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  • Basilique-cathédrale Saints-Stanislas-et-Venceslas du Wawel, Histoire et importance

    Basilique-cathédrale Saints-Stanislas-et-Venceslas du Wawel, Histoire et importance

    Infos pratiques :

    Egalement appelée Cathédrale de Wawel, cette bâtisse est la plus importante église de Cracovie en Pologne. De plus, les Polonais considèrent cette cathédrale comme un lieu privilégié, car elle incarne une part essentielle de l’héritage national

    Pendant des siècles, les rois polonais reçurent leur couronnement dans cette cathédrale. De plus, elle abrite encore aujourd’hui les tombeaux royaux. Enfin, aux côtés des souverains reposent également de grands poètes, d’autres héros nationaux ainsi que Stanislas de Szczepanów, le principal saint patron de la Pologne.

    Depuis 1978, l’UNESCO inscrit la cathédrale, aux côtés du centre historique de Cracovie, sur la liste du patrimoine mondial. De plus, elle se dresse sur le rocher du Wawel, qui domine la Vistule et son cours en contrebas.

    Son Histoire

    Cette basilique a la forme gothique. Elle trouve son format actuel au XIVème siècle. Elle se dresse majestueusement au milieu de plusieurs petites chapelles, 19 en tout, érigées au fil des siècles.

    L’intérieur est richement paré. En son centre, on trouve un mausolée en forme d’ autel à baldaquin de Saint Stanislas, patron de la Pologne mort au XIème siècle.

    Cette visite vaut le détour, car la basilique-cathédrale du Wawel est chargée d’objets tous aussi symboliques que les autres ; les tombeaux des rois de Pologne, notamment celui de Ladislas Le Bref, qui est le plus ancien gisant de la cathédrale, mort en 1333. Vous y trouverez aussi le tombeau de Casimir 1er. Enfin, le tombeau d’ Edwige, qui fut sacrée reine de Pologne, est également présent. Près de son sarcophage se trouvent les vestiges des insignes en bois avec lesquels elle a été enterrée. De plus, Sainte Edwige a offert avant sa mort, tous ses bijoux ainsi qu’un sceptre en or gothique à l’université de Jaguelonne (ancienne Académie de Cracovie). Cela en est encore le symbole aujourd’hui.

    Ne manquez pas de visiter aussi quelques une des chapelles accolées à la basilique-cathédrale du Wawel, notamment celle de Sigismond (Kaplica Zygmuntowska), achevée en 1553. Sa coupole dorée brille de mille feux. De plus, cette dernière est considérée comme le chef d’oeuvre de la Renaissance en Pologne.

    basilique-cathédrale de Wawel

    Le musée de la cathédrale :

    Sa visite est indépendante de la cathédrale elle-même avec une tarification à part donc. Ce musée a été mis en lumière par le pape Jean-Paul II – qui n’était encore que cardinal Karol Wotjyla – pour mettre en avant les trésors cachés de la cathédrale.

    La première salle abrite de multiples merveilles, y compris la copie de la Sainte lance impériale symbolisant le pouvoir. Ensuite, la deuxième salle propose de voir des souvenirs ayant liés à Jean-Paul II, le premier et seul pape polonais.

    Musée de la basilique - cathédrale de Wawel

    Avec le même billet que celui du musée de la cathédrale, vous pourrez visiter les cryptes dans lesquelles reposent les rois de Pologne. Ils sont à l’abri de leurs tombeaux.

    la crypte de la basilique - cathédrale de Wawel

    La dernière dépouille officielle, celle de Władysław Sikorski – ancien ministre polonais qui vivait en exil en Grande-Bretagne, y repose depuis 1993.

    tombeau de Wladyslaw Sikorski à Cracovie

    Ensuite, vu que les billets sont couplés, ne manquez pas de monter voir Sigismond, la plus célèbre cloche de Pologne qui porte le nom du roi Sigismond 1er l’ Ancien. Elle se dresse sur les hauteurs de la tour Zygmundtowska. Cette tour offre un joli panorama sur la ville de Cracovie. Jusqu’à l’an 2000, forte de ses 2,5 m de diamètre, ses 2 m de hauteur et ses 11 tonnes, elle fut la plus grosse cloche de Pologne. Par ailleurs, la légende raconte que lors de sa création, le luthiste de la cour Valentinus Bakfark aurait jeté dans la cuve où fondaient les métaux, des fils d’argent; ce qui lui donnerait ces sonorités profondes. Autrefois, elle sonnait lors de la naissance et le décès des rois. Aujourd’hui, elle ne sonne que pour les évènements nationaux, les fêtes et les cérémonies religieuses.

    Sigismond la cloche de la basilique - cathédrale de Wawel

    Comment aller à la basilique – cathédrale du Wawel ?

    Adresse : Wawel, 31 – 001 Krakow Pologne.

    Mail : http://www.katedra-wawelska.pl
    Téléphone : 12 429 95 16

    Elle se trouve tout près du Château du Wawel, sur la colline du même nom.

    En transports en commun, vous pouvez prendre les tramways numéro: lignes 6, 8, 10, 13, 18, depuis le centre-ville.

    Horaires en 2025 :

    Prévoir environ 1h30 pour visiter le tout, sans trop traîner.

    Basilique – cathédrale:
    Avril à octobre : du lundi au samedi : de 9h00 à 17h00 ; Dimanche : 12h30 à 17h00.
    De novembre à mars : du lundi au samedi : de 9h00 à 16h00 ; Dimanche : 12h30 à 16h00.
    Musée de la Cathédrale :
    Avril à octobre : du lundi au samedi : de 9h00 à 17h00 ; Dimanche : fermé.
    De novembre à mars : du lundi au samedi : de 9h00 à 16h00 ; Dimanche : fermé.

