs fréquent d’observer des dauphins, lors de ces excursions, en Martinique.

    Observer des dauphins dans leur environnement naturel faisait partie des expériences que nous avions très envie de vivre en Martinique. Et au fil de nos séjours, nous avons finalement eu l’occasion de faire plusieurs sorties en mer pour partir à leur rencontre.

    Nous avons testé deux expériences assez différentes : une première à bord d’un bateau plus petit, avec peu de passagers, puis une autre sur un grand catamaran fonctionnant à l’énergie solaire.

    Les deux sorties nous ont permis d’observer les dauphins, mais elles ne proposent pas tout à fait la même expérience. La deuxième était plus intime, tandis que la sortie en catamaran reste celle qui m’a le plus marquée, autant pour les observations que pour l’ambiance à bord.

    Dans cet article, je vous raconte donc nos différentes sorties à la rencontre des dauphins en Martinique, ce que nous avons réellement observé, les différences entre les deux formules et, bien sûr, mon expérience concernant l’accessibilité et l’embarquement.

    Notre sortie en catamaran à la rencontre des dauphins

    Pour cette excursion, nous avions choisi la sortie d’une demi-journée à la découverte des dauphins, réservée directement en ligne avant notre séjour. Nous avions donc une heure précise de rendez-vous.

    Après l’appel des participants, nous avons embarqué à bord du catamaran. Première consigne : on enlève les chaussures ! Une fois à bord, chacun était libre de s’installer où il le souhaitait.

    Nous étions une bonne vingtaine de personnes, mais nous ne nous sommes jamais sentis à l’étroit. Et surtout… nous avions trouvé une place stratégique : sur les filets à l’avant!

    Après une brève présentation de l’équipage et du déroulement de la sortie, une boisson et une petite collation nous ont été proposées. Les boissons sans alcool étaient ensuite disponibles à volonté.

    Pour le rhum et le planteur, le fonctionnement était un peu différent : il fallait demander à l’équipage de vous servir. On nous a expliqué que cette organisation permettait d’éviter les excès et de s’assurer que chacun termine la sortie le pied suffisamment sûr… plutôt qu’en zigzaguant sur le pont.

    Puis nous sommes partis à la recherche des dauphins de la Martinique. Et ce jour-là, nous avons eu beaucoup de chance : nous en avons vu beaucoup ! pour observer les dauphins depuis un bateau, en Martinique, évoluer librement depuis le bateau reste évidemment l’un des grands moments de cette excursion.

    Est-on certain de voir des dauphins ?

    Lors de nos deux excursions, les prestataires étaient très clairs dès la réservation : les dauphins sont des animaux sauvages et leur présence ne peut jamais être garantie.

    De notre côté, nous avons eu beaucoup de chance puisque nous avons pu en observer de nombreux lors de nos sorties. Mais il faut garder à l’esprit que la nature reste… la nature, et qu’une excursion peut très bien se dérouler sans rencontre avec les dauphins.

    Cela dit, je pense que j’aurais tout de même beaucoup apprécié la sortie en catamaran sans eux. La navigation, les paysages, la musique, l’ambiance à bord et la pause à Grande Anse font déjà de cette demi-journée une très belle expérience en Martinique, même si on ne voit pas de dauphins.

    💡Mon conseil : réserver cette excursion pour profiter d’une sortie en mer, avec l’observation des dauphins comme formidable bonus plutôt que comme unique objectif.

    La promenade elle-même était particulièrement agréable, accompagnée par les doux sons rétros du zouk de mon enfance. Forcément, pour moi qui suis née en Martinique, ça ajoutait encore une petite saveur particulière à la sortie.

    Après l’observation des dauphins, nous avons rejoint Grande Anse pour une pause d’environ une heure. Ceux qui le souhaitaient pouvaient se baigner et il est parfois possible d’apercevoir des tortues dans le secteur.

    De notre côté, nous avons préféré profiter tranquillement du bord de plage plutôt que de nous baigner… tout en gardant quand même un œil attentif sur le catamaran, histoire qu’il ne décide pas de repartir sans nous

    ♿ Une sortie en catamaran accessible en fauteuil roulant, à la poursuite des dauphins de Martinique

    Côté accessibilité, j’ai trouvé le catamaran particulièrement bien adapté.

    L’accès à bord ne m’a posé aucun problème. Des rampes suffisamment larges pour permettre le passage d’un fauteuil roulant étaient prévues et il était tout à fait possible de rester dans son fauteuil une fois installé sur le bateau.

    J’ai également apprécié la présence d’emplacements couverts accessibles en fauteuil, ce qui permet de profiter de la navigation à l’abri du soleil sans avoir besoin d’effectuer un transfert.

    Autre très bon point : des toilettes accessibles aux personnes à mobilité réduite étaient disponibles à bord. Elles étaient suffisamment spacieuses pour permettre également la présence d’un accompagnant si nécessaire.

    De mon expérience, l’accessibilité n’avait donc pas été ajoutée comme un simple aménagement secondaire : elle avait réellement été prise en compte dans la conception et l’organisation du catamaran.