    Tarifs de la cathédrale du Wawel – en 2025 :

    Vous pouvez acheter des billets à très bons tarifs sur Getyourguide Ce site, très fiable, propose de nombreuses activités pour découvrir le quartier. Il vous permet de réserver dès maintenant, de payer ultérieurement et d’annuler gratuitement jusqu’à la veille de votre réservation.

    Adultes : 25 zł (5,91 €).
    Étudiants et moins de 26 ans, personnes âgées et retraités : 17 zł (4,02 €).

    Handicap et santé :

    La basilique – cathédrale est partiellement accessible aux fauteuils roulants. N’hésitez pas à demander contact, via le mail fourni plus haut.

    La cloche Sigismond de la tour Zygmundtowska n’est accessible que par les escaliers, et plutôt pas mal. Alors évidemment si vous êtes en incapacité physique, il vous sera impossible de monter.

    Tarif handicap : réduit, donc 17 zl ( 4,02 euros).

    Des toilettes PMR sont à disposition sous le Château du Wawel au dessus des berges. Il vous faudra y accéder à l’aide du monte-charge prévu à cet effet, avec l’aide d’un nombre du personnel qu’il faudra aller chercher au bar en bas. De ce que j’ai vu, ils sont assez étroits, car il y a une armoire qui prend de la place. Et il manque une barre de maintien. Le tarif est de 2 zloty ( 24 cents d’euros).

    Mon avis perso sur la cathédrale du Wawel :

    Si vous passez par Cracovie, cette visite est incontournable; la découverte est agréable, plutôt bien achalandée, facile à suivre, même s’il y avait un peu de monde. Si vous avez peu de temps, vous n’êtes pas obligés de faire les musées attenants. Mais c’est quand même un plus à voir, à faire.

    Poursuivre le voyage :

    • Cracovie :
    • Le château du Wawel :
    • Le Ryneck souterrain :
    • Les mines de sel de Wieliczka :
    • Auschwitz – Birkenau

  • Le musée départemental de l’ Arles Antique

    Le musée départemental de l’ Arles Antique

    Infos pratiques :

    Ce « musée bleu » (à cause de la couleur de son habillage) a ouvert il y a 30 ans, et c’est fort de ses 2 000 000 de visiteurs qu’il poursuit sa route touristique et instructive. 

    Situé sur les bords du Rhône, il a pour vocation de nous faire découvrir les mille et unes merveilles récoltées autour de celle qui fut appelée « Arelate » il y a plus de 2000 ans. 

    Le musée est divisé en cinq périodes : La préhistoire, le Protohistoire (entre la création de Marseille et celle d’Arles; la première par les marins Grecs, et la seconde par Cesar), Le haut et le Bas Empire (de la naissance d’Arles à la chute de l’ Empire Romain), et ce qu’on appelle l’Antiquité tardive.

    Entrez donc pour une visite express..

    Le lion d’Arles emblême de la ville nous accueille Benoîtement.

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    Les thématiques sont centrées autour de la période pré et post romaine. Nous pouvons découvrir ce que fut Arles au fil des siècles et des conquêtes Romaines. 

    La conquête d’ Arelate, stratégiquement positionnée entre la Méditérannée et l’Espagne, a fait de la ville une cité romaine en pleine puissance et à l’ essor permanent.

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     Bien évidemment, Julius Caesar empereur parmi les empereurs a une place plutôt centrale. En voici une réprésentation appelée « César d’Arles ».

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    La vie quotidienne est représentée, avec leurs outils, leurs monnaies, leurs moyens de conservation…

    Ici un poignard qui m’a l’air plutôt tranchant..

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     Non pas des sesterces mais de la menue monnaie romaine

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     Ici un casque de guerre; je trouve sa forme plutôt marrante.

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    Un point fort du musée, de nombreuses maquettes nous permettent de mieux comprendre, de mieux situer et de se faire une réprésentation plus juste des lieux et monuments. 

    Là, les arènes d’Arles – comme vous le voyez, il y avait des habitations à l’intérieur même de celles ci.

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    Tête colossale d’Auguste découverte par un pêcheur. La taille de celle ci nous laisse supposer que la statue entière devait mesurer à peu près 4 mètres

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    Le clou du musée : un authentique chaland qui reposait au fond du rhône depuis 2000 ans. Son histoire est passionnante. Il nous est expliqué comment il a été découvert, en 2004, comment il a été sorti de l’eau, et surtout comment il a pu être possible de le présenter aujourd’hui devant nous.

    La photo ne rend pas justice, il est immense; Il attendait sagement son heure. Que lui est-il arrivé pour qu’il ait coulé entièrement intact? 

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    Arles étant un passage stratégique économique et commercial, les chalands donc étaient emplis d’amphores diverses servant à transporter de l’huile, du vin et autres épices. Des centaines de ce genre de contenant ont été retrouvées au fond du Rhône, et il en reste probablement autant, celui ci n’ayant pas fini de nous dévoiler ses surprises.

    D’autres matériaux étaient ainsi acheminés.

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    Autre point intéressant : voici des pieux qui servaient à soutenir les fondations du cirque Romain. En effet celui ci reposait sur un terrain plutôt marécageux, et il eût été dangereux de le bâtir à même le sol, sans fondation surelevées. Rien que pour ce cirque, il en a fallu 30 000; C’est dire l’ingéniosité de ce peuple d’une autre époque!

    Leur excellente conservation ont permis de dater la construction du monument a débuté en 148-149.

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     Nous voici repartis sur les traces de la vie quotidienne, et j’ai eu la surprise de voir des petits jouets d’enfants. On parle peu du quotidien des enfants, en cette époque romaine.

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    Bien entendu, on nous parle de l’eau et de ses moyens d’acheminement, qui n’avaient plus de secrets pour les Romains; constructeurs de l’aqueduc du Pont du Gard

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    De nombreuses mosaïques ont pu étre reconsituées. Je ne vous mets pas tout, mais la plupart sont bien conservées et pas loin d’être complètes

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    C’est au pas de course que nous finissons la visite, la salle des sarcophages devra attendre une prochaine visite! Désolée, je ne peux pas dire grand chose sur ce point là 

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    Etant arrivés tard, nous n’avons pas pu tout voir tranquillement. Mais franchement allez y les yeux fermés, si comme moi, vous aimez l’Histoire, la période Romaine, et êtes toujours étonnés des merveilles Antiques que nous avons la chance de pouvoir admirer aujourd’hui. 

    Comment aller au Musée de l’Arles Antique?

    Musée départemental Arles antique
    Presqu’île du Cirque-Romain BP 205
    13635 Arles cedex

    En avion :

    Aéroport Marseille-Provence à 65 km
    Nîmes-Arles-Camargue (Garons) à 25 km

    En train :

    Gare Avignon TGV à 35 km
    Gare de Nîmes-centre à 27 km
    Gare de Nîmes-Pont du Gard TGV (Manduel) à 18 km
    Gare d’Arles à 20 mn à pied

    TER :

    Contact TER 0 800 11 40 23.
    Tous les jours de 7h00 à 21h40.
    Gratuit à partir d’un téléphone fixe TER e-service

    En voiture :

    Nîmes : 30 km
    Avignon : 35 km
    Montpellier : 80 km
    Marseille : 90 km
    Aix-en-Provence : 80 km

    En bus pour les groupes :

    Cinq places de parking réservées
    Stationnement uniquement possible durant la visite du groupe

    Avec le bus de ville :

    Prendre la ligne 1, arrêt « Palais des Congrès ».
    Consulter tous les horaires et arrêts

    En vélo

    Piste cyclable des quais jusqu’au musée
    Taco and Co : service arlésien de vélo-taxi.
    Contact : 06 50 29 60 00 / www.tacoandco.fr

    À pied

    De l’amphithéâtre (arènes) : 20 mn.
    De la place du Forum : 15 mn

    Avec la navette vélo Hopla!

    Depuis le centre ancien, la navette vélo est gratuite (attention elle ne vient pas jusqu’au musée)

    Horaires et arrêts par ici : https://www.agglo-accm.fr/assets/pdf/Transport/hopla-2021-bat-compressed(1).pdf

    Horaires :

    Le musée est ouvert tous les jours 𝗦𝗔𝗨𝗙 𝗟𝗘 𝗠𝗔𝗥𝗗𝗜 de 9h30 à 18h (musée et jardin Hortus)
    Dernière entrée : 17h30
    Fermeture : 1ᵉʳ janvier, 1ᵉʳ mai, 1ᵉʳ novembre, 25 décembre

    Tarifs :

    Plein tarif : 8€ 
    Tarif réduit : 5€* 
    Abonnement annuel* : 15€ 
    Entrée gratuite tous les premiers dimanches du mois.
      
    *Tarif réduit :  
    Groupes à partir de 10 personnes (réservation obligatoire) 
    + de 65 ans 
    Détenteurs des cartes : Entraide Solidarité 13, familles nombreuses, détenteur d’un billet du Museon Arlaten Plein tarif, détenteur d’un billet du salon Provence Prestige .

    Les groupes ne sont pas reçus les premiers dimanches du mois.


    *Abonnement annuel : 
    L’abonnement Cartula à 15€ vous permet de bénéficier d’un accès illimité aux collections permanentes et aux expositions temporaires. 


    Avantages : accès gratuits aux visites guidées, visites privilèges, invitations aux vernissages, envoi du programme d’activités et de la lettre d’information mensuelle, 5% de remise sur l’ensemble de la boutique du musée. 

    Gratuité : 
    Moins de 18 ans, demandeurs d’emploi, bénéficiaires du RSA, personnes en situation de handicap, personnes invalides, étudiants, enseignants sur présentation du Pass Éducation, journalistes, conservateurs de musées, détenteurs de la carte ICOM, personnels du ministère de la Culture, guides-conférenciers, ambassadeurs Pass my Provence, adhérents « Les Amis du Vieil Arles », détenteurs de la contremarque Culture du cœur, détenteurs d’un billet du Museon Arlaten Tarif réduit, agents du conseil départemental des Bouches-du-Rhône + 4 adultes

    Handicap et santé :

    Que vous soyez handicapé moteur, auditif, visuel ou mental/psychique, l’équipe du musée est formée pour vous recevoir et répondre au mieux à vos besoins. La totalité du musée vous sera accessible, ainsi que la gratuité pour toutes les collections et expositions temporaires.

  • Musée olympique de Lausanne – Histoire des Jeux Olympiques

    Musée olympique de Lausanne – Histoire des Jeux Olympiques

    Infos pratiques : retrouvez ici toutes les informations concernant Oympique.

    Nichée sur l’une des rives du lac Léman, Lausanne se trouve dans le canton francophone de Vaud, en Suisse. Elle séduit par son cadre exceptionnel. Célèbre pour plusieurs hauts faits, c’est aussi parce qu’elle héberge le siège du Comité International Olympique. De plus, elle accueille le musée des Jeux Olympiques.

    Histoire du musée Olympique de Lausanne

    Inauguré le 23 juin 1993 à l’initiative de Juan Antonio Samaranch, ce musée a ensuite été classé Bien culturel suisse d’importance nationale. En 1995, il a également reçu le prix du Musée européen de l’année. C’est donc avec hâte que j’en pousse les portes.