    💡Mon conseil : Pour une sortie en mer de plusieurs heures, c’est particulièrement appréciable : j’ai pu profiter de l’excursion sans que mon handicap ne devienne une contrainte dans l’organisation de la journée.

    La pause, lors de la promenade d’ observation des dauphins en Martinique

    Lors de la pause à Grande Anse, le catamaran accostait directement à un ponton. Il n’était donc pas nécessaire de descendre dans l’eau ou de passer par une petite embarcation pour rejoindre la terre. Pas de dauphins à observer de ce point là de la Martinique!

    En revanche, le ponton était constitué de lattes de bois et je l’ai trouvé moins pratique pour circuler en fauteuil roulant. L’escale restait possible, mais cette partie du parcours était moins confortable que l’accès et les déplacements à bord du catamaran.

    C’est un bon exemple de la différence que l’on peut parfois rencontrer entre l’accessibilité d’une activité elle-même et celle de son environnement.

    💡 Mon conseil : même si le catamaran est très bien équipé, je vous conseille de signaler vos besoins au moment de la réservation…

    Envie de profiter encore un peu des eaux turquoise ? Retrouvez également mes plages préférées en Martinique et celles que nous avons découvertes au fil de nos séjours.

    Une deuxième sortie, en plus petit comité

    Lors d’un autre séjour en Martinique, nous avons testé une deuxième excursion à la rencontre des dauphins, que j’avais également réservée sur GetYourGuide.

    Ce lien est affilié. Si vous effectuez une réservation par son intermédiaire, nous pouvons percevoir une petite commission, sans coût supplémentaire pour vous.

    Cette fois, changement complet d’ambiance : le bateau était beaucoup plus petit que le Soley Mambo et entièrement ouvert, sans espace intérieur. Il restait néanmoins suffisamment grand pour pouvoir se déplacer à bord et nous pouvions nous installer aussi bien à l’avant qu’à l’arrière du bateau.

    L’expérience est forcément moins spectaculaire qu’une sortie sur un grand catamaran, mais elle reste vraiment agréable. La finalité est la même, observer les dauphins avec vue sur la Martinique. Le nombre plus limité de passagers donne également une ambiance différente, plus simple et plus intimiste.

    Nous avons aussi beaucoup apprécié notre pilote, cool, joyeux et très sympathique, qui a contribué à la bonne ambiance de la sortie.

    Des fruits nous ont été proposés pendant l’excursion et, là encore, nous avons passé un très bon moment en mer.

    Si je devais choisir entre les deux expériences, ma préférence irait clairement au Katamambo pour le bateau, l’ambiance et l’ensemble de la prestation. Mais je ne regrette absolument pas d’avoir testé cette deuxième formule, qui offre une autre façon de partir à la rencontre des dauphins.

    ♿ Une accessibilité beaucoup plus limitée quant à la poursuite des dauphins en Martinique

    Côté accessibilité, cette deuxième excursion était nettement moins adaptée que la sortie en catamaran.

    Le bateau n’était pas accessible en fauteuil roulant. Pour embarquer, j’ai dû effectuer quelques pas avec ma béquille et avec l’aide d’une autre personne. Une fois à bord, le bateau permettait de se déplacer entre l’avant et l’arrière, mais il fallait évidemment être capable de quitter son fauteuil pour y accéder.

    Il n’y avait également pas de toilettes à bord, ce qui est un point à prendre en compte avant de réserver ce type de sortie.

    Dans mon cas, l’excursion restait donc tout à fait réalisable puisque je peux marcher sur de courtes distances avec ma béquille et de l’aide. En revanche, je ne conseillerais pas cette formule à une personne qui doit rester dans son fauteuil, contrairement au Katamambo qui était beaucoup mieux équipé.

    💡 Mon conseil : si vous avez des difficultés de mobilité, renseignez-vous précisément sur le type de bateau utilisé avant de réserver. Deux excursions proposant apparemment la même activité peuvent offrir des conditions d’accessibilité très différentes.

    Catamaran ou petit bateau : lequel choisir ?

    Après avoir testé les deux formules, je serais bien incapable de vous dire que l’une est forcément meilleure que l’autre. Les deux sont à faire !

    Le catamaran offre clairement davantage de confort. Il est spacieux, beaucoup plus stable et tangue nettement moins que le petit bateau. On peut facilement s’installer, se déplacer, profiter d’un espace couvert et, dans notre cas, l’accessibilité était particulièrement bien pensée. C’est aussi une sortie plus complète, avec les boissons, la musique et la longue pause à Grande Anse.

    Le petit bateau, en revanche, offre une expérience plus simple et plus conviviale. Nous étions moins nombreux, les échanges avec le pilote étaient plus directs et j’ai trouvé l’ambiance beaucoup plus intimiste.

    Et puis il y avait ce petit quelque chose que j’ai du mal à expliquer : j’y ai retrouvé davantage cette ambiance des Antilles que je connais depuis mon enfance. Le bateau, le pilote joyeux, le petit comité, la façon de vivre la sortie… Étant moi-même antillaise, forcément, ce côté-là m’a particulièrement plu.