    Le musée retrace l’histoire des Jeux olympiques dans un parcours chronologique particulièrement bien conçu. Nous lisons donc que si les premiers Jeux Olympiques coïncident avec les fêtes religieuses de la Grèce Antique (autour de -776 avant JC). Cependant, il semblerait que leur création soit bien plus ancienne que ça. 

    Nous pouvons, à l’aide d’outils informatiques, d’écrans, de films, d’objets retrouvés et d’écrits, comprendre ce qu’ étaient les jeux à cette époque. Comme aujourd’hui, les Jeux se déroulaient tous les quatre ans. De plus, leur organisation s’accompagnait d’une trêve sacrée. Durant cette période, les peuples en guerre suspendaient les combats.

    Les jeux modernes au Musée Olympique de Lausanne

    Le parcours présente en détail la vision de Pierre de Coubertin, père des Jeux olympiques modernes, et montre comment il a imaginé les Jeux que nous connaissons aujourd’hui. Nous pouvons voir des photos de son enfance à ses plutôt vieux jours, des objets et autres tenues de sport lui ayant appartenus. Nous nous sommes empreints d’ informations sur sa vie, ses passions, ses métiers…Personne très intéressante, aux mille et une facettes, au mille et un culot, que beaucoup de personnes auraient aimé rencontrer.

    Pierre de Coubertin au Musée Olympique de Lausanne
    Pierre de Coubertin

     Tout y est, je ne peux bien sûr pas tout mettre et détailler. Nous découvrons que jusqu’en 1954, les Jeux Olympique de littérature, d’architecture, musique, peinture et sculpture existaient. Pourvu que les œuvres d’art aient un rapport avec le sport.

    Il nous ait expliqué, également que les premiers Jeux Olympiques d’hiver furent ceux de Chamonix, en 1924; bien qu’entrés rétrospectivement, en 1928, dans le décompte de la compétition. En effet, au départ, on parlait de « Semaine internationale des sports d’hiver ». Les Scandinaves, qui organisaient les « jeux Nordiques » craignaient une trop forte compétition, si les jeux de Chamonix revêtaient un caractère olympique officiel.

    Les premiers bobsleighs dans les années 1920 - musée Olympique de Lausanne
    Bobsleigh biplace de l’équipe suisse des jeux olympiques de 1920

     Entre 1920 et 1940, les skieurs fixaient leurs chaussures aux skis à l’aide d’une simple lanière en cuir. De quoi mesurer les progrès réalisés depuis ! Bonjour la sécurité!

    les premiers skis en bois
    les premiers skis en bois

    J’ ai particulièrement apprécié de découvrir toutes les flammes olympiques depuis leur création. Plus étonnant encore, certaines d’entre elles sont même accessibles au toucher

    « Image emblématique des Jeux Olympiques, la flamme olympique est l’expression des valeurs positives que l’être humain a toujours associé au feu. »

    Les différentes flammes Olympiques - musée Olympique de Lausanne
    Les différentes flammes Olympiques

    Le merchandising

    Nous poursuivons notre chemin, vers une grande salle où se tient la partie sur le merchandising autour des Jeux. Des robes des hôtesses à Mexico 1968…

    Robe des hôtesses des JO de Mexico en 1968 -
    Robe des hôtesses des JO de Mexico en 1968

     …à Yoggl la masco(tte des Jeux Olympiques de la jeunesse (si, si ils existent!) de 2012. Il y a plein, plein d’objets, de la poupée, aux jeux de sociétés, en passant par les gadgets, les livres, les vêtements…

    Mascotte des JO de la jeunesse de 2012, Yogll
    Mascotte des JO de la jeunesse de 2012, Yogll

     Je ne résiste pas à l’envie de vous montrer le costume de la porte-enseigne de la délégation, lors de l’ouverture de Turin 2006.

    Robe de la porte enseigne des JO de Turin en 2006 - Musée Olympique de Lausanne
    Robe de la porte enseigne des JO de Turin en 2006

     Les Jeux paralympiques au musée Olympique de Lausanne

    Bien évidemment, impossible de parler esprit olympique sans aborder les Jeux Paralympiques. Monsieur Ludwig Guttman, neurologue de son état, eût l’ idée d’organiser en 1948, « les jeux mondiaux des chaises-roulantes et des amputés », sur le parking de l’hopital pour lequel il travaillait. 

    Portant le nom de « Jeux de Stoke-Mandeville », cette compétition a ensuite connu sa neuvième édition à Rome en 1960, une semaine après les Jeux olympiques d’été. C’est pourquoi cette édition est aujourd’hui reconnue comme la première édition des Jeux paralympiques.

    Chaise à skis pour les JO paralympiques
    Chaise à skis pour les JO paralympiques

     Ce ballon fait du bruit, pour permettre aux malvoyants de pouvoir l’entendre. 

    Ballon qui fait du bruit pour les JO paralympiques
    Ballon qui fait du bruit pour les JO paralympiques

    Je passe maintenant à une autre partie de la visite : la salle des costumes. Elle présente des tenues aussi variées qu’originales, portées au fil des années par les plus grands champions.

     Les célèbres chaussures dorées de Mickael Johnson -la locomotive de Waco- champion olympique des 200 mètres et 400 mètres à Atlanta en 1996.

    Les baskets de Mickael Johnson utilisée à Atlanta 1996
    Les baskets de Mickael Johnson utilisée à Atlanta 1996

     Je ne vous montre pas tout bien sûr; la visite se termine par quelques petites sessions ludiques axées autour de l’équilibre, de la rapidité et de la dextérité nécessaires à tout bon sportif.

     Les seules médailles olympiques que nous pourrons approcher de près…

    Médailles Olympiques
    Médailles Olympiques

     Et c’est donc après près de trois heures passées dans les locaux du musée, que nous rentrons en France.

    Le fameux podium

    Je ne manque pas de vous conter l’histoire de ce podium; c’est sur ses marches de Tommie Smith et John Carlos, arrivés premier et troisième du 200 mètres à mexico 1968. Ils choisirent d’ arborer un gant noir et de lever le poing lors de l’hymne national américain. Cela visait à protester contre la ségrégation raciale aux Etats-Unis.

    Il faut toutefois replacer cette déclaration dans son contexte : nous sommes en 1968, une période marquée par de fortes tensions liées à la ségrégation et aux droits civiques aux États-Unis. John Carlos aurait alors déclaré : « Après ma victoire, l’Amérique blanche dira que je suis Américain, mais si je n’avais pas été bon, elle m’aurait traité de Noir. »

    Ce geste leur a coûté cher puisqu’ils furent exclus à vie de la compétition. Bien sûr, leurs médailles leurs fut retirées.

    ( La photo a été modifié par IA, il y avait mon fils dessus. )

     C’est ici que je vous laisse…Ce musée des Jeux Olympiques est d’une richesse incroyable.

    Ils ont également pensé aux enfants, puisqu’ils proposent des activités ludiques pour eux – et qui font, non seulement bouger, mais aussi réfléchir.

     » Citius, altius, fortius !  » (Plus vite, plus haut, plus fort) devise attribuée à tort à Pierre de Coubertin, puisque c’est en fait, son ami père dominicain Henri Didon qui aurait clôturé son discours d’ouverture des jeux de son école ainsi. Notre cher « Pierre » fondateur, la proposa lors de la création du Comité International Olympique (CIO) en 1894 à la Sorbonne. Ensuite, elle fut adoptée.

    Et on finit par cette jolie phrase de Coubertin : « Si quelqu’un me demandait la recette pour « s’olympiser » : je lui dirais la première condition c’est d’être joyeux ».  ;-)

    Comment aller au musée Olympique de Lausanne ?

    Adresse : Quai d’Ouchy 1 – 1006 Lausanne SUISSE;

    Lausanne est accessible par la route (autoroute A1/E25 et A9/E27), par le rail (réseau CFF, EC Directs et TGV de Paris et Milan), par les airs (à 60 km de l’Aéroport International de Genève en 45 minutes de voiture ou de train) et même par l’eau, grâce aux bateaux de la Compagnie Générale de Navigation sur le lac Léman.

    Depuis Lausanne, vous pouvez rejoindre facilement le Musée Olympique à pied, en vélo, en métro, ou en bus.

    • Métro : ligne M2 (arrêt Ouchy-Olympique et Jordils).
    • Bus : lignes 21 et 25 (arrêt Musée Olympique), 24 (arrêt Elysée et Ouchy-Olympique), 8 (arrêt Montchoisi), 2 (arrêt Ouchy-Olympique).

    Horaires d’ouverture :

    Du mardi au dimanche : 09h00 – 18h00h

    La dernière admission se fait à 17 heures.

    Tarifs 2025 :

    Pour toutes les expositions ( temporaires et permanentes) avec audioguide :

    • Adultes à partir de 16 ans : 20 CHF – 21,60 euros
    • Enfants jusqu’ à 15 ans : gratuit
    • Tarifs réduits : 14 CHF – 15,15 euros ( retraités, étudiants, personne en situation de handicap, sur présentation d’un justificatif).
    • Pour les expositions temporaires avec audioguide :
      • Adultes à partir de 16 ans : 9 CHF – 9,74 euros
      • Enfants jusqu’ à 15 ans : gratuit
      • Tarifs réduits : 7 CHF – 7, 58 euros ( retraités, étudiants, personne en situation de handicap, sur présentation d’un justificatif).

    Des visites privées sont également proposées, vous pouvez vous renseigner par ici .

    Les audioguides sont disponibles via votre smartphone en français, anglais, allemand, espagnol, italien, arabe, japonais, russe et chinois.

    Handicap et santé :

    Musée extrêmement bien pensé car outre les circuits adaptés, des fauteuils roulants sont mis à disposition sur simple demande et sous réserve de disponibilité. Il est possible de s’ asseoir tout le long du parcours. Vous pouvez prendre le temps qu’il vous faut.

    A savoir :
    • Deux places de parking sont là pour vous tout près de l’entrée
    • Les toilettes des niveau 0 et – 2 sont accessibles
    • Une rampe hélicoïdale se trouve dans le musée
    • Une boucle magnétique est proposée aux personnes malentendantes
    • Demandez un plan d’ accessibilité à l’accueil
    • Les chiens guide sont autorisés dans tout le musée

    Conseil : Entrez par l’ avenue de l’ Elysée 34, du côté Nord.

    Les tarifs d’entrée sont de 14 CHF pour les personnes reconnues handicapées, et gratuits pour les accompagnants.

  • Le musée du Désert à Mialet

    Le musée du Désert à Mialet

    Informations pratiques : cliquez

    Le Gard et plus précisément Mialet est le berceau des protestants et le point de départ des fameuses guerres de religion : les catholiques contre les protestants. C’est donc tout à fait légitimement que s’est implanté dans ce petit village, le Musée du Désert qui retrace cette période de l’ Histoire. 

    L’ appellation « désert » vient de la période de la révocation de l’ Edit de Nantes, en 1685, à la Révolution Française en 1789. Cette appellation a aussi un sens biblique et fait référence aux 40 années que les Hébreux ont passé dans le désert, attendant de trouver la Terre Promise. 

    Retour en arrière : 

    Le 30 avril 1598 Henri IV roi de France et de Navarre, las des Guerres de Religion, promulgue l’ Edit de Nantes, au nom de la tolérance du culte protestante qui pourra désormais obtenir des droits de culte, civils et politiques, dans certaines parties du royaume.