    Le revers de la médaille, c’est que le petit bateau bouge davantage. Si vous êtes sensible au mal de mer ou recherchez avant tout le confort et la stabilité, le catamaran me semble plus adapté.

    Finalement, mon choix dépendrait surtout de ce que vous recherchez :

    • Catamaran : confort, stabilité, espace, équipements et excellente accessibilité.
    • Petit bateau : petit comité, convivialité et une ambiance plus typiquement antillaise.

    Personnellement ? Je ferais à nouveau les deux.

    Pour découvrir une autre facette de la Martinique depuis l’eau, je vous recommande également notre excursion dans la mangrove de Génipa, l’un de mes véritables coups de cœur sur l’île.

    Informations pratiques pour nos sorties dauphins

    Nous avons testé deux excursions assez différentes, toutes les deux réservées à l’avance. Voici quelques repères basés sur nos propres sorties ; les tarifs et les prestations pouvant évoluer, pensez à vérifier les conditions proposées au moment de votre réservation.

    • Sortie en catamaran Katamambo : nous avions choisi la formule à la demi-journée. Lors de notre excursion en 2024, nous avions payé 55 € par personne en réservant en ligne. La sortie comprenait la recherche des dauphins, les boissons et collations ainsi qu’une pause d’environ une heure à Grande Anse.
    • Sortie en petit bateau : l’excursion durait environ 4 heures, au tarif de 70 € par personne lors de notre réservation. Le départ se faisait depuis les Trois-Îlets et la sortie comprenait également une pause d’environ 30 minutes dans une petite crique au nord de l’île, vers Le Carbet.

    Dans les deux cas, nous avions réservé avant notre sortie, ce que je vous conseille de faire si vous avez des dates précises ou des besoins particuliers en matière d’accessibilité.

    Enfin, gardez à l’esprit que l’observation des dauphins n’est jamais garantie. Les prestataires le précisaient d’ailleurs lors de nos réservations : il s’agit d’animaux sauvages qui évoluent librement. Nous avons eu la chance d’en voir beaucoup, mais cela peut évidemment varier d’une sortie à l’autre.

    💡 Mon conseil : ne choisissez pas uniquement en fonction du prix. Le type de bateau change vraiment l’expérience. Si vous privilégiez le confort, la stabilité ou l’accessibilité en fauteuil, je choisirais le catamaran. Pour une sortie en plus petit comité et une ambiance plus conviviale, le petit bateau a beaucoup de charme.

    🎟️ Réserver une sortie à la rencontre des dauphins

    Pour cette excursion, nous avions réservé notre sortie directement sur GetYourGuide avant notre séjour. Cela nous avait permis de choisir tranquillement notre formule et de connaître à l’avance notre heure de rendez-vous.

    Si cette expérience vous tente, vous pouvez consulter les sorties actuellement proposées et comparer les différentes formules avant de réserver.

    Voir les excursions dauphins en Martinique sur GetYourGuide

    Plus précisément, celle de Markus Evasion, le propriétaire du bateau à moteur

    Ce lien est affilié. Si vous effectuez une réservation par son intermédiaire, nous pouvons percevoir une petite commission, sans coût supplémentaire pour vous.

    ❤️ Mon avis perso

    J’ai adoré ces deux sorties, et si vous me demandez laquelle je préfère, la réponse n’est finalement pas si évidente.

    Le Soley mambo m’a impressionnée par son confort, son espace et la qualité de ses équipements. La sortie est très agréable, le catamaran est stable, l’ambiance à bord est excellente et, côté accessibilité, c’est clairement la formule que je privilégierais pour une personne en fauteuil roulant.

    Mais j’ai aussi beaucoup aimé notre excursion en petit bateau, justement parce qu’elle était complètement différente. Moins spectaculaire, moins confortable et beaucoup moins adaptée au handicap, certes, mais plus intime et plus conviviale.

    Et puis cette deuxième sortie avait pour moi un petit supplément d’âme. Le bateau, notre pilote joyeux, le petit comité et l’ambiance générale m’ont rappelé les Antilles que je connais depuis mon enfance. Étant moi-même antillaise, forcément, ça m’a parlé.

    Quant aux dauphins… nous avons eu énormément de chance lors de nos sorties et leur observation reste évidemment un moment magique. Mais je crois sincèrement que j’aurais apprécié ces excursions même sans eux. Partir quelques heures en mer, longer les côtes martiniquaises, profiter de l’ambiance à bord et faire une pause dans une crique ou à Grande Anse font déjà partie de l’expérience.

    Alors catamaran ou petit bateau ? Pour moi, les deux sont à faire si vous en avez l’occasion. Ils ne racontent tout simplement pas la même journée.

    Vous préparez votre séjour ? Retrouvez tous mes conseils pour organiser votre voyage en Martinique et découvrir les autres expériences que nous avons testées sur l’île.