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    Les années passent et Louis XIV décide que tout cela a assez duré et sous couvert d’unifier son royaume,  révoque l’ Edit de Nantes, le 17 octobre 1685, lors de l’ Edit de Fontainebleau – donc 87 ans après. 

    C’est le point de départ du Musée du Désert., et des persécutions de tous ceux qui ne voudront pas abjurer le protestantisme .

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    A partir de là, tous les moyens sont bons pour soumettre et obliger les âmes perdues à entrer dans le droit du chemin du catholicisme. Les persécutions et tortures, les emprisonnements et peine de mort, les pillages et violence ont fait foi pendant toute ces périodes. 

    Un poignard de convertisseur : celui qui l’embrassait abandonnait la religion protestante. 

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    Les protestants (mot qui vient du fait que certains princes allemands « protestèrent » lorsque l’ empereur Charles Quint souhaita revenir sur le principe du libre choix de la religion) qui refusent de renier leur religion sont soit tués ou emmenés pour ramer dans les galères royales pour les hommes et emprisonnées à vie pour les femmes.

    La plus célèbre d’entre elles étant Marie Durand, qui restera enfermée 38 ans dans la Tour Constance à Aigues-Mortes; elle refuse d’abjurer et encourage ses compagnes d’infortune à faire de même. Libérée en le 14 avril 1768, elle mourra 8 ans plus tard dans sa maison natale, et aura donc passé la majorité de sa vie dans le froid, la pauvreté et la promiscuité de sa cellule, mais en n’ ayant pas renié sa foi.

    Il faut savoir que les parents qui ne voulaient pas se soumettre, se voyaient retirer leurs enfants, afin qu’ils soient placés dans de bonnes institutions qui leur enseignera le catholicisme et bien sûr à leurs frais. Il était peut-être plus judicieux de faire semblant d’ adhérer et d’ éduquer son enfant en cachette, mais toujours dans le culte protestant. 

    Des mariages et baptêmes secrets étaient organisés – ceux-ci n’ayant bien-sûr aucune légitimité puisque non inscrit sur les registres officiels. 

    Au plafond, une rame de galère longue de plusieurs mètres et maintenue par cinq hommes. Elle est installée dans une chapelle attenante à la maison qui permet d’ évoquer les nombreux morts à cause de ces guerre de religion. 

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    En 1702, la guerre des Camisards éclate, conséquence directe de la révocation de l’Edit de Nantes dont je parlais plus haut. C’est la mort de l’ Abbé du Chayla qui sera le point de départ de celle-ci. Persécuteur en chef, dévoué quant à l’éradication des traîtres à la royauté, c’est lors d’une insurrection afin de délivrer des prisonniers dans une de ses geôles qu’il sera tué.

    La première troupe des Camisards était née. Le mot camisard vient  de « camiso » qui veut dire chemise en Occitan, seul vêtement que portaient les paysans et les révoltés. 

    Rolland dont nous sommes les hôtes en ce jour -vu que c’est dans sa maison que se tient le musée- s’est vite imposé comme chef de cette révolte armée. 

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    Des assemblées secrétes sont mises en plus, des traductions et éditions de La Bibles sont faites, sous de nombreux formats, parfois très petits, afin de pouvoir les cacher en cas de besoin; le tout étant de ne pas se faire prendre. 

    Exemple de silos à grains pouvant se transformer en chaires pour les réunions. 

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     La visite est longue, si on prend le temps de tout lire, il faut plus d’une heure, mais passionnante. Elle permet d’en savoir plus sur cette période sombre de l’ Histoire, qui n’est pas des plus connues et vantées. 

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    Informations :

    Adresse : Musée du désert 30140 Mialet ; c’est bien indiqué

    Se garer : parking en contrebas

    Accessible en bus, via la ligne 185 – terminus St-Jean-Du-Gard.

    Prix d’entrée en 2025 : Plein tarif : 7.00€
    Tarifs réduits :
    Senior (+ de 65 ans) : 6.00€
    Jeune (de 10 à 18 ans), étudiant (- de 24 ans), personne en situation de handicap, demandeur d’emploi : 5.00€
    Enfant (accompagné) – 10 ans : gratuit
    Billet Famille (2 adultes et 2 jeunes) : 18.00€
    Groupes à partir de 20 personnes :
    Adultes : 5.00€/personne + 1 gratuité pour l’accompagnateur
    Jeunes et scolaires + de 6 ans : 4.00€/personne + 1 gratuité pour 10
    Règlement à l’arrivée sur place en espèces, en chèques ou par (…)

    Horaires en 2025 : Le Musée est ouvert tous les jours du 1er mars au 30 novembre, 7 jours sur 7, dimanches et jours fériés compris : de 10h00 à 12h30 et de 14h00 à 18h00.
    Du 15 juin au 15 septembre : ouverture continue de 9h30 à 18h30.
    Du 1er décembre au 28 février : le Musée et sa boutique sont ouverts uniquement sur réservation en nous laissant un message téléphonique (04 66 85 02 72) ou par courriel (musee@museedudesert.com). 

    Handicap et santé : le musée est accessible, pour la plupart des salles, même si certaines vitrines sont disposées de telle sorte, qu’il me parait difficile de les observer en étant assis, mais beaucoup d’autres choses valent le détour. Le tarif est réduit pour les pmr, mais pas gratuit.

    Aller plus loin : Anduze…le célèbre village, point de départ du « petit train des Cévennes  » https://www.trainavapeur.com/ ; la bambouseraie, jolie promenade bucolique parmi les différentes essences de bambous et autres plantes : https://bambouseraie.fr/

  • Camp des Milles : Histoire d’un mémorial

    Camp des Milles : Histoire d’un mémorial

    Infos Pratiques

    Le Camp des Milles est un camp d’internement et de déportation situé juste à côté d’Aix-en-Provence. Ancien bâtiment industriel, c’est au début de la Seconde Guerre Mondiale qu’il a été détourné de sa fonction première et que Edouard Daladier a décidé d’y enfermer les ressortissants du Reich. Ces derniers fuyaient le fascisme ambiant en Allemagne et se sont malheureusement retrouvés coincés dans cette ancienne tuilerie, désormais sous commandement militaire. De 1939 à 1940 le camp a servi de prison pour les ennemis dits de l’Etat. 

    De 1940 à 1942, le régime de Vichy prend sa place, suite à la signature de l’armistice entérinant la défaite française. A partir de ce moment, ce site devient surpeuplé, jusqu’à 3500 internés en même temps entre ses murs. A cette période là, les occupants des lieux sont soit des Juifs expulsés, ou des personnes en attente d’ émigration vers les Outre-Mer; des indésirables donc. 

    Jusque là, cet endroit n’était considéré que comme centre d’internement, en attendant une possible liberté. A partir de Août et jusqu’en Septembre 1942, 2 000 Juifs et Tziganes sont enfermés pour être ensuite déportés vers le camps d’ Auschwitz en passant par Drancy. L’ Histoire du camp prend une autre dimension. 

    Les conditions de vie sont très précaires : la faim, le froid et les maladies sont le lot de tous. Les grandes pièces sont aménagées en dortoir, et les prisonniers sont entassés tel du bétail. 

    Pyjama ayant appartenu à un détenu au Camp des milles
    Pyjama ayant réellement appartenu à un détenu
    Dortoir du Camp des Milles à Aix-en-Provence
    Les dortoirs ouverts à tous les vents. 

    D’ août à Septembre 1942, Vichy accepte d’envoyer 10 000 Juifs vers les camps allemands. Pierre Laval – homme politique français agissant sous le régime de Vichy, et fusillé en 1945 pour haute trahison envers la Nation – propose de faire partir aussi les enfants à partir de 1 an; alors que jusqu’à présent, seules les personnes de plus de 16 ans, étaient enfermées puis déportées.

    Le train des Milles; qui a servi au transport de plus de cent enfants et adolescents en été 1942; dont le plus jeune avait seulement un an. 

    Ces murs que nous visitons, ont failli tomber dans l’oubli. Après sa fermeture seuls quelques acteurs de l’époque ont tenu à faire savoir ce qu’il a pu se passer. Le pasteur Henri Manen, reconnu Juste parmi les Nations pour ses actions lors de la guerre, a dévoilé ses carnets d’écrits faits sur le vif lors des divers évènements passés au camp. 

    Depuis 1942 et jusqu’à 2012, jour de l’ouverture du Camp des Milles tels qu’on le visite aujourd’hui; de nombreuses personnes se sont battues pour ce qu’on appelle le devoir de mémoire; les diverses parties ont été classées Monument Historique. 

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    Hormis les baraquements et les structures bien conservées qui permettent de se faire une idée de ce qu’à pu être la vie à l’intérieur du camp; on apprend que les artistes emprisonnés sur les lieux ne se sont pas gênés pour laisser exprimer leurs arts, sur les murs de leurs prisons.

    Le clou de la visite

    Plutôt centrée autour des intérêts de notre jeunesse montante, et donc avec des équipements modernes, une enrichissante exposition autour des agissements et autres barbaries qui ont pu amener à tous les génocides que la Terre a connu nous promène d’affichettes en petits films; en passant par des citations et des documents audios mis à disposition. 

    Affiche de propagande contre la Résistance française au Camp des Milles

    Le bourrage de crâne qu’ont connu les gens de l’époque est bien abordé aussi; histoire d’ expliquer que beaucoup ne savaient pas, et se contentaient d’écouter ce qui se disait dans les journaux. 

    En vrai, pour trois travailleurs volontaires français envoyés en Allemagne, c’était un prisonnier qui était libéré. « La Relève » comme on a nommé ces ouvriers, se voyait promettre des salaires plus élevés et des ravitaillements plus nombreux. 

    Ceci ne suffisant pas, dès le 4 Septembre 1942, une loi impose la réquisition de main-d’oeuvre aux entreprises. Puis,, le 16 février 1942,le fameux STO (service du travail obligatoire) est mis en place pour tous les jeunes nés entre 1920 et 1922; 

    Affiche de propagande au Camp des Milles,

    Evidemment, impossible de parler de génocide ( non seulement celui de la SHOAH mais aussi celui du Rwanda, les Tutsi ont été massacré par les Hutus en 1994; mais aussi celui des Turcs envers les Arméniens en 1915 et 1916 et j’en passe) sans aborder le sujet du racisme, de la xénophobie et de la peur de celui qui est différent. 

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    Autour de cela, le point est accentué sur le fait que seul on ne peut rien, mais qu’à plusieurs ont peut agir; que ne rien dire, ne rien voir n’est pas la solution. La réflexion est amené autour de ce que nous, nous aurions fait si l’on avait vécu en 1939; et ce que nous pourrions faire aujourd’hui face à tout ce qu’on peut voir d’intolérable autour de nous.

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     Sans s’engouffrer dans la porte de la culpabilisation, l’accent est mis sur plein de choses; les images que l’ont voit, les textes que l’on lit, les vidéos que l’on écoute, nous amènent toutes vers la piste de réflexion que nous voulons -ou pouvons- choisir. 

    L’expo est très très bien faite; intéressante au plus haut point; je vous conseille de prévoir environ une heure pour tout lire.

     On ne peut sortir de là, sans se poser la question…Et nous, qu’aurions nous fait? Et nous, que ferions nous? Et nous, que faisons nous?

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    Infos pratiques :

    Adresse : 40 chemin de la Badesse – 13290 Aix-en-Provence

    Se garer : Un grand parking est à disposition

    Horaires en 2025 : Tous les jours de 10h00 à 19h00

    Prix d’ entrée en 2025 : incluant l’ exposition temporaire

    Tarifs

    Plein : 14€  –  Tarif réduit : 11€  –  Pass famille : 40€

    • Exposition temporaire : « Mémoire et fraternité. Joann Sfar – La vie dessinée »
      Tarif plein : 10€  –  Tarif réduit : 7€  –  Pass famille : 20€
    • Visites guidées (en complément du billet d’entrée)
      Parcours muséographique : 6€  –  Exposition temporaire : 2€
    • Pass famille complet (inclut l’entrée et les visites guidées) : 56€
    • Gratuités : enfants de -9 ans, bénéficiaires du RSA, anciens combattants, enseignants préparant une visite au Site mémorial, titulaires d’une carte de presse.

    Handicap et santé :

    11 euros par personne à mobilité réduite. Le lieu est assez accessible, avec rampes et barres de maintien.

    Aller plus loin :

    Le zoo de la Barben est très agréable à faire, avec multiples animaux; un petit train vous emmènera sur les hauteurs. Aix-en-Provence avec le centre d’art qui se tient à l’Hôtel de Caumont.

  • Ecomusée, un voyage dans l’ Histoire de la Martinique

    Ecomusée, un voyage dans l’ Histoire de la Martinique

    Infos pratiques pour découvrir l’ écomusée

    Ce petit musée qui trouve sa place dans une ancienne distillerie fermée en 1923, rappelle les époques passées qui ont forgé l’ île de la Martinique. C’est justement ce caractère unique qui fait de l’endroit un véritable Ecomusée.

    C’est un lieu de mémoire qui enseigne et perpétue l’identité de la Martinique. Parmi les musées martiniquais, l’Ecomusée se distingue par sa richesse culturelle.

    Panneau d'accueil explicatif de l'écomusée de la Martinique

    De la première terre des Amérindiens, en passant par la sombre période esclavagiste, l’éco-musée de la Martinique retrace tous les moments forts de l’île. Il a été crée en 1993 et est classé  » établissement régional » en 1998 .

    Les expositions proposées sont de qualité, avec de grands panneaux explicatifs bien rédigées, et renforcées par des objets provenant d’un monde passé mais encore présent sur l’île. Par conséquent, cet Ecomusée valorise l’histoire locale.

    Le rez-de-chaussée abrite les thèmes suivants :

    • Présentation du site amérindien de l’Anse Figuier et des populations amérindiennes
    • La Martinique au début de la colonisation, les premières cultures
    • L’esclavage
    • Les grandes cultures coloniales : canne, café, cacao, banane
    • Le jardin Caraïbe

    En grimpant à l’étage vous pourrez voir une présentation de la vie domestique dans les années 1950, typique d’un Ecomusée authentique.

    Une petite surprise s’y trouve, à savoir une exposition dédiée à Joseph Zobel, l’écrivain de La Rue Cases-Nègres – dont un film au titre éponyme est tiré. Nous en apprenons plus sur l’enfance de cet illustre auteur, jusqu’à son décès dans un petit village du Gard, nommé Générargues, non loin de la plus célèbre Anduze.

    Panneau explicatif sur la vie de Joseph Zobel

    Ne partez pas avant d’avoir poussé la porte du second bâtiment sis non loin, qui abrite une exposition dont le thème varie régulièrement. C’est une caractéristique souvent présente dans un Ecomusée.

    Infos pratiques pour découvrir l’ écomusée de la Martinique :

    Adresse de l ‘écomusée :

    Anse Figuier – Rivière Pilote 97211. Facile à trouver avec un GPS. L’Ecomusée vous attend dans ce lieu emblématique.

    Se garer près de l’ écomusée :

    Un grand parking gratuit est mis à disposition juste à côté, idéal pour profiter de la visite à l’Ecomusée.

    Prix d’entrée en 2025 :

    3 euros par adulte, 1 euro par enfant – tarif attractif pour découvrir l’Ecomusée sans se ruiner.

    Horaires de l’ écomusée :

    mardi – jeudi : 08h30 -17h30 ; vendredi : 08h30 – 17h00; samedi : 08h30-13h00 – 14h00-17h00 ; dimanche : 09h00-13h00 – 14h00-17h00. Notez que l’Ecomusée adapte ses horaires selon la période.

    Handicap et santé à l’ écomusée :

    Entrée gratuite pour les personnes reconnues handicapées, avec justificatif. Le musée est entièrement accessible aux visiteurs, fidèle à l’esprit d’un Ecomusée.

    Pour plus de renseignements, vous pouvez appeler le numéro suivant : 0596 62 79 14.

    Aller plus loin : nul besoin d’aller plus loin, posez vous sur la magnifique plage de l’Anse Figuier qui se trouve sur place, et prenez du bon temps. Marchands de sorbets, chichis et autres douceurs vous permettrons de vous sustenter. Après votre immersion à l’Ecomusée, détendez-vous à la plage.

    Vous pouvez la retrouver par ici : les plus belles plages de la Martinique

    Et bien d’autres choses à découvrir, en plus de l’écomusée !

    La mangrove, à faire en petit bateau, complète parfaitement une visite à l’Ecomusée.

    Les jardin de Balata, autre attrait après une sortie à l’Ecomusée.

    Le tombolo de l’ îlet Sainte-Marie mérite également un détour lors d’une curiosité à l’Ecomusée.

    Naviguer en mer à la recherche des dauphins, voilà une activité complémentaire après l’expérience à l’Ecomusée